Il va s'agir là d'heures supplémentaires qui n'on jamais été payées, de la tentative de régler le litige à l'amiable, puis de procédures Prud'hommales
1ère tentative de règlement à l'amiable : 
Maman Oursin,
Je viens de recevoir comme convenu ma lettre de licenciement, et reviens vers vous aujourd'hui, et uniquement vous, afin de rester dans cet esprit de trouver un accord à l'amiable avant la réception de mon solde de tout compte.
En effet, il nous reste à résoudre la question des heures supplémentaires pour lesquelles je n'ai pas perçu de rémunération. Voici le décompte que j'ai fait : pour faire de façon simple, je compte deux heures supplémentaires par semaines qui me restent dues :
- 1 heure pour les vendredis qui ont toujours été travaillés à l'agence comme les autres jours de la semaine : donc 5x8=40 heures et non 39 heures ;
- 1 heure pour tous les entretiens commencés au delà de 18h30 par nécessité de service (candidats en poste, disponibles que le soir qui ont toujours représenté une grande part de notre cible). Ainsi, en comptant 42 semaines par an travaillées, sur les 5 dernières années, restent à mon crédit 42x5x2=420 heures à majorer de 25% au titre des heures supplémentairespour information : 420 x (salaire / 151,67) x (13 / 12) x 1.25 = somme due.
Nous pourrions dans ce décompte rentrer plus dans le détail, mais ce ne serait assurément pas à votre avantage financièrement, et leur justification pourrait vous mettre dans l'embarras plus que moi (par contagion s'il fallait des témoignages internes, par atteinte à l'image de l'entreprise s'il fallait des témoignages externes, clients/candidats), et ce n'est absolument pas mon but aujourd'hui afin que nos échanges restent jusqu'au bout justes et équilibrés.
Bien certain de trouver en vous compréhension et efficacité, je vous joins mes salutations respectueuses. Cxu
Puis une 2ème : 
Maman Oursin,
J'ai bien eu votre message téléphonique ce samedi en fin de matinée qui me demandait de vous rappeler. Il faisait sans doute suite à mon courrier (A/R) du 9 octobre évoquant la question des heures supplémentaires. Le fait que cet appel ait un peu tardé, m'arrange en quelque sorte puisque j'ai avancé de mon côté et sans réponse de votre part, deux courrriers étaient prêts à partir (15 jours exactement après ce 1er courrier) : l'un vers le Conseil des Prud'hommes pour non-paiement des heures supplémentaires, l'autre vers l'Inspection du Travail pour travail dissimulé (sous les conseils de l'Avocat en droit social qui nous dispense les cours de Droit du Travail au CESI).
2 extraits et un schéma pour vous éclairer :
Est réputé travail dissimulé par dissimulation d'emploi salarié le fait pour tout employeur de se soustraire intentionnellement à l'accomplissement de l'une des formalités prévues aux articles L 143-3 et L 320.
La mention sur le bulletin de paie d'un nombre d'heure de travail inférieur à celui réellement effectué constitue, si cette mention ne résulte pas d'une convention ou d'un accord conclu en application du chapitre II du titre 1er du livre II du présent code , une dissimulation d'emploi salarié"
...et :
La sanction du travail dissimulé
Pour un salarié encore en fonction dans l'entreprise , les sanctions qu'il est possible de demander sont d'une part le paiement des sommes dues: exemple : le paiement des heures supplémentaires qui n'auraient pas été payées et d'autre part des dommages-intérêts dont le montant est à justifier auprès du tribunal des Prud'hommes.
Si le salarié n'est plus dans l'entreprise soit qu'il a démissionné , soit qu'il a été licencié , le salarié a droit à l'indemnité forfaitaire de 6 mois prévue à l'article L 324-11-1 du code du travail et CETTE INDEMNITE EST CUMULABLE AVEC D'AUTRES SANCTIONS.
Voici donc ce que j'attends de vous :
- le paiement des heures restant dûes d'une part voir courrier du 9 octobre et en résumé 420 x (salaire / 151,67) x (13 / 12) x 1.25 = somme due.
- le versement de l'indemnité forfaitaire équivalent à six mois de salaires.Les courriers étant prêts, et le délai des 5 ans courant à partir de la date de réception de la part des Prod'hommes, je les ferai partir au plus tard ce vendredi 31 octobre.
Vous souhaitant bonne réception de celà,
Cxu
Pièce jointe: travaildissimule.gif (7245 oct)
Un appel de Maman Oursin qui n'y comprend rien et qui transmet à la DRH, prompte à me répondre :

Monsieur,
Le contenu et le ton de votre courrier du 9 octobre 2008 n'ont pas manqué de nous surprendre. Nous vous rappelons que vous avez été licencié en raison de votre absence injustifiée pendant quasiment un mois et que lorsque nous sommes finalement parvenus à vous joindre, vous nous avez confirmé que vous ne reprendriez pas votre poste malgré la procédure de licenciement engagée à votre encontre. Les termes « comme convenu » et « échanges» nous paraissent donc exagérés.
Vous vous permettez maintenant de nous demander de mentionner sur votre solde de tout compte des heures supplémentaires résultant d'un décompte forfaitaire « pour faire de façon simple » manifestement infondé et alors même que vous n'aviez jamais fait auparavant la moindre demande à ce sujet :
Ainsi vous demandez le paiement d'une heure par semaine pour les vendredis qui ont toujours été travaillés à l'agence comme les autres jours de la semaine donc, 5 x 8 = 40h et non 39h ». Nous vous rappelons que la durée de travail du personnel de l'agence fixée à 39 heures est organisée sur la base d'un horaire quotidien de 7,80 heures du lundi au vendredi (et non pas de 8 heures du lundi au jeudi et de 7 heures le vendredi comme le pratiquent d'autres entreprises). II est donc normal que vous ayez travaillé les vendredis comme les autres jours.Par ailleurs, vous réclamez le paiement d'1 heure pour tous les entretiens commencés au-delà de 18h30. Pourtant l'agence ferme à 18 heures et votre responsable n'a jamais eu connaissance d'heures supplémentaires ou même de présence dans les locaux à cette heure là à I'exception de quelques cas isolés pour lesquels vous avez récupérés le temps passé au cours de la même semaine.
Nous vous rappelons que nous vous avons toujours demandé de respecter vos horaires de travail, et d'être présent à votre poste aux heures d'ouverture de l'agence soit de 9h à 18H. Conformément au Règlement Intérieur de la société, vous ne pouviez pas être sur votre lieu de travail, en dehors de l'horaire normal de présence fixé par la Direction et indiqué sur les panneaux d'affichage réglementaires, sans l'autorisation expresse de votre hiérarchie.
Vous comprendrez donc que nous ne pouvons donner suite à la demande totalement infondée dont vous nous avez faite part.
Enfin, dans un courriel du 26 octobre 2008, vous nous informez «de ce que vous attendez de nous », c'est-à-dire pas moins que le versement de 9 mois de salaires dont 6 mois d'indemnités forfaitaires pour travail dissimulé.Les accusations, particulièrement graves, que vous proférez sont totalement déplacées. A cet égard, l'indication sur le schéma que vous nous avez adressé, selon laquelle «le salarié n'est jamais directement inquiété.>> ne vous autorise pas à utiliser un ton aussi péremptoire. Et nous vous réservons le droit de le faire constater en justice.
Nous vous prions d'agréer, Monsieur, l'expression de nos sincères salutations.
Je ne peux pas laisser ce courrier sans réponse même si son but est bien de me faire abandonner.
Voici ce que je serais bien tenté de répondre (pour rétablir d'abord quelques vérités).
Je viens m'excuser pour le ton employé, j'ai simplement essayé de rester concis afin d'aller droit au but sans me perdre dans des considérations qui pourraient rapidement être hors sujet ici. (Pour vous lecteurs l'explication du surnom Maman Oursin : à la fois près de ses sous et essayant toujours de jouer sur l'affectif : c'est justement le terrain de jeu sur lequel je ne veux pas rentrer.)
Les raisons de ma requête sont réelles et fondées.
Pour reprendre votre courrier du 27 octobre point par point :
- « lorsque nous sommes finalement parvenus à vous joindre, vous nous avez confirmé que vous ne reprendriez pas votre poste... » Il n'y a jamais eu de conversation de cette tenneur au cours de la procédure de licenciement, auparavant, oui.
- En effet, « Les termes « comme convenu » et « échanges » » sont parfaitement appropriés et si on remonte l'historique jusqu'au mois de mai 2008, l'autorisation d'absence signée de votre main pour un CIF dans le cadre d'une reconversion prouve bien que mes projets de quitter mes fonctions étaient bien clairs pour vous et approuvés. Vous avez seulement préféré un licenciement pour faute à une rupture conventionnelle pour faire l'économie de l'indemnité d'un 5è de mois par année d'ancienneté.
- Quant à la demande « infondée » du paiement des heures supplémentaires... voici quelques points :
- ... « jamais fait auparavant la moindre demande » : effectivement après une demande orale faites auprès de Maman Oursin, nous avons très vite compris que notre « revendication » n'était pas la bienvenue puisque « nous sommes dans une activité de service ».
- « L'agence ferme à 18h » : je retiendrai donc cet horaire pour compter les dépassements d'horaires.
- « votre responsable n'a jamais eu connaissance d'heures supplémentaire ou même de présence dans les locaux à cette heure là... » : c'est bien le problème du management à distance (quand Maman Oursin vient, elle est présente de 11h à 16h).
- « cas isolés pour lesquels vous avez récupéré... » : je vous laisse la charge de prouver ces récupérations que vous imaginez.
- « nous vous avons toujours demandé de respecter vos horaires » : je lis dans mon contrat de travail au paragraphe 7 : « M. CXU devra consacrer à la société tout le temps nécessaire au bon accomplissement de ses fonctions. » ce qui ne me semble pas être une restriction aussi expresse que celle que vous évoquez volontiers.
- Dès l'ouverture (création) de l'agence, nous n'avons pas compté nos heures et la force de l'usage a fait que nous avons toujours tous travaillé AU MINIMUM jusqu'à 18H30 chaque soir, sans que jamais personne ne nous le reproche : ni Petit Chef qui a toujours pu vérifier au quotidien notre présence tardive, ni Maman Oursin qui n'aura jamais pu la constater (11h à 16h)...
- Il semblerait bien, enfin, s'agissant des heures non rémunérées, que cette pratique ne soit pas isolée au sein du groupe : je fais référence à la publication du syndicat CGT du Groupe qui dit :
- “Pour le Groupe travailler plus veut dire gagner moins, il n'est pas rare que les salariés en agence restent au delà des fermetures d'agences pour assurer le travail quotidien qui est de plus en plus lourd, certains assurent plusieurs postes pour le prix d'un, là où il faudrait embaucher on installe des cadences infernales, beaucoup de salariés craquent, les arrêts maladie, les démissions sont monnaies courantes, sans compter les heures supplémentaires qui ne sont jamais payées. ...Voilà le travailler plus selon le Groupe”
Par ailleurs, le sujet est vraiment à la mode :
Xavier Bertrand, Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité, a ouvert mardi 4 novembre la Commission nationale de lutte contre le travail illégal en réaffirmant que la lutte contre le travail illégal est une priorité d’action pour garantir les droits essentiels de tous ceux qui travaillent.
Pour intensifier la lutte contre le travail illégal, Xavier Bertrand a présenté un plan d’action qui cible 4 objectifs dont :
Renforcer la lutte contre la non déclaration ou la sous déclaration du travail.
des actions ont été engagées dans des secteurs tels que le commerce, les entreprises de nettoyage, de métallurgie, les entreprises de travail temporaires etc.… Ceci signifie que la lutte contre le travail illégal s’intensifie au-delà des seuls secteurs définis comme prioritaires (BTP, Travaux agricoles, Hotellerie-restauration).





Le rapport au temps va changer.
L'énergie renouveable est une solution de décentralisation énergétique (pas de délocalisation possible) et la nouvelle mobilité (covoiturage à l'échelle industrielle, le "mult-immédiat" qui peut remplacer l'avion par la télé-conférence) sont des atouts qui peuvent jouer en notre faveur. 

Un mois sans salaire entre l'abandon effectif de poste et le licenciement officiel, pas d'indemnité de départ, mais en contrepartie, on me paie le reste des frais de formation : l'un dans l'autre, je m'y retrouve, et surtout Maman Oursin ne sort rien de sa poche puisque c'est le budget formation qui sera ponctionné.
la planète aussi (même si pas toujours rond) et la situation s'arrange : je vais quand même réussir à me recycler...
...enfin à recycler mes compétences qui s'usent comme celles de n'importe quel salarié qui tourne en rond. (Dans un roulement, les billes s'usent aussi...)
, précédés d'une tendance de fond "durable", l'alarmisme fait un peu de place à l'optimisme et c'est là que j'y trouve ma place : quand les petites graines des 'écolos en sandales' commencent à germer dans la tête des 'décideurs en cravate'.
...même celui-là. Le changement permet de rester ouvert, et donc de continuer à progresser, en se remettant en question par exemple, et en s'enrichissant de chaque expérience que l'on prend avec plus de recul quand elles sont multiples. La richesse culturelle qu'apporte la mobilité, n'exige pas forcément une expatriation à l'autre bout du monde, il suffit de changer de secteur d'activité, de fonction (même parfois en interne), ou d'environnement de travail... D'environnement justement : la boucle est bouclée dans cet ...environnement circulaire...
un poste en qualité dans l'industrie


Serais-je à ce point indispensable à la bonne marche d'une entreprise de plusieurs centaines de salariés ?
Ma double compétence qui va vers la Responsabilité Sociétale.
Les promesses de l'AFNOR quand à la participation à la plate forme Régionale :
Pour ceux qui ont suivi, vous l'aurez constaté, j'ai repris mon anonymat.
''"Suite à la décision du Jury de Sélection de l'Ecole qui s'est réuni le 29/05/08, nous avons le plaisir de vous informer que vous êtes admis à suivre le Mastère Spécialisé en Management de la Qualité, de la Sécurité et de l'Environnement .
L’entrée en formation se fera le 20 octobre prochain."''

Toute bonne idée ou conseil seront bienvenus.