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jeudi 22 octobre 2009

Développement Durable : Qualité, QSE et RSE

Kit de démarrage du (de la) Qualiticien(ne) / Manager des Risques Professionnels et Industriels : ce qu’il faut savoir avant de démarrer

la qualité : dans le choix et le suivi des normes existantes ; (en fixant des indicateurs de pilotage qui n'existent pas encore réellement)
et son extension QSE : Sécurité et environnement ne peuvent pas prendre en charge à eux seuls la responsabilité sociétale de l'entreprise mais y contribuent dans quelques composantes essentielles.

Un vocabulaire commun, une méthodologie commune, des outils communs :
Indicateurs et tableaux de bords, Audits, Amélioration continue, Prévention des risques...

Dans un même but : la PERFORMANCE

La littérature qui prône la mise en place d'un système qualité use des mêmes arguments que ceux aujourd'hui de la RSE.
On disait à propos de la qualité : Les coûts liés à la prévention doivent être considérés comme des investissements, contrairement aux coûts de contrôle qui sont des " dépenses " et aux coûts de réparation qui relèvent du gaspillage. C'est ce qu'on appelle « faire bien du premier coup ». Le système de management mis en place devient donc une source d'amélioration permanente autant qu'un avantage compétitif : un cercle vertueux.

Pour Philip B. Crosby, ancien directeur de la qualité de l'entreprise ITT, le coût de la non-qualité est estimé entre 15 et 20 % du chiffre d'affaires global des entreprises... Crosby est célèbre pour sa formule « la qualité, c'est gratuit » dont il a fait le titre de son ouvrage le plus connu (Quality is Free, 1979). ► http://www.lomag-man.org/qualite/infos-news-qualite/la-qualite-cest-gratuit_wk-hsqefr_290509.pdf

N'en est t'il pas de même pour la RSE ?

La qualité est un prérequis nécessaire à la RSE, en tant que respect du client et volonté de réaliser de bons produits. En retour, il s'avère que la RSE apporte à la qualité un second souffle et que celle-ci en retire de multiples bénéfices en terme d'amélioration.
Une étude réalisée par Ernst & Young décrit la RSE comme « un axe de renouveau, une opportunité de marché, une source de création de valeur et un levier susceptible de faire évoluer les pratiques ».
La RSE a plusieurs effets positifs dont l'amélioration de l'image de l'entreprise, une plus grande attractivité commerciale vis-à-vis de ses clients soucieux d'éthique et de meilleures conditions de travail pour les salariés.

Il est également acquis qu'une démarche RSE améliore l'efficacité dans une entreprise et entraîne par conséquent une réduction des coûts. Un exemple signifiant est la chasse au gaspillage. Engagée pour lutter contre la surconsommation de ressources, elle a un impact économique positif immédiat !
De plus, la mobilisation du personnel et de l'ensemble des partenaires de l'entreprise permet de créer une dynamique de progrès. Donc de mieux répondre aux attentes des clients. Le personnel s'en trouve du même coup davantage motivé... Ils améliorent la qualité des produits et des services, imaginent même de nouvelles façons de travailler.

La responsabilité d'une entreprise envers ses fournisseurs est, d'autre part, au cœur de la notion de RSE. Les conditions sociales et environnementales de production chez les fournisseurs peuvent devenir des critères de choix pour les entreprises qui préfèrent rechercher des partenariats à long terme pour bénéficier de produits ou de services de qualité constante.

Et puis la RSE permet de  mieux prendre en compte les attentes des clients par l'amélioration des procédures qualité, les services d'information clients ou les enquêtes de satisfaction... ► wk-hsqe.fr/actualites : Bénéfices pour la qualité dans une démarche RSE

En résumé, la RSE et la Qualité se nourrissent l'une de l'autre dans une sorte de symbiose, et forment un cercle vertueux. L'une comme l'autre ont pour but de faire partager une culture commune de la performance, de s'approprier les meilleures pratiques, d'intégrer et de dynamiser les démarches de progrès et d'optimiser les processus de l'entreprise. Ainsi, il est évident que la qualité doit collaborer au Développement Durable, voire prendre l'initiative de la RSE. Il n'aura sans doute que peu d'effort à faire pour adhérer à la démarche puisqu'on est bien dans le même état d'esprit.

En savoir plus :Thèse RSE

samedi 18 octobre 2008

DD Projet de Civilisation / Ethique universelle pour la paix et la sécurité

Voici le titre ambitieux d'une conférence à laquelle j'ai assisté.

Droit
Deux intervenants : une avocate ancienne Ministre de l'Environnement, et un avocat professeur de Droit de l'Environnement ; le point de vue économico-politico-juridique me donne un angle de vision supplémentaire du sujet Développement Durable.


Bien sûr, l'actualité fait commencer la conférence sur l'évocation de la crise économique comme n'étant qu'un symptôme de la crise de système qui s'amorce, et cette crise peut, pour être salutaire, être l'occasion d'un changement majeur vers un nouveau modèle de "La société du Développement Durable".

En effet, nous vivons en ce moment cinq révolutions simultanées, qui peuvent être vues comme cinq défis :

  1. - la population : 6,5 Mds d'Hommes aujourd'hui sur la planète ; 8 à 9 Mds en 2050,
  2. - le climat : les rapports sont de plus en plus pessimistes et nous somme au delà du scénario le plus noir émis par le GIEC, (la Chine pollue plus aujourd'hui que les USA et ce n'était pas dans les hypothèses de départ, l'effet du méthane a été complètement ignoré sur l'effet de serre...),
  3. - les ressources : eau, energie, espace cultivable vont s'imposer à nous très rapidement comme étant les richesses les plus sensibles, même si très provisoirement les prix du pétrole baisse puisque la spéculation s'est fixée sur autrechose,
  4. - la biodiversité : nous parlons là de la 6è extinction des espèces, seulement la nature n'a jamais eu à gérer une mutation aussi rapide et surtout que n'ait pas été générée par elle-même. Ce ne sera pas sans poser de graves problèmes économiques puisque les services rendus par la nature peuvent être estimés comme étant équivalent à 2 à 4 fois le PNB mondial. Nous ne savons par exemple pas polléniser artificiellement les cultures et des éleveurs de melon ont dû louer des abeilles aux apiculteurs qui en manquent eux-même pour la production de miel.
  5. - l'impact des produits chimiques du XXè siècle : des maladies nouvelles sont apparues, une baisse de fécondité dans les pays industrialisés (-50% depuis 1945 : 15% des couples sont stériles en Europe), et une féminisation des espèces vivant dans les rivières.


Voici le tableau brossé pour montrer la difficulté du défi qui se présente à nous, sa compléxité tiend aux interactions entre ces cinq domaines, chacun ayant des conséquences sur tous les autres.


Il faut bien se rendre compte que cette crise est celle de l'inversion des raretés :
Hier prévallait l'accumulation du capital et du travail, qui étaient des valeurs de reconnaissance (jusqu'au "Travailler plus pour gagner plus", la relance tant espérée de la consommation pour relancer l'activité... ), la nature, la terre de leurs côtés ne vallant quasiment rien. Aujourd'hui, le phénomène récurrent de chômage et le manque de richesses naturelles nous poussent à une utilisation aussi sobre que possible de l'énergie, l'eau, l'air... et à raisonner en terme de services plus que de produits : Pour un service rendu, recherchons le produit économe, qui dure dans le temps, non toxique.

Il n'y a pas que la production qui soit concernée : il y a 35 ans il fallait "adapter la ville à la voiture", la croissance c'est faite sur l'automobile et l'immobilier. Aujourd'hui avec les problèmes liés au pétrole, nous sommes dans cette société de transition qui a besoin du végétal et donc de l'espace cultivable ; le végétal pour la nourriture, l'énergie et la chimie de demain avec par exemple les bioplastiques.

C'est une de nos richesse : en France nous avons 110 habitant par km² , la densité est de 200 habitants au Km² en Angleterre près de 300 en Allemagne.

immédiatetéLe rapport au temps va changer.

La crise financière et la crise écologique sont liées à l'immédiateté (oubli du passé, pas de préoccupation de l'avenir) et à l'impatience (on veut tout, tout de suite quitte à faire des emprunts déraisonnés ou inventer des ordinateurs qui vont plus vite, faire la course à la nouveauté, rendre obsolète en moins de six mois une machine qui coute plus de 1000 Euros...).
La crise financière, par exemple, est liée à un taux de rentabilité calculé trimestriellement et par des prises de risque sur du court terme.

"Nous ne croyons pas se que nous voyons"

L'enjeu ne rend pas réaliste le danger, nous nous persuadons que ce n'est pas possible, comme celui qui craint moins le fin du monde qu'une égratignure à son doigt. Pourtant la crise économique est profonde, nous avons besoin de créer des infrastructure pour sortir du pétrole. Et c'est bien là notre chance : l'issue de la crise par le haut :

  • - par la réductions des dépenses (bâtiments aux normes HQE...),
  • - l'efficacité énergétique (nouveaux moyens de production),
  • - les énergies renouveables,

nous tenons la solution "gagnant, gagnant, gagnant" grace à l' OPPORTUNITE DE L'INNOVATION.

MobilitéL'énergie renouveable est une solution de décentralisation énergétique (pas de délocalisation possible) et la nouvelle mobilité (covoiturage à l'échelle industrielle, le "mult-immédiat" qui peut remplacer l'avion par la télé-conférence) sont des atouts qui peuvent jouer en notre faveur.

Nous avons la capacité d'une relance économique sur ce sujet du développement durable.

L'humanisme des terriens doit dépasser l'égoïsme des traders.

Voici la teneur de la première intervention : qu'en pensez-vous ?

samedi 24 mai 2008

Double Compétence RH / QSE vers la gestion sociale durable

Voici livré en substance le contenu de l'entretien préalable à l'étude de ma candidature par la commission d'entrée du CESI de St Nazaire : Mastère de Management QSE.

socio écolo

  • Quels sont d'après vous les points les plus importants acquis durant votre expérience professionnelle ou extra-professionnelle ?

Les fils conducteurs de ma carrière auront été la relation humaine et le sens du service centrés sur la satisfaction client : j’ai formé d’abord (l’élève au centre du dispositif), ceux que j’ai recruté ensuite (le candidat de plus en plus exigent étant à choyer au vu de la pénurie de main d’œuvre sur les compétences pointues). La qualité, je l’applique déjà, en tant qu’utilisateur des procédures mises en place (processus, traçabilité et reporting) au sein d’une entreprise certifiée ISO 9001. J’ai déjà acquis et éprouvé les techniques de la pédagogie, utile en QSE pour sensibiliser et impliquer les différents interlocuteurs en sachant à chaque fois adapter son discours, démontrer leur intérêt dans la démarche qualité, combattre les réticences au changement… Mon expérience plus personnelle (domestique), m’aura appris que l’écologie doit coexister avec l’économie (si elle a un coût, elle risque de rester une belle utopie remise à plus tard ou bonne pour les autres ; si elle réduit la facture, elle sera immédiatement adoptée comme règle de vie). Ce principe de réalité se transposera à l’entreprise par la justification et l’argumentation en terme de retour sur investissement qu’il soit financier ou humain.

  • Quelles sont vos motivations pour vous présenter à ce Mastère Spécialisé ?

Après avoir reçu en entretien de recrutement plusieurs diplômés du CESI, j’ai perçu, au delà des compétences précises, la richesse de la formation qui favorise les échanges entre mastériens, ceux-ci apportant chacun leurs expériences, leurs envies, leurs attentes, ce qui dynamise l’ensemble du groupe par une émulation positive. La bonne réputation du CESI que j’ai pu vérifier à plusieurs reprises, ne me semble donc pas galvaudée et reste un argument de « vente » quand j’ai à présenter un candidat issu de votre établissement. Bien au delà des besoins grandissants en compétences Sécurité / Environnement, le choix du Mastère Management QSE tient à la position transversale des fonctions Qualité, son fonctionnement en mode projet et la nécessité à travailler avec l’ensemble des services de l’entreprise (du BE à la Production, des Achats au Contrôle de Gestion, des RH à la Maintenance), : nécessité à rassembler, à fédérer autour d’un sujet, et à convaincre.




  • Quelles sont vos principales qualités professionnelles qui vous permettront de suivre cette formation ?

Ecoute, curiosité, ouverture d’esprit, esprit d’analyse et de synthèse sont autant de qualités mises au service de l’investigation mise au service du recrutement, comme il est nécessaire d’auditer des processus ou d’évaluer des pratiques avant toute recherche de solution. Pédagogie, diplômatie, conviction permettent sans perdre de vue son objectif de monter des plans d’actions efficaces et concertés ; j’ai toujours eu cette culture à la fois de l’objectif et du sens du service. Bon sens, conscience professionnelle, esprit technique et cartésien, sont autant de points qui appuient ma crédibilité : je ne m’avance que sur ce que maîtrise et il n’y a jamais de promesse, de mauvaise surprise ou de déception.

  • Pensez-vous que cette formation puisse vous faire évoluer, et en quoi ?

Cette formation va m’apporter tous les « outils » qualité, et me permettre de formaliser ma démarche. J’ai envie de mettre en place, de gérer des projets, d’améliorer des processus et de faire vivre cet état d’esprit (ou ce Système Management) Qualité ; il me manque aujourd’hui la méthodologie, le vocabulaire, la connaissance des pièges à éviter (fixer les priorités, éviter la surqualité, évaluer les coûts…). J’entends parler au quotidien d’AMDEC, de SPC, de PDCA, des 5S, des 6s, des arbres des causes, arbres de défaillance… autant d’instruments que je maîtrise pas aujourd’hui, n’ayant comme seul outil que ma conviction.

  • Quel type de financement envisagez-vous ?

Un dossier a déjà été demandé dans le cadre du CIF. Nous évoquerons ensemble d’autres possibilités de financement : - conseil général - conseil régional et j’envisage la recherche d’une entreprise acceptant de me recruter en stage dans un premier temps et participant à la prise en charge du coût pédagogique.

  • Comment voyez-vous votre progression de carrière ?

Je me vois plus facilement entrer dans une équipe Qualité ou QSE déjà formée dans une grande entreprise en tant qu’ingénieur Qualité ou QSE, plutôt qu’intégrer une PME comme Responsable Qualité ou QSE et où il y aurait tout à mettre en place, et rester le seul interlocuteur sur la fonction. Ce sont les opportunités de carrières (et le choix s’affinera au cours de la formation, puisque j’ai encore beaucoup à découvrir sur le domaine), qui m’orienteront vers la Qualité Produit ou Projet, Qualité Client ou Fournisseur, étant pour l’instant plus proche de l’animation d’un système qualité que du contrôle qualité. A terme, je peux imaginer après quelques années en Qualité Fournisseur glisser vers des fonction Achats, ou en restant dans le secteur des services, devenir Auditeur… …ou pourquoi pas en jouant sur la double compétences Qualité / RH, faire de la gestion équitable du capital humain. (Les fonctions HSE ont longtemps été dévolues aux Ressources Humaines via le CHSCT et les sujets d’actualités ne manquent pas quand on parle de TMS, de stress des cadres... On parle par ailleurs de plus en plus de RSE : Responsabilité Sociale des Entreprises qui s'inscrit à 100% dans l'état d'esprit Développement Durable)

En quoi cette formation vous permettra t-elle d’arriver à atteindre votre projet professionnel ?

Cette formation m’est indispensable puisque je suis dans une démarche de reconversion : J’ai une formation technique que je n’ai jamais réellement utilisée sinon par cette « culture technique » qui m’a toujours permis de dialoguer avec tout le monde. Je me vois aujourd’hui comme un généraliste et j’ai besoin de me spécialiser dans la Qualité pour revenir sur une fonction technique en entreprise. Le volet Sécurité / Environnement est le plus qui donne une vision globale des enjeux d’aujourd’hui, il serait abhérent de s’investir en qualité sans aborder ces sujets qui deviennent incontournables. Les entreprises n’y sont pas toutes encore prêtes alors que la qualité est bien présente partout : à nous d’entrer par la porte Qualité avec le bagage Sécurité / Environnement comme Cheval de Troie.



PRESENTATION PERSONNELLE COMPLEMENTAIRE

  • Si vous jugez utile et pertinent de rajouter des éléments personnels à votre dossier de sélection, vous pouvez les consigner ci-après.

J’ai beaucoup recruté de techniciens (animateurs, coordinateurs…) et ingénieurs Qualité (et par raccourci QSE ou HSE) et ce dans tous les secteurs d’activité ; c’est pour moi une des forces de ce métier : les qualiticiens, (comme les comptables ou les informaticiens) ont leur place partout, autant dans l’industrie que dans le BTP ou les services. Tous m’ont décrit leur métier avec la même passion.

Je m’inscrit bien dans cette démarche (historique de la Qualité) d’amélioration continue, de rentabilité et donc de pérennité de l’entreprise, et non dans cette utopie de l’Environnement comme nouvel Eldorado. Je garde une sensibilité Sécurité du fait de mon parcours RH. Maintenant, l’imbrication des trois périmètres QSE est telle que ces trois sujets sont loin d’être épuisés (pris indépendamment et collectivement) et le challenge à relever reste entier.

Illustration :

http://mag2.webpublication.fr/v2/indexPop.jsp?id=NEOPLANETE/magazine2 (page 21 : interview de Pierre SIMON Président de la CCI de Paris sur l'environnement et la gestion équitable du capital humain : autres manières d'estimer la pérenité et la rentabilité des PME)

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