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jeudi 22 octobre 2009

Développement Durable : NTIC, informatique et RSE

Kit de démarrage de l’Informaticien(ne) : ce qu’il faut savoir avant de démarrer

L'informatique : avec un nouveau modèle de gratuité pour les fonctions de base (et des options payantes pour ceux qui en veulent plus) ex. d'Adobe. Internet collaboratif, peut donner un nouveau modèle de commercialisation pour sortir de la crise, un nouveau mode d'organisation plus collaboratif, le télétravail à domicile pour un meilleur équilibre vie personnelle/vie professionnelle... Monde de plus en plus virtuel où tout reste à inventer !

Selon une étude britannique réalisée en 2007, plus d'un salarié sur trois souffre de stress en raison de l'avalanche d’emails qu’il reçoit sur son lieu de travail et par le besoin d’y répondre promptement.
► source ORSE

L’informatique a permis des gains de productivité considérables dans la gestion des données, ainsi que le développement d’une logique de processus et d’une culture de flux tendu dans les fonctions administratives et de service : les conséquences de ces transformations sur le travail et sur les personnes sont importantes.
Pourtant, les entreprises continuent de penser les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) sur un plan technique davantage que sous l’angle organisationnel et humain, jugé souvent secondaire.

Selon l’ORSE, les TIC font bien partie des évolutions majeures de la société au même titre que les enjeux environnementaux, la mondialisation et que les nouvelles techniques managériales. En effet, l’accès direct au système d’information à tous les salariés de l’entreprise impacte leur espace de travail quotidiennement :

  • conséquences sur la santé au travail avec un stress accru dû à l’inflation du flux de données et à la nécessité de travailler en temps réel, TMS, troubles visuels…
  • La bureautique s’est transformé en outil de pilotage et s’est chargé de décisionnel (couramment entendu : de ‘‘flicage’’) avec un reporting à court terme qui génère lui aussi un stress permanent.
  • Le travail est aussi plus collaboratif et favorise un fonctionnement matriciel donc un management plus horizontal, d’où la mise en avant de la faculté à communiquer, à échanger et donc d’une nouvelle rupture générationnelle (selon le degré d’appropriation de l’outil et de la logique, par exemple du Web 2.0).

La réflexion sur les usages des TIC dans l’entreprise montre qu’une relation forte et transversale s’établit entre l’organisation du travail, la circulation des informations dans l’entreprise et les structures relationnelles et fonctionnelles entre les acteurs. La valeur ajoutée apportée par les outils se trouve au coeur de la relation.
La question de l’intégration des TIC rejoint par là celle de la responsabilité sociale de l’entreprise, et donc de sa gouvernance.

Remarque :

Selon un rapport anglais récemment publié par le Climate Group, les TIC pourraient permettre de réduire les émissions mondiales de CO2 de 15 % et faire économiser environ 644 milliards d’euros d’ici à 2020.

Gilles Berhault met en avant dans son livre ‘‘Développement Durable 2.0’’ les transformations que les nouvelles technologies peuvent apporter à notre manière de travailler, de nous former, de gérer nos consommations énergétiques, de nous déplacer.
Il cite, pour exemple, le cas des courses sur internet, plus écologiques que la virée au supermarché, des technologies qui permettent de mesurer ou simuler l’impact environnemental, mais également le boom du covoiturage facilité par les sites dédiés à cette nouvelle pratique.
Car c’est surtout, note l’auteur, par la participation de tous, facilitée par les tics, qu’une véritable démarche de développement durable peut s’instaurer.

A l’inverse, les tics peuvent également être fortement consommatrices d’énergie (5% de l’énergie mondiale aujourd’hui), et les machines elles mêmes fort peu écologiques, voire dangereuses pour la santé de ceux qui les fabriquent ou, peut être même, de leurs utilisateurs. Au delà, elles sont également porteuses de risques sociétaux tels que la surveillance des utilisateurs et de leurs données.

L’auteur place ses espoirs dans une « société de la connaissance » qui pourrait succéder à la société industrielle. Dans cette nouvelle société, forcément globale, structurée par les réseaux de l’information, les rapports économiques, notamment, sont redéfinis autour de la notion d’usage, et non plus d’achat (« nous n’avons pas besoin de posséder une voiture, mais de se déplacer »). Les individus, en travaillant dans des centres de télétravail, sont moins rattachés à une entreprise, mais beaucoup plus intégrés dans une communauté locale.
► Développement durable 2.0. : l’Internet peut-il sauver la planète ? de Alain Berhault - Editeur : Editions de l’Aube -

Le magasine Ekwo commente : "Que l’on s’intéresse aux TIC, au développement durable, à la communication, ou tout simplement à l’évolution de notre "village mondial" interconnecté, ce livre est appelé à devenir une référence incontournable pour qui veut comprendre, savoir ou simplement philosopher..."
► www.ekwo.org

Il convient toutefois de tempérer :

D’un côté :
Les technologies de l’information et de la communication offrent une opportunité de « décarboner » des pans entiers des économies des pays développées, notamment par la dématérialisation des échanges.
Ces opportunités sont multiformes et concernent des secteurs très fortement émetteurs de CO2 :

  • réduction des besoins de mobilité, donc des dépenses d’énergie et émissions de CO2 associées grâce à de nouvelles technologies (téléphonie, visioconférence, réseaux virtuels, dématérialisation de l’administration etc.)
  • réduction des consommations énergétiques dans les bâtiments, par un pilotage électronique et informatique de certaines installations, comme le chauffage, la climatisation, la ventilation, l’éclairage etc. Très présents dans l’immobilier tertiaire, ces systèmes font leur entrée chez les particuliers. Ils permettent d’assurer un fonctionnement optimal des installations.

Cependant, aussi bien dans les transports que dans l’immobilier, la contribution des TIC à la réduction des émissions de CO2 ne pourra être illimitée. Ces technologies permettent de limiter certains gâchis énergétiques, mais ne permettent pas de supprimer les principaux besoins incompressibles (chauffage, eau chaude, éclairage) ou liés à l’organisation actuelle de nos économies (transport de marchandises et de personnes). Leur développement peut même conduire à l’apparition d’effets pervers comme dans le cas du télétravail, dont l’intérêt environnement réel est difficile à évaluer.

(Alors que la distance de référence pour le déplacement domicile travail est de 15 kilomètres et que 80 % des actifs français utilisent leur voiture pour aller travailler, le télétravail pourraient entraîner des modifications de mode de vie pas toujours bénéfiques pour l’environnement. Un salarié qui quitte Paris pour télétravailler 3 jours par semaine depuis son nouveau domicile, situé à 200 km de son lieu de travail collectif, va rejeter plus de CO 2 en faisant un ou deux allers-retours en voiture que les 30 km quotidien qu’il faisait précédemment.).
► http://www.manicore.com/documentation/teletravail/OSI_synthese.html

Les usages des TIC ne porteront leurs fruits sur le plan climatique que s’ils sont combinés à des efforts de réforme de nos usages énergétiques.

Un exemple édifiant :
Un « avatar » virtuel consomme autant d'énergie qu'un vrai Brésilien :
"Nous fonctionnons tout le temps à pleine puissance, ce qui entraîne d'énormes dépenses électriques dans les infrastructures" admet Linden Lab, l'opérateur de Second Life. Nicholas Carr, un journaliste américain, a donc cherché à mesurer l'empreinte énergétique d'un "habitant" de ce monde en ligne. Le résultat est édifiant : chaque résident virtuel consomme 4,8 kWh/jour, soit 1 752 kWh à l'année. Dix fois plus d'énergie qu'un Camerounais du monde réel, en chair et en os et deux fois plus qu'un Algérien, un peu plus qu'un Chinois, et à peu près autant qu'un Brésilien.

La multiplication des appareils et leur durée de vie limitée pose problème, selon Novethic.
L’énergie grise de chacun de ces appareils, c'est-à-dire l’énergie nécessaire à leur fabrication, est très importante.
Pour un ordinateur, l’énergie grise est souvent supérieure à l’énergie utilisée pendant la phase de fonctionnement de la machine. Selon le type d’ordinateur et son usage, l’énergie grise peut donc être prépondérante. Idem pour les téléphones portables et toutes sortes d’appareils électroniques.
La durée de vie de ces appareils et leur réduction en nombre est donc un enjeu significatif.
Rares sont les ordinateurs utilisés plus de 5 ans.
Les téléphones portables sont remplacés en moyenne tous les 18 mois.
En entreprise, les cadres supérieurs disposent souvent d’un ordinateur, d’un ordinateur portable, d’un téléphone portable, d’un PDA ou d’un blackberry, le tout en complément de leur équipement personnel. L’évolution des supports numériques est encore plus divergente que convergente, malgré des efforts certains et l’apparition de quelques produits qui concentrent toutes ces fonctions.
► © 2009 Novethic

En savoir plus :Thèse RSE

Développement Durable : Technique (Production / Etudes) et RSE

Kit de démarrage du(de la) Spécialiste métier : ce qu’il faut savoir avant de démarrer
On entendra par là les compétences ‘‘métier’’ (la spécialité / le savoir-faire de l’entreprise).

la production : (conception incluse) en étant conscient de l’impact de l’activité de l’entreprise sur l’environnement et la société, en contrôlant la gestion des déchets, en investissant dans les énergies renouvelables ; en contrôlant sa chaîne de production et en impliquant ses partenaires/fournisseurs dans les phases de production.

Les études : vers l’éco-conception Les attentes des clients, la faisabilité technique et la maîtrise des coûts sont des préoccupations quotidiennes des industriels. La recherche d'économies de matières premières et d'énergie, la prise en compte de la sécurité des personnes, l'amélioration du service après-vente... font déjà des industriels des éco-concepteurs en puissance !

Conduite par une seule personne ou par une équipe, toute démarche de conception est multidisciplinaire.
L'éco-conception intègre une nouvelle composante : l'environnement. Chaque discipline peut se l'approprier, comme elle a pu s'approprier la notion de qualité.

Penser cycle de vie et multicritères : Avant d’arrêter un choix de conception, une évaluation des conséquences s’impose en considérant, selon l’ADEME :

  • toutes les étapes de la vie du produit : à la recherche du meilleur compromis, le concepteur procède par sélection et combinaison de solutions. Choix des matériaux, production, emballage et logistique, utilisation, fin de vie... (presque) tout se joue dès la conception. Même si plusieurs mois ou années séparent parfois ces différentes étapes, le concepteur agit dès le premier jour sur tout le cycle de vie du produit : les caractéristiques initiales du produit détermineront, en grande partie, les possibilités de valorisation en fin de vie.
  • tous les impacts sur l'environnement affectés par ce choix : toute modification des caractéristiques d'un produit sur un point précis a des répercussions sur l'ensemble du produit. Dans la pratique, le concepteur vérifie que la modification envisagée ne va pas dégrader d'autres caractéristiques du produit ou, pour le moins, que cette dégradation sera compensée par les bénéfices attendus. En éco-conception, la démarche est similaire : améliorer la recyclabilité d'un produit, par exemple, doit s'accompagner d'une vérification des modifications engendrées (le produit est-il plus lourd ? génère-t-il plus de déchets ? etc.) de manière à éviter les déplacements de pollution ou, du moins, tenter d'arbitrer entre ces différentes sources de pollution pour déterminer celle qui doit être prioritairement réduite

L'objectif de l'éco-conception est donc de combiner plusieurs choix de conception, afin de diminuer plusieurs impacts sur l'environnement, aux différentes étapes de la vie du produit.
En agissant sur la réduction des coûts écologiques (diminution des besoins en ressources), on agit automatiquement sur l’aspect économique (réduction des coûts pour l’entreprise ou pour le consommateur).

Si on souhaite aborder le volet socio-économique, on peut évoquer l’ergonomie (en phase production) et l’ergo-conception , préconisée par l’ARACT lors de sa présentation à la CCI du 49, lorsqu’on est fournisseur de moyens de production ou investisseur (en phase de conception de ligne de production ou d’achat de process ou de machines).
► source : anact sur l'ergoconception

DCNS fait de son engagement une différentiation sur le marché, un levier de motivation interne, et arrive à susciter de nouvelles collaborations en mettant en place des projets de gestion des connaissances comme support à l'innovation et en impliquant plusieurs types d'agents économiques (exemples : acteurs publics de l'enseignement et de la recherche, pôles de compétences, etc.)

La compétitivité d'une entreprise repose donc sur sa faculté à maîtriser l'ensemble du cycle de vie du produit. Par conséquent, les industriels n'hésitent plus à collaborer et à s'associer pour lancer de nouveaux produits sur le marché. Ils utilisent alors l' « Ingénierie collaborative » et des logiciels pour gérer l'échange d'informations ou déploient, comme par exemple chez Renault, des "plateaux projets", qui regroupent sur un même lieu l'ensemble des équipes de développement. D'autre part, l'apparition de solutions plus avancées comme les " plateaux virtuels " ou l'ENX (European Network Exchange) permettent d'échanger des données de manière synchrone entre différents partenaires. Cette nouvelle organisation du travail implique notamment des bouleversements dans les relations donneurs d'ordres, sous-traitants.
► www.thesame-innovation.com (Mécatronique et management)

En savoir plus :Thèse RSE

Développement Durable : Qualité, QSE et RSE

Kit de démarrage du (de la) Qualiticien(ne) / Manager des Risques Professionnels et Industriels : ce qu’il faut savoir avant de démarrer

la qualité : dans le choix et le suivi des normes existantes ; (en fixant des indicateurs de pilotage qui n'existent pas encore réellement)
et son extension QSE : Sécurité et environnement ne peuvent pas prendre en charge à eux seuls la responsabilité sociétale de l'entreprise mais y contribuent dans quelques composantes essentielles.

Un vocabulaire commun, une méthodologie commune, des outils communs :
Indicateurs et tableaux de bords, Audits, Amélioration continue, Prévention des risques...

Dans un même but : la PERFORMANCE

La littérature qui prône la mise en place d'un système qualité use des mêmes arguments que ceux aujourd'hui de la RSE.
On disait à propos de la qualité : Les coûts liés à la prévention doivent être considérés comme des investissements, contrairement aux coûts de contrôle qui sont des " dépenses " et aux coûts de réparation qui relèvent du gaspillage. C'est ce qu'on appelle « faire bien du premier coup ». Le système de management mis en place devient donc une source d'amélioration permanente autant qu'un avantage compétitif : un cercle vertueux.

Pour Philip B. Crosby, ancien directeur de la qualité de l'entreprise ITT, le coût de la non-qualité est estimé entre 15 et 20 % du chiffre d'affaires global des entreprises... Crosby est célèbre pour sa formule « la qualité, c'est gratuit » dont il a fait le titre de son ouvrage le plus connu (Quality is Free, 1979). ► http://www.lomag-man.org/qualite/infos-news-qualite/la-qualite-cest-gratuit_wk-hsqefr_290509.pdf

N'en est t'il pas de même pour la RSE ?

La qualité est un prérequis nécessaire à la RSE, en tant que respect du client et volonté de réaliser de bons produits. En retour, il s'avère que la RSE apporte à la qualité un second souffle et que celle-ci en retire de multiples bénéfices en terme d'amélioration.
Une étude réalisée par Ernst & Young décrit la RSE comme « un axe de renouveau, une opportunité de marché, une source de création de valeur et un levier susceptible de faire évoluer les pratiques ».
La RSE a plusieurs effets positifs dont l'amélioration de l'image de l'entreprise, une plus grande attractivité commerciale vis-à-vis de ses clients soucieux d'éthique et de meilleures conditions de travail pour les salariés.

Il est également acquis qu'une démarche RSE améliore l'efficacité dans une entreprise et entraîne par conséquent une réduction des coûts. Un exemple signifiant est la chasse au gaspillage. Engagée pour lutter contre la surconsommation de ressources, elle a un impact économique positif immédiat !
De plus, la mobilisation du personnel et de l'ensemble des partenaires de l'entreprise permet de créer une dynamique de progrès. Donc de mieux répondre aux attentes des clients. Le personnel s'en trouve du même coup davantage motivé... Ils améliorent la qualité des produits et des services, imaginent même de nouvelles façons de travailler.

La responsabilité d'une entreprise envers ses fournisseurs est, d'autre part, au cœur de la notion de RSE. Les conditions sociales et environnementales de production chez les fournisseurs peuvent devenir des critères de choix pour les entreprises qui préfèrent rechercher des partenariats à long terme pour bénéficier de produits ou de services de qualité constante.

Et puis la RSE permet de  mieux prendre en compte les attentes des clients par l'amélioration des procédures qualité, les services d'information clients ou les enquêtes de satisfaction... ► wk-hsqe.fr/actualites : Bénéfices pour la qualité dans une démarche RSE

En résumé, la RSE et la Qualité se nourrissent l'une de l'autre dans une sorte de symbiose, et forment un cercle vertueux. L'une comme l'autre ont pour but de faire partager une culture commune de la performance, de s'approprier les meilleures pratiques, d'intégrer et de dynamiser les démarches de progrès et d'optimiser les processus de l'entreprise. Ainsi, il est évident que la qualité doit collaborer au Développement Durable, voire prendre l'initiative de la RSE. Il n'aura sans doute que peu d'effort à faire pour adhérer à la démarche puisqu'on est bien dans le même état d'esprit.

En savoir plus :Thèse RSE

Développement Durable : Achats et RSE

COMPETENCES ACHATS / APPROVISIONNEMENTS / LOGISTIQUE

Kit de démarrage de l'Acheteur(se) : ce qu’il faut savoir avant de démarrer

les achats : dans la sélection des fournisseurs et sous-traitants ainsi que dans le mode de collaboration avec ceux-ci ; en choisissant des partenaires commerciaux qui respectent des standards sociaux, écologiques et économiques dans leurs filières d'approvisionnement ; en instaurant et en entretenant avec ses fournisseurs, sous-traitants et consommateurs des relations de qualité qui soient mutuellement bénéfiques ; en affinant ses critères de décision et en ayant une attitude éthique dans une mise en concurrence équitable.

Depuis une bonne quinzaine d’années la fonction Achats a acquis une valeur stratégique au sein des entreprises (globalisation, externalisation ont contribué à augmenter son poids au sein des sociétés).

Depuis qu’en 2001 la loi sur les Nouvelles Régulations Economiques a été votée, les grands groupes cotés en bourse sont dans l’obligation de publier annuellement leur rapport de développement durable. Cela permet de voir plus clair dans leurs démarches d’achats responsables.

S’il ne fallait donner qu’un chiffre pour témoigner du poids des achats dans la compétitivité de l’entreprise, ça sera le chiffre suivant : aujourd’hui en Europe, le montant total des achats réalisés par les entreprises représente en moyenne 65 % de leurs chiffres d’affaires allant de 10 % dans les services jusqu’à 90 % dans la grande distribution.
Dans ce dernier cas, les acheteurs peuvent exercer une grande influence et auraient d’autant plus de légitimité occuper à la fonction DD.

Une étude menée par HEC en partenariat avec Ariba et EcoVadis montre qu’en 2007, le développement durable occupe la troisième marche du podium des préoccupations des Directeurs achats. Plus de 80% de décideurs achats se disent concernés. Ce taux très élevé semble indiquer que les entreprises françaises ont dépassé le stade « pourquoi développement durable ».
Actuellement le problème à l’ordre du jour n’est plus pourquoi mais « comment le mettre en place ». La majorité des décideurs achats déplorent le manque d’outils et d’indicateurs de performance.
► article paru le 4 janvier 2008 sur le site des Echos

Il existe deux grands axes d’intégration de la RSE dans la fonction achats : par produit et par fournisseur.

  • L’approche produit vise à sélectionner les produits plus respectueux de l’environnement et des lois sociales.
  • L’approche fournisseur vise à sélectionner les nouveaux fournisseurs en fonction des critères de la RSE et d’entraîner d’anciens fournisseurs dans une démarche plus responsable.

Dans la situation économique où le résultat des négociations est souvent connu à l’avance à cause d’un rapport de forces disproportionné, mettre en place une démarche des achats responsables, c’est également revoir sa stratégie de relations avec ses fournisseurs nationaux en instaurant des relations win-win où les deux parties trouvent leur compte. Fin annoncée d’une technique des enchères inversées qui a été mise en place et qui consistait à choisir le fournisseur qui propose le prix le moins bas. Cette politique fragilise le tissu des PME qui ne sont plus capables de répondre aux exigences des grands groupes.

Avoir un Responsable DD dédié aux achats s’avère être un véritable atout : amélioration globale des produits et service et sécurisation de la chaîne d’approvisionnement, cette volonté est souvent initiée par la Direction de la Qualité, selon l’ORSE.

Remarque :

Près de 90% des directeurs achats considèrent les achats durables comme une problématique "critique" ou "importante" de leur organisation, contre 80% l'an dernier. Tel est le principal résultat du 4e baromètre des achats durables réalisé par HEC et EcoVadis*.
(*Etude réalisée auprès de 95 entreprises européennes, entre septembre et décembre 2008)

La protection de l’image, le respect des nouvelles réglementations environnementales et la réduction des coûts sont les 3 principales motivations invoquées en faveur d'une stratégie d'achats durables. 35% des entreprises ont ainsi l'intention d'augmenter les budgets consacrés aux achats durables. 75% des directions achats déclarent intégrer la RSE dans les processus d’appel d’offres, le poids de ce critère étant compris entre 3 et 25%, avec une moyenne à 10%.
Les principaux freins à la mise en oeuvre d'une politique d'achats durables restent le contradiction entre objectifs de court et moyen termes d'une part, et le manque d’indicateurs pertinents d'autre part. Mais seules 11% des entreprises entendent réduire leurs budgets consacrés aux achats durables.
► www.decision-achats.fr

L’absence d’expertise en interne et le manque d’implication des dirigeants, explique pourquoi, en 2007, seulement un décideur achats sur dix a atteint ses objectifs en termes d’achats responsables. ►www.emploi-environnement.com

En savoir plus :Thèse RSE

dimanche 11 octobre 2009

Développement Durable : Marketing et RSE

COMPETENCES MARKETING / COMMERCIALES / COMMUNICATION / RELATIONS PUBLIQUES

Kit de démarrage du(de la) Commercial(e) : ce qu’il faut savoir avant de démarrer

le marketing et les relations publiques : en communiquant l’engagement de l’entreprise vers l’extérieur. De l'opportunité marketing à la volonté stratégique : c'est parfois parti de l'opportunisme... c'en est parfois resté là !

Le marketing nous a tellement manipulé qu'on est en droit de se demander quelle confiance on peut lui accorder, il lui faut donc redoubler d'efforts pour nous convaincre. Et pourtant il a un vrai rôle à jouer, puisque c'est à lui de gérer les relations et les conflits avec les parties prenantes :

Au préalable, les parties prenantes devront être recensées et classées (par le marketing ou non), et devront être identifiées :

  • leurs sphères d'influence autour de l'organisme,
  • leur hiérarchisation,
  • leurs zones d'intérêts communs et leurs zones de conflit ;

ceci pour que le marketing puisse concrètement :

  • Mettre en place une structure de concertation pour favoriser la libre expression des parties prenantes (craintes, objections, intérêts), et adopter une écoute constructive,
  • Créer un climat de confiance avec les parties prenantes, et pourquoi pas organiser des rencontres “multi stakeholder",
  • Ne pas hésiter pour un échange plus impliquant pour les parties prenantes à prendre et faire prendre des engagements réciproques dans un esprit gagnant / gagnant,
  • Dans un contexte de doute ou de conflit, assurer la médiation afin d'éviter la rupture de communication.

Une fois la confiance établie, ce sera toujours au marketing de savoir gérer et faire fructifier une bonne relation avec ses parties prenantes grâce à :

  • une vision claire de l'influence des parties prenantes sur l'organisme,
  • une approche complète, allant des grands principes jusqu'à la mise en oeuvre opérationnelle,
  • une collaboration avec les parties prenantes (internes et externes) : pourquoi et avec lesquelles ?

L'enjeu est d'importance puisque les bénéfices attendus peuvent être nombreux, cela pourrait même concerner le marketing RH afin de rendre attractive l'entreprise sur le marché de l'emploi, et l'action du marketing peut aller bien au delà que juste de la communication.

Au marketing d'inventer de nouveaux modes de consommation : faire passer le client de possesseur (acte d'achat unique) à usager (abonnement à un service). Michelin vend à certaines sociétés de transport des kilomètres d'usages, plutôt que des trains de pneus. Ainsi, les pneus sont rechapés entretenus et utilisés au mieux. Delta dore, fabricant de systèmes domotiques (de gestion électroniques de bâtiments et en particulier de chauffage) propose des contrats de maintenance et projette de vendre 'des économies d'énergie' en prenant un pourcentage des économies réalisées par la régulation posée et entretenue gratuitement par ailleurs.

Mais le doute est installé :
Pour le grand public, le marketing est la partie visible de l'iceberg qu'est l'entreprise, et surtout la partie visible de l'engagement supposé de l'entreprise en matière de Développement Durable, pour ce qui nous concerne.

Tout est dans le mot supposé :

Le positionnement des entreprises dans le champ de la responsabilité sociale est-il sincère ?
Le Développement Durable est-il un outil parmi d’autres au service des techniques du marketing ?
La RSE annoncée est-elle simplement destinée à nous rassurer ?

Attention effet boomerang !

Les prix Pinocchio du développement durable, organisés par les Amis de la Terre - France , ont pour but d'illustrer et de dénoncer les impacts négatifs de certaines entreprises françaises, en totale contradiction avec le concept de développement durable qu'elles utilisent abondamment.

Afin de dénoncer publiquement ce décalage entre les "beaux discours" d'un côté, et la réalité des actes des entreprises de l'autre, les Amis de la Terre décerneront trois prix Pinocchio , en référence naturellement à la fameuse marionnette en bois et à sa très personnelle conception de la vérité :

  • Un prix Pinocchio "Droits humains", remis à l'entreprise ayant perpétré les violations les plus graves des droits humains (y compris les droits sociaux, salariaux et sociétaux) parmi les nominés ;
  • Un prix Pinocchio "Environnement", remis à l'entreprise ayant généré les impacts environnementaux les plus lourds parmi les nominés ;
  • Un prix Pinocchio "Greenwashing", remis à l'entreprise ayant mené la campagne de communication la plus abusive et trompeuse au regard de ses activités réelles parmi les nominés.

Total nous propose des pubs avec des éoliennes sur fond de champs de blé ou de colza ondoyant sous le vent. Des associations pour la protection de l'environnement en donnent une image moins flatteuse.

Lexus promet de continuer à se déplacer sans avoir d'impact sur la planète, alors que la marque ne fait que répondre aux limites d'émissions fixées par l'Europe.

Sur France Inter, une émission du matin consacrée aux consommateurs indique qu'en trois ans, les publicités usant d'arguments écologiques ont étés multipliés par cinq, et ajoute que si la pratique a été une tentation forte au début, aujourd'hui seule une campagne sur dix tient du Greenwashing (promesses vertes non tenues).

Reste l'argumentaire qui joue sur la confusion comme celui par exemple de Blédina qui assure que tous ses produits sont élaborés à partir d'ingrédients issus à 100% de l'« agriculture maîtrisée » (qui ne veut rien dire mais qui évoque l' « agriculture raisonnée » qui elle est décrite dans le décret n° 2002-631 du 25 avril 20 02.).

Remarque :

Les activités de communication à travers la réalisation et la diffusion de publications, de manifestations contribuent de manière significative à divers impacts environnementaux :

  • consommation de ressources naturelles (énergie, papiers, emballages...),
  • utilisation de produits dangereux (encres, solvants...),
  • production de déchets,
  • pollutions liées aux transports...

Aussi, au même titre que le secteur industriel doit réduire les émissions polluantes liées à ses process, ou que le secteur agricole doit mieux maîtriser ses effluents, le secteur tertiaire (services, administrations…) a la responsabilité de limiter les impacts environnementaux liés à ses activités, et notamment ceux liés aux activités de communication.

Vous pouvez réduire vos impacts tout en continuant de communiquer efficacement et rendre les manifestations événementielles éco-responsables ?

En savoir plus :Thèse RSE

Développement Durable : RH et RSE

Kit de démarrage du(de la) professionnel(le) des RH : ce qu’il faut savoir avant de démarrer

La fonction RH peut ainsi être bénéficiaire de l’approche DD (Il n’est plus à démontrer que l’amélioration des conditions de travail et son effet sur la motivation des collaborateurs permet une meilleure adhésion à l’entreprise), elle a aussi un rôle important à jouer en tant qu'acteur :

les ressources humaines (RH) : sur le plan du recrutement, de la gestion et du développement des ressources humaines ; la GPEC vers une forme de Gestion RH Durable ?.
Nous sommes là dans les aspects sociaux du développement durable : qui, mieux que les RH, peut affirmer les valeurs sociales de l'entreprise ? En effet, pour cela, les RH ont des atouts qui sont pour la plupart des attributions historiques RH qu’il n’y aura que peu à modifier :

Gérer les compétences, l'emploi et la formation dans une logique de développement durable

  • Promotion de la diversité, rémunération, lutte contre le harcèlement moral, contre le stress
  • Attirer et motiver les collaborateurs grâce au développement durable
  • Faire du capital humain un avantage concurrentiel durable de l'entreprise

Mettre en oeuvre un dialogue social efficace au sein de l'entreprise

  • Culture d'entreprise, styles de management et politique RH
  • Mettre en place le label égalité, le label diversité

Identifier des projets locaux pour l'ancrage territorial

  • Rôle de l'entreprise face au handicap
  • Dialogue avec les parties prenantes locales

Voir globalement des instruments d'engagements et de reconnaissance d'une politique socialement responsable.

  • Renforcement de l'attractivité de l'entreprise, rétention des talents.
  • Meilleure gestion des relations avec les parties prenantes internes et externes.

La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, avant l’heure de la RSE, va déjà dans ce sens : La G.P.E.C. est un dispositif qui permet une gestion anticipative et préventive des ressources humaines et qui vise à détecter et à résoudre en amont les contraintes relatives à l’évolution des métiers, donc des emplois et des compétences nécessaires :

  • En fonction de l’environnement de l’entreprise et de ses choix stratégiques,
  • Adaptée aux spécificités de l’entreprise et proportionnée à ses ressources,
  • Comportant un volet collectif avec une analyse prospective des métiers, ainsi qu’un volet individuel pour permettre à chaque salarié d’anticiper son parcours professionnel.

On déborde bien du champs social, pour aller vers une responsabilité sociétale (sortant du périmètre des salariés de l'entreprise uniquement dans les préoccupations RH, et considérant l'individu comme une partie prenante dans les décisions qui le concernent). En effet, les 5 grandes étapes pour la mise en oeuvre d’une G.P.E.C. sont

  • L’évolution démographique de la population actuelle
  • L’évolution des qualifications
  • La projection à 5 ans des ressources disponibles
  • L’évaluation des besoins
  • La comparaison entre les besoins et les ressources

De la finalité d’une G.P.E.C., émane une pluralité d’outils permettant une meilleure cohérence d’ensemble dans l’entreprise et un moyen d’améliorer la visibilité des managers et collaborateurs sur l’avenir. Cela passe notamment par la mise en place d’entretiens annuels, de fiches de fonction, d’un plan de formation, de l'application du D.I.F. (droit individuel à la formation), de la mobilité géographique et fonctionnelle… Le premier axe de travail vise à cartographier les compétences et les besoins ; le second concerne l’analyse des projets individuels, compétences et souhaits des collaborateurs, suivie de la mise en évidence des convergences possibles.

La G.P.E.C. semble bien être dans l'esprit du Développement Durable et s'intègre parfaitement dans une Entreprise Responsable soucieuse d'équilibrer le bassin d'emploi dans lequel elle s'abreuve, et sur le bien-être de ses salariés sur lesquels elle s'appuie.

Tous les DRH sont, en général, d’accord sur le fait qu’il est nécessaire de traiter les questions de ressources humaines de façon anticipative et préventive, comme une démarche stratégique de direction. Ils souhaitent aussi en faire un thème de dialogue social. Dans le même temps, ces derniers craignent que les analyses et les prévisions d’emploi soient prises, tant par les salariés que leurs représentants, pour des engagements. De ce fait, son dispositif devrait être compris, accepté et relayé par l’ensemble des salariés, et aussi par l’ensemble de la ligne managériale pour permettre à l’entreprise d’aller vers un véritable ''management des compétences. On peut d’ailleurs imaginer que l’entretien annuel dit d’évaluation'', évolue vers des entretiens d’aspiration, ayant de plus en plus un rôle majeur dans le processus de gestion de carrières et de fidélisation par la formation.

Les salariés comprennent bien leur intérêt et savent qu'ils doivent veiller à leur employabilité, tant du point de vue de l’état de santé au travail que des compétences développées et transférables. Enfin, dans la continuité de la G.P.E.C. en tant qu'élément du Développement Durable, il est nécessaire de faire du recrutement un projet pour l’entreprise, avec quelques pré-requis : implication des différents profils (ressources humaines, managers, commerciaux, salariés et bien sûr, le dirigeant), planification par étape, pilotage en Comité de Direction… pour aboutir à de véritables innovations. Ce n’est qu’en ayant des idées neuves, en défrichant des territoires nouveaux, en s’associant entre elles (pour les P.M.E. et T.P.E. notamment) que les entreprises resteront concurrentielles et compétitives sur le marché de l’emploi, comme sur le marché économique. En somme, la performance RH s’inscrit et se mesure parfaitement dans de cadre du développement d’une politique des ressources humaines durable.

Au-delà de la G.P.E.C., un seul exemple : Encore trop peu d’entreprises ont décidé que l’entretien des locaux se ferait pendant les heures de bureaux. Pourtant, outre des bénéfices pour le personnel de ménage (horaires de travail plus compatibles avec une vie de famille ou avec les modes de garde traditionnel), il résulte de cette initiative que cela ne gêne en rien les employés de bureau et que ceux-ci sont plus respectueux des lieux et des personnes qui entretiennent leur lieu de travail. Parfois, cela ne tient à pas grand-chose. Cet exemple prouve que c’est à la portée de tous, c’est juste une question de volonté et une capacité à remettre en question les habitudes. Et même si RH et RSE sont dissociés, il devront de toute façon collaborer :

En effet, les professionnels de la RSE ont certainement beaucoup à partager avec les professionnels des RH, et peuvent les aider dans la mise en place et le suivi d’indicateurs : le 'label diversité' (lancé en septembre 2008) est l’exemple parfait d’un outil de pilotage RH. Les Risques Psycho-Sociaux, le stress au travail, les Troubles Musculo-Squelettiques sont autant d’autres exemples : de sujets autant RH que RSE.

Groupama RH Chez Groupama, le marketing RH s’empare du durable et promets une carrière évolutive : un ‘‘engagement durable’’ de la part de l’employeur.

Remarque :

Les aspirations des salariés sont multiples :

  • plus d’intérêt dans le travail, ce qui peut se traduire par l’ambiance, la confiance accordée au salarié, la reconnaissance et l’adhésion aux défis proposés par les managers,
  • plus de responsabilité et de capacité d’initiative, revirement fondamental succédant à une longue période où autorité et obéissance dominaient,
  • moins de stress inutile, et
  • un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Ces aspirations rejoignent d’ailleurs les enjeux de l’entreprise qui veut plus d’innovation, plus de proximité, plus de réactivité, plus de flexibilité pour mieux répondre aux exigences des marchés.

En savoir plus :Thèse RSE

Développement Durable : Management et RSE

Kit de démarrage du(de la) manager : ce qu’il faut savoir avant de démarrer

le management : en prenant en considération la RSE dans la stratégie de l’entreprise ;

De toute évidence, on commence par l'engagement de la Direction, sans lequel aucune impulsion ne pourra être donnée (au-delà de l’exemplarité). C'est le postulat de base, sans lequel aucun moyen ne sera alloué au projet (dégager du temps, faire les investissements nécessaires...). Mais il ne faut négliger aucun étage de la hiérarchie, ils sont tous les relais indispensables, de mise en application, de sensibilisation et de remontée de l'information : retour d'expérience, difficultés rencontrées.

Notion de gouvernance :

De l'Artisan qui voyait tout et était proche de ses salariés, les connaissant tous par leur prénoms (management paternaliste), on est passé à une industrie avec une structure plus complexe, parfois multisite, et donc dématérialisée, voire déshumanisée (vision comptable, vision d'actionnaire, voire vision purement financière d'un LBO (Leverage Buy Out) : les nouvelles techniques d'acquisition à effet de levier, c'est à dire avec comme seul objectif la revente après avoir restructuré l'entreprise).

Mutation stratégique et organisationnelle :

Les générations entrées sur le marché du travail à partir des années 1990 (nés avec les NTIC, révélateurs ou accélérateurs de cette mutation), ont relativisé la « valeur travail » en tant que composante de l’identité sociale, et remis en cause les modèles « verticaux » de contrôle et de subordination hiérarchique. Et ce, au profit de relations sociales de groupes, de logiques de contribution et d’échange plus horizontales qui impactent directement leurs attentes en terme de management.

Les TIC, en particulier les outils de réseaux, soutiennent l’émergence de logiques communautaires associées au déploiement dans les entreprises du management par projet. L’introduction de ces technologies à tous les niveaux des processus de travail laisse une grande part à l’autoformation, à l’auto organisation, aux logiques implicites, en même temps qu’elle encourage les ajustements mutuels, les échanges d’expériences, l’émergence de compétences nouvelles.

L’écoute (levier de la RSE) permet de passer du risque d’un management incompris (déconstruction des chaînes de responsabilités contournées par les messageries), à l’opportunité de profiter de ces nouveaux talents avec une nouvelle organisation.

Pour Vigeo : « Les risques de responsabilité sociale incombent à la fonction dirigeante » Les risques liés à la responsabilité sociale ne sont ni transférables, ni "assurables". S'ils sont bien maîtrisés, ils peuvent cependant devenir source de performances. « Les déclarations d'intention ne suffisent pas »

Sans douter de la pertinence et de la sincérité des chartes éthiques ou codes de conduite, ceux-ci ne renseignent pas toujours sur la matérialité des engagements. Ils sont certes utiles à l'entreprise (ou l’organisation) pour définir ses valeurs spécifiques.

Mais, contrairement à l'approche managériale de la responsabilité sociale, ils ne garantissent pas que l'entreprise maîtrise ses impacts sociaux, sociétaux, environnementaux ou de gouvernance.

Concrètement, un premier pas peut simplement être la mise en place d’un document reprenant les valeurs de l’entreprise (charte, code...).

L'analyse de la situation en réfléchissant aux forces et faiblesses de l’entreprise ainsi qu'aux opportunités et menaces externes à l’entreprise (analyse dite "SWOT" pour Strengths, Weaknesses, Opportunities, and Threats ) est la première étape pour entrer dans une démarche RSE.

Mécénat, sponsoring de manifestations sportives, culturelles et autres sur le plan local ou national, soutien d’actions bénévoles des salariés, par exemple dans des associations... ne peuvent qu'être du ressort de la Direction, dans sa volonté d'aller au delà des obligations légales.

Facteur de réduction des coûts, d'innovation, de motivation et de consensus en interne, le développement durable sert aussi à anticiper toutes sortes de risques et devient chaque jour un atout concurrentiel pour le business et le recrutement.

Remarque :
Selon la Sofres, si 38% des salariés français doutaient de la sincérité de leurs dirigeants en 2001, ils étaient 54% un an après. L’une des explications avancées réside dans les grands scandales (Enron, WorldCom) et les licenciements massifs parfois boursiers du début des années 2000.

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