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dimanche 26 octobre 2008

Evolution de l'Ethique et de l'Environnement

J'avais parlé de 2 intervenants lors de cette conférence ; voici donc l'allocution de l'avocat professeur de Droit de l'Environnement, face à nous :

Pour reprendre l'intitulé étonnant et ambitieux de la conférence "DD Projet de Civilisation / Ethique universelle pour la paix et la sécurité", il commence par faire le lien (et l'évolution) de la Défense vers le Développement Durable (via la mission humanitaire des armées et le problème des réfugiés climatiques qui viendra bien à se poser), la Citoyenneté vers l'Ethique et l'Intelligence Economique vers l'Environnement puisque la valeur d'une entreprise ne se juge plus uniquement par sa cotation en bourse, et la concurrence ressemble de plus en plus à une bataille "verte". bagarre verte

En faisant un parallèle ensuite avec les normes juridiques et les normes techniques qui peuvent amener à des obligations et des sanctions, il définit les normes éthiques ; plutôt comportementales aux Etats Unis, plutôt morales ici en France, avec la différence :

"La morale commande, l'éthique recommande".

Après ce préembule, l'exposé s'organise ainsi :

1) ETAT DES LIEUX / HISTORIQUE :

Le Droit de l'Environnement explose en quantité et en qualité depuis les années 1975-1976 (0 directive en 1969, 230 directives aujourd'hui)

Il est adossé à la Constitution de 1958 et par voie de conséquence le Droit de l'Environnement est un Droit de l'Homme, ce qui a une importance fondamentale puisqu'il permet du jouer sur la nuance et l'évocation du Droit à l'Environnement.

En prennant l'exemple du litige de riverains à une ligne THT (très haute tension), ce "droit à vivre dans un environnement sein" renverse la charge de la preuve, puisqu'il n'appartient plus aux riverain de prouver la nuisance, mais à l'exploitant de la THT de démontrer n'innocuité du courant fort.
Aujourd'hui les rapports DD sont obligatoires pour les grandes entreprises, mais toutes ont également leur Charte Ethique (sauf la politique et la finance...).

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La norme protège et encadre, mais trop de droit, trop de règles implique un besoin croissant d'ethique qui ressemble à un "droit mou". Il faut que les deux marchent ensemble : le droit doit laisser de la place à l'éthique, par exemple le mode de réparation doit pouvoir être une conduite éthique.



En effet, le Droit à l'Environnement a 3 limites :

  1. - la responsabilité environnementale donne encore trop souvent lieu à une réparation par l'argent, ce qui ne tiend en aucun cas compte de l'irréversibilité des dommages causés.
  2. - à propos des dommages écologiques, justement : Qui a le droit de réclamer les réparations (la commune, l'état, la sécurité sociale s'il y a des conséquences sanitaires...) ?
  3. - la matière juridique est encore inadaptée : quel tribunal est compétent pour dresser un procès contre la couche d'Ozone ?

Tout l'enjeu part de l'analyse des risques, passe par la transparence de l'information pour aboutir à l'éthique et à sa gouvernance.

2) L'AVENIR / L'UTILITE

  • De l'avenir et de l'utilité des tribunaux : les règles d'éthiques (chartes) entrent dans le droit.
  • De l'avenir et de l'utilité des normes : les normes ISO sont prises dans les entreprise dès leur installation et dans leurs installations (plus uniquement dans leur production).
  • De l'avenir et de l'utilité du droit de l'Environnement : ce droit devient Droit du Développement Durable et intègre donc avec l'Environnement, l'Economie et le Social.
  • Les règles de droit / de procédures n'intègrent pas les valeurs, l'Ethique si. Le DD est porteur de valeurs (forte valeur sociale). La société civile veut du bio, du durable ; la politique ne l'écoute pas assez. Ces valeurs universelles n'ont pas d'effectivité (pas de juridiction inter-étatique par exemple, mais pour la première fois, l'Europe a décidé ensemble face à la crise : c'est bon signe !).

EnR

L'avenir est au bilan éco-avantage : voir tout ce qui rassemble plutôt que tout ce qui divise.





samedi 24 mai 2008

Double Compétence RH / QSE vers la gestion sociale durable

Voici livré en substance le contenu de l'entretien préalable à l'étude de ma candidature par la commission d'entrée du CESI de St Nazaire : Mastère de Management QSE.

socio écolo

  • Quels sont d'après vous les points les plus importants acquis durant votre expérience professionnelle ou extra-professionnelle ?

Les fils conducteurs de ma carrière auront été la relation humaine et le sens du service centrés sur la satisfaction client : j’ai formé d’abord (l’élève au centre du dispositif), ceux que j’ai recruté ensuite (le candidat de plus en plus exigent étant à choyer au vu de la pénurie de main d’œuvre sur les compétences pointues). La qualité, je l’applique déjà, en tant qu’utilisateur des procédures mises en place (processus, traçabilité et reporting) au sein d’une entreprise certifiée ISO 9001. J’ai déjà acquis et éprouvé les techniques de la pédagogie, utile en QSE pour sensibiliser et impliquer les différents interlocuteurs en sachant à chaque fois adapter son discours, démontrer leur intérêt dans la démarche qualité, combattre les réticences au changement… Mon expérience plus personnelle (domestique), m’aura appris que l’écologie doit coexister avec l’économie (si elle a un coût, elle risque de rester une belle utopie remise à plus tard ou bonne pour les autres ; si elle réduit la facture, elle sera immédiatement adoptée comme règle de vie). Ce principe de réalité se transposera à l’entreprise par la justification et l’argumentation en terme de retour sur investissement qu’il soit financier ou humain.

  • Quelles sont vos motivations pour vous présenter à ce Mastère Spécialisé ?

Après avoir reçu en entretien de recrutement plusieurs diplômés du CESI, j’ai perçu, au delà des compétences précises, la richesse de la formation qui favorise les échanges entre mastériens, ceux-ci apportant chacun leurs expériences, leurs envies, leurs attentes, ce qui dynamise l’ensemble du groupe par une émulation positive. La bonne réputation du CESI que j’ai pu vérifier à plusieurs reprises, ne me semble donc pas galvaudée et reste un argument de « vente » quand j’ai à présenter un candidat issu de votre établissement. Bien au delà des besoins grandissants en compétences Sécurité / Environnement, le choix du Mastère Management QSE tient à la position transversale des fonctions Qualité, son fonctionnement en mode projet et la nécessité à travailler avec l’ensemble des services de l’entreprise (du BE à la Production, des Achats au Contrôle de Gestion, des RH à la Maintenance), : nécessité à rassembler, à fédérer autour d’un sujet, et à convaincre.




  • Quelles sont vos principales qualités professionnelles qui vous permettront de suivre cette formation ?

Ecoute, curiosité, ouverture d’esprit, esprit d’analyse et de synthèse sont autant de qualités mises au service de l’investigation mise au service du recrutement, comme il est nécessaire d’auditer des processus ou d’évaluer des pratiques avant toute recherche de solution. Pédagogie, diplômatie, conviction permettent sans perdre de vue son objectif de monter des plans d’actions efficaces et concertés ; j’ai toujours eu cette culture à la fois de l’objectif et du sens du service. Bon sens, conscience professionnelle, esprit technique et cartésien, sont autant de points qui appuient ma crédibilité : je ne m’avance que sur ce que maîtrise et il n’y a jamais de promesse, de mauvaise surprise ou de déception.

  • Pensez-vous que cette formation puisse vous faire évoluer, et en quoi ?

Cette formation va m’apporter tous les « outils » qualité, et me permettre de formaliser ma démarche. J’ai envie de mettre en place, de gérer des projets, d’améliorer des processus et de faire vivre cet état d’esprit (ou ce Système Management) Qualité ; il me manque aujourd’hui la méthodologie, le vocabulaire, la connaissance des pièges à éviter (fixer les priorités, éviter la surqualité, évaluer les coûts…). J’entends parler au quotidien d’AMDEC, de SPC, de PDCA, des 5S, des 6s, des arbres des causes, arbres de défaillance… autant d’instruments que je maîtrise pas aujourd’hui, n’ayant comme seul outil que ma conviction.

  • Quel type de financement envisagez-vous ?

Un dossier a déjà été demandé dans le cadre du CIF. Nous évoquerons ensemble d’autres possibilités de financement : - conseil général - conseil régional et j’envisage la recherche d’une entreprise acceptant de me recruter en stage dans un premier temps et participant à la prise en charge du coût pédagogique.

  • Comment voyez-vous votre progression de carrière ?

Je me vois plus facilement entrer dans une équipe Qualité ou QSE déjà formée dans une grande entreprise en tant qu’ingénieur Qualité ou QSE, plutôt qu’intégrer une PME comme Responsable Qualité ou QSE et où il y aurait tout à mettre en place, et rester le seul interlocuteur sur la fonction. Ce sont les opportunités de carrières (et le choix s’affinera au cours de la formation, puisque j’ai encore beaucoup à découvrir sur le domaine), qui m’orienteront vers la Qualité Produit ou Projet, Qualité Client ou Fournisseur, étant pour l’instant plus proche de l’animation d’un système qualité que du contrôle qualité. A terme, je peux imaginer après quelques années en Qualité Fournisseur glisser vers des fonction Achats, ou en restant dans le secteur des services, devenir Auditeur… …ou pourquoi pas en jouant sur la double compétences Qualité / RH, faire de la gestion équitable du capital humain. (Les fonctions HSE ont longtemps été dévolues aux Ressources Humaines via le CHSCT et les sujets d’actualités ne manquent pas quand on parle de TMS, de stress des cadres... On parle par ailleurs de plus en plus de RSE : Responsabilité Sociale des Entreprises qui s'inscrit à 100% dans l'état d'esprit Développement Durable)

En quoi cette formation vous permettra t-elle d’arriver à atteindre votre projet professionnel ?

Cette formation m’est indispensable puisque je suis dans une démarche de reconversion : J’ai une formation technique que je n’ai jamais réellement utilisée sinon par cette « culture technique » qui m’a toujours permis de dialoguer avec tout le monde. Je me vois aujourd’hui comme un généraliste et j’ai besoin de me spécialiser dans la Qualité pour revenir sur une fonction technique en entreprise. Le volet Sécurité / Environnement est le plus qui donne une vision globale des enjeux d’aujourd’hui, il serait abhérent de s’investir en qualité sans aborder ces sujets qui deviennent incontournables. Les entreprises n’y sont pas toutes encore prêtes alors que la qualité est bien présente partout : à nous d’entrer par la porte Qualité avec le bagage Sécurité / Environnement comme Cheval de Troie.



PRESENTATION PERSONNELLE COMPLEMENTAIRE

  • Si vous jugez utile et pertinent de rajouter des éléments personnels à votre dossier de sélection, vous pouvez les consigner ci-après.

J’ai beaucoup recruté de techniciens (animateurs, coordinateurs…) et ingénieurs Qualité (et par raccourci QSE ou HSE) et ce dans tous les secteurs d’activité ; c’est pour moi une des forces de ce métier : les qualiticiens, (comme les comptables ou les informaticiens) ont leur place partout, autant dans l’industrie que dans le BTP ou les services. Tous m’ont décrit leur métier avec la même passion.

Je m’inscrit bien dans cette démarche (historique de la Qualité) d’amélioration continue, de rentabilité et donc de pérennité de l’entreprise, et non dans cette utopie de l’Environnement comme nouvel Eldorado. Je garde une sensibilité Sécurité du fait de mon parcours RH. Maintenant, l’imbrication des trois périmètres QSE est telle que ces trois sujets sont loin d’être épuisés (pris indépendamment et collectivement) et le challenge à relever reste entier.

Illustration :

http://mag2.webpublication.fr/v2/indexPop.jsp?id=NEOPLANETE/magazine2 (page 21 : interview de Pierre SIMON Président de la CCI de Paris sur l'environnement et la gestion équitable du capital humain : autres manières d'estimer la pérenité et la rentabilité des PME)

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