Développement Durable : Achats et RSE
Par cxu-788-wkb le jeudi 22 octobre 2009, 16:17 - RH - Lien permanent
COMPETENCES ACHATS / APPROVISIONNEMENTS / LOGISTIQUE
Kit de démarrage de l'Acheteur(se) : ce qu’il faut savoir avant de démarrer
les achats : dans la sélection des fournisseurs et sous-traitants ainsi que dans le mode de collaboration avec ceux-ci ; en choisissant des partenaires commerciaux qui respectent des standards sociaux, écologiques et économiques dans leurs filières d'approvisionnement ; en instaurant et en entretenant avec ses fournisseurs, sous-traitants et consommateurs des relations de qualité qui soient mutuellement bénéfiques ; en affinant ses critères de décision et en ayant une attitude éthique dans une mise en concurrence équitable.
Depuis une bonne quinzaine d’années la fonction Achats a acquis une valeur stratégique au sein des entreprises (globalisation, externalisation ont contribué à augmenter son poids au sein des sociétés).
Depuis qu’en 2001 la loi sur les Nouvelles Régulations Economiques a été votée, les grands groupes cotés en bourse sont dans l’obligation de publier annuellement leur rapport de développement durable. Cela permet de voir plus clair dans leurs démarches d’achats responsables.
S’il ne fallait donner qu’un chiffre pour témoigner du poids des achats dans la compétitivité de l’entreprise, ça sera le chiffre suivant : aujourd’hui en Europe, le montant total des achats réalisés par les entreprises représente en moyenne 65 % de leurs chiffres d’affaires allant de 10 % dans les services jusqu’à 90 % dans la grande distribution.
Dans ce dernier cas, les acheteurs peuvent exercer une grande influence et auraient d’autant plus de légitimité occuper à la fonction DD.
Une étude menée par HEC en partenariat avec Ariba et EcoVadis montre qu’en 2007, le développement durable occupe la troisième marche du podium des préoccupations des Directeurs achats. Plus de 80% de décideurs achats se disent concernés. Ce taux très élevé semble indiquer que les entreprises françaises ont dépassé le stade « pourquoi développement durable ».
Actuellement le problème à l’ordre du jour n’est plus pourquoi mais « comment le mettre en place ». La majorité des décideurs achats déplorent le manque d’outils et d’indicateurs de performance.
► article paru le 4 janvier 2008 sur le site des Echos
Il existe deux grands axes d’intégration de la RSE dans la fonction achats : par produit et par fournisseur.
- L’approche produit vise à sélectionner les produits plus respectueux de l’environnement et des lois sociales.
- L’approche fournisseur vise à sélectionner les nouveaux fournisseurs en fonction des critères de la RSE et d’entraîner d’anciens fournisseurs dans une démarche plus responsable.
Dans la situation économique où le résultat des négociations est souvent connu à l’avance à cause d’un rapport de forces disproportionné, mettre en place une démarche des achats responsables, c’est également revoir sa stratégie de relations avec ses fournisseurs nationaux en instaurant des relations win-win où les deux parties trouvent leur compte. Fin annoncée d’une technique des enchères inversées qui a été mise en place et qui consistait à choisir le fournisseur qui propose le prix le moins bas. Cette politique fragilise le tissu des PME qui ne sont plus capables de répondre aux exigences des grands groupes.
Avoir un Responsable DD dédié aux achats s’avère être un véritable atout : amélioration globale des produits et service et sécurisation de la chaîne d’approvisionnement, cette volonté est souvent initiée par la Direction de la Qualité, selon l’ORSE.
Remarque :
Près de 90% des directeurs achats considèrent les achats durables comme une problématique "critique" ou "importante" de leur organisation, contre 80% l'an dernier. Tel est le principal résultat du 4e baromètre des achats durables réalisé par HEC et EcoVadis*.
(*Etude réalisée auprès de 95 entreprises européennes, entre septembre et décembre 2008)
La protection de l’image, le respect des nouvelles réglementations environnementales et la réduction des coûts sont les 3 principales motivations invoquées en faveur d'une stratégie d'achats durables. 35% des entreprises ont ainsi l'intention d'augmenter les budgets consacrés aux achats durables. 75% des directions achats déclarent intégrer la RSE dans les processus d’appel d’offres, le poids de ce critère étant compris entre 3 et 25%, avec une moyenne à 10%.
Les principaux freins à la mise en oeuvre d'une politique d'achats durables restent le contradiction entre objectifs de court et moyen termes d'une part, et le manque d’indicateurs pertinents d'autre part. Mais seules 11% des entreprises entendent réduire leurs budgets consacrés aux achats durables.
► www.decision-achats.fr
L’absence d’expertise en interne et le manque d’implication des dirigeants, explique pourquoi, en 2007, seulement un décideur achats sur dix a atteint ses objectifs en termes d’achats responsables.
►www.emploi-environnement.com
En savoir plus :Thèse RSE