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vendredi 23 octobre 2009

Soutenance de thèse : ou l'intérêt d'un correspondant local RSE

Pour passer du Pourquoi au Comment en matière de Développement Durable donc pour les entreprises de RSE : Responsabilité Sociétale des Entreprises.

La prise de conscience est là, il s'agit à présent d'agir : Think Global, Act local comme on dit à Rio !

Un aperçu de la soutenance de thèse : initialement en PowerPoint, transformé en .pdf par Scribd, alors forcément des modifications de mise en page intempéstives et hors de ma volonté et surtout des animations qui ont disparu... mais l'essentiel, le contenu est là : pour votre lecture.

Cliquez sur la moitié droite de l'image pour tourner les pages.

présentation RSE : soutenance de thèse



En savoir plus : Thèse RSE
Management-et-RSE
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jeudi 22 octobre 2009

Développement Durable : NTIC, informatique et RSE

Kit de démarrage de l’Informaticien(ne) : ce qu’il faut savoir avant de démarrer

L'informatique : avec un nouveau modèle de gratuité pour les fonctions de base (et des options payantes pour ceux qui en veulent plus) ex. d'Adobe. Internet collaboratif, peut donner un nouveau modèle de commercialisation pour sortir de la crise, un nouveau mode d'organisation plus collaboratif, le télétravail à domicile pour un meilleur équilibre vie personnelle/vie professionnelle... Monde de plus en plus virtuel où tout reste à inventer !

Selon une étude britannique réalisée en 2007, plus d'un salarié sur trois souffre de stress en raison de l'avalanche d’emails qu’il reçoit sur son lieu de travail et par le besoin d’y répondre promptement.
► source ORSE

L’informatique a permis des gains de productivité considérables dans la gestion des données, ainsi que le développement d’une logique de processus et d’une culture de flux tendu dans les fonctions administratives et de service : les conséquences de ces transformations sur le travail et sur les personnes sont importantes.
Pourtant, les entreprises continuent de penser les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) sur un plan technique davantage que sous l’angle organisationnel et humain, jugé souvent secondaire.

Selon l’ORSE, les TIC font bien partie des évolutions majeures de la société au même titre que les enjeux environnementaux, la mondialisation et que les nouvelles techniques managériales. En effet, l’accès direct au système d’information à tous les salariés de l’entreprise impacte leur espace de travail quotidiennement :

  • conséquences sur la santé au travail avec un stress accru dû à l’inflation du flux de données et à la nécessité de travailler en temps réel, TMS, troubles visuels…
  • La bureautique s’est transformé en outil de pilotage et s’est chargé de décisionnel (couramment entendu : de ‘‘flicage’’) avec un reporting à court terme qui génère lui aussi un stress permanent.
  • Le travail est aussi plus collaboratif et favorise un fonctionnement matriciel donc un management plus horizontal, d’où la mise en avant de la faculté à communiquer, à échanger et donc d’une nouvelle rupture générationnelle (selon le degré d’appropriation de l’outil et de la logique, par exemple du Web 2.0).

La réflexion sur les usages des TIC dans l’entreprise montre qu’une relation forte et transversale s’établit entre l’organisation du travail, la circulation des informations dans l’entreprise et les structures relationnelles et fonctionnelles entre les acteurs. La valeur ajoutée apportée par les outils se trouve au coeur de la relation.
La question de l’intégration des TIC rejoint par là celle de la responsabilité sociale de l’entreprise, et donc de sa gouvernance.

Remarque :

Selon un rapport anglais récemment publié par le Climate Group, les TIC pourraient permettre de réduire les émissions mondiales de CO2 de 15 % et faire économiser environ 644 milliards d’euros d’ici à 2020.

Gilles Berhault met en avant dans son livre ‘‘Développement Durable 2.0’’ les transformations que les nouvelles technologies peuvent apporter à notre manière de travailler, de nous former, de gérer nos consommations énergétiques, de nous déplacer.
Il cite, pour exemple, le cas des courses sur internet, plus écologiques que la virée au supermarché, des technologies qui permettent de mesurer ou simuler l’impact environnemental, mais également le boom du covoiturage facilité par les sites dédiés à cette nouvelle pratique.
Car c’est surtout, note l’auteur, par la participation de tous, facilitée par les tics, qu’une véritable démarche de développement durable peut s’instaurer.

A l’inverse, les tics peuvent également être fortement consommatrices d’énergie (5% de l’énergie mondiale aujourd’hui), et les machines elles mêmes fort peu écologiques, voire dangereuses pour la santé de ceux qui les fabriquent ou, peut être même, de leurs utilisateurs. Au delà, elles sont également porteuses de risques sociétaux tels que la surveillance des utilisateurs et de leurs données.

L’auteur place ses espoirs dans une « société de la connaissance » qui pourrait succéder à la société industrielle. Dans cette nouvelle société, forcément globale, structurée par les réseaux de l’information, les rapports économiques, notamment, sont redéfinis autour de la notion d’usage, et non plus d’achat (« nous n’avons pas besoin de posséder une voiture, mais de se déplacer »). Les individus, en travaillant dans des centres de télétravail, sont moins rattachés à une entreprise, mais beaucoup plus intégrés dans une communauté locale.
► Développement durable 2.0. : l’Internet peut-il sauver la planète ? de Alain Berhault - Editeur : Editions de l’Aube -

Le magasine Ekwo commente : "Que l’on s’intéresse aux TIC, au développement durable, à la communication, ou tout simplement à l’évolution de notre "village mondial" interconnecté, ce livre est appelé à devenir une référence incontournable pour qui veut comprendre, savoir ou simplement philosopher..."
► www.ekwo.org

Il convient toutefois de tempérer :

D’un côté :
Les technologies de l’information et de la communication offrent une opportunité de « décarboner » des pans entiers des économies des pays développées, notamment par la dématérialisation des échanges.
Ces opportunités sont multiformes et concernent des secteurs très fortement émetteurs de CO2 :

  • réduction des besoins de mobilité, donc des dépenses d’énergie et émissions de CO2 associées grâce à de nouvelles technologies (téléphonie, visioconférence, réseaux virtuels, dématérialisation de l’administration etc.)
  • réduction des consommations énergétiques dans les bâtiments, par un pilotage électronique et informatique de certaines installations, comme le chauffage, la climatisation, la ventilation, l’éclairage etc. Très présents dans l’immobilier tertiaire, ces systèmes font leur entrée chez les particuliers. Ils permettent d’assurer un fonctionnement optimal des installations.

Cependant, aussi bien dans les transports que dans l’immobilier, la contribution des TIC à la réduction des émissions de CO2 ne pourra être illimitée. Ces technologies permettent de limiter certains gâchis énergétiques, mais ne permettent pas de supprimer les principaux besoins incompressibles (chauffage, eau chaude, éclairage) ou liés à l’organisation actuelle de nos économies (transport de marchandises et de personnes). Leur développement peut même conduire à l’apparition d’effets pervers comme dans le cas du télétravail, dont l’intérêt environnement réel est difficile à évaluer.

(Alors que la distance de référence pour le déplacement domicile travail est de 15 kilomètres et que 80 % des actifs français utilisent leur voiture pour aller travailler, le télétravail pourraient entraîner des modifications de mode de vie pas toujours bénéfiques pour l’environnement. Un salarié qui quitte Paris pour télétravailler 3 jours par semaine depuis son nouveau domicile, situé à 200 km de son lieu de travail collectif, va rejeter plus de CO 2 en faisant un ou deux allers-retours en voiture que les 30 km quotidien qu’il faisait précédemment.).
► http://www.manicore.com/documentation/teletravail/OSI_synthese.html

Les usages des TIC ne porteront leurs fruits sur le plan climatique que s’ils sont combinés à des efforts de réforme de nos usages énergétiques.

Un exemple édifiant :
Un « avatar » virtuel consomme autant d'énergie qu'un vrai Brésilien :
"Nous fonctionnons tout le temps à pleine puissance, ce qui entraîne d'énormes dépenses électriques dans les infrastructures" admet Linden Lab, l'opérateur de Second Life. Nicholas Carr, un journaliste américain, a donc cherché à mesurer l'empreinte énergétique d'un "habitant" de ce monde en ligne. Le résultat est édifiant : chaque résident virtuel consomme 4,8 kWh/jour, soit 1 752 kWh à l'année. Dix fois plus d'énergie qu'un Camerounais du monde réel, en chair et en os et deux fois plus qu'un Algérien, un peu plus qu'un Chinois, et à peu près autant qu'un Brésilien.

La multiplication des appareils et leur durée de vie limitée pose problème, selon Novethic.
L’énergie grise de chacun de ces appareils, c'est-à-dire l’énergie nécessaire à leur fabrication, est très importante.
Pour un ordinateur, l’énergie grise est souvent supérieure à l’énergie utilisée pendant la phase de fonctionnement de la machine. Selon le type d’ordinateur et son usage, l’énergie grise peut donc être prépondérante. Idem pour les téléphones portables et toutes sortes d’appareils électroniques.
La durée de vie de ces appareils et leur réduction en nombre est donc un enjeu significatif.
Rares sont les ordinateurs utilisés plus de 5 ans.
Les téléphones portables sont remplacés en moyenne tous les 18 mois.
En entreprise, les cadres supérieurs disposent souvent d’un ordinateur, d’un ordinateur portable, d’un téléphone portable, d’un PDA ou d’un blackberry, le tout en complément de leur équipement personnel. L’évolution des supports numériques est encore plus divergente que convergente, malgré des efforts certains et l’apparition de quelques produits qui concentrent toutes ces fonctions.
► © 2009 Novethic

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Développement Durable : Technique (Production / Etudes) et RSE

Kit de démarrage du(de la) Spécialiste métier : ce qu’il faut savoir avant de démarrer
On entendra par là les compétences ‘‘métier’’ (la spécialité / le savoir-faire de l’entreprise).

la production : (conception incluse) en étant conscient de l’impact de l’activité de l’entreprise sur l’environnement et la société, en contrôlant la gestion des déchets, en investissant dans les énergies renouvelables ; en contrôlant sa chaîne de production et en impliquant ses partenaires/fournisseurs dans les phases de production.

Les études : vers l’éco-conception Les attentes des clients, la faisabilité technique et la maîtrise des coûts sont des préoccupations quotidiennes des industriels. La recherche d'économies de matières premières et d'énergie, la prise en compte de la sécurité des personnes, l'amélioration du service après-vente... font déjà des industriels des éco-concepteurs en puissance !

Conduite par une seule personne ou par une équipe, toute démarche de conception est multidisciplinaire.
L'éco-conception intègre une nouvelle composante : l'environnement. Chaque discipline peut se l'approprier, comme elle a pu s'approprier la notion de qualité.

Penser cycle de vie et multicritères : Avant d’arrêter un choix de conception, une évaluation des conséquences s’impose en considérant, selon l’ADEME :

  • toutes les étapes de la vie du produit : à la recherche du meilleur compromis, le concepteur procède par sélection et combinaison de solutions. Choix des matériaux, production, emballage et logistique, utilisation, fin de vie... (presque) tout se joue dès la conception. Même si plusieurs mois ou années séparent parfois ces différentes étapes, le concepteur agit dès le premier jour sur tout le cycle de vie du produit : les caractéristiques initiales du produit détermineront, en grande partie, les possibilités de valorisation en fin de vie.
  • tous les impacts sur l'environnement affectés par ce choix : toute modification des caractéristiques d'un produit sur un point précis a des répercussions sur l'ensemble du produit. Dans la pratique, le concepteur vérifie que la modification envisagée ne va pas dégrader d'autres caractéristiques du produit ou, pour le moins, que cette dégradation sera compensée par les bénéfices attendus. En éco-conception, la démarche est similaire : améliorer la recyclabilité d'un produit, par exemple, doit s'accompagner d'une vérification des modifications engendrées (le produit est-il plus lourd ? génère-t-il plus de déchets ? etc.) de manière à éviter les déplacements de pollution ou, du moins, tenter d'arbitrer entre ces différentes sources de pollution pour déterminer celle qui doit être prioritairement réduite

L'objectif de l'éco-conception est donc de combiner plusieurs choix de conception, afin de diminuer plusieurs impacts sur l'environnement, aux différentes étapes de la vie du produit.
En agissant sur la réduction des coûts écologiques (diminution des besoins en ressources), on agit automatiquement sur l’aspect économique (réduction des coûts pour l’entreprise ou pour le consommateur).

Si on souhaite aborder le volet socio-économique, on peut évoquer l’ergonomie (en phase production) et l’ergo-conception , préconisée par l’ARACT lors de sa présentation à la CCI du 49, lorsqu’on est fournisseur de moyens de production ou investisseur (en phase de conception de ligne de production ou d’achat de process ou de machines).
► source : anact sur l'ergoconception

DCNS fait de son engagement une différentiation sur le marché, un levier de motivation interne, et arrive à susciter de nouvelles collaborations en mettant en place des projets de gestion des connaissances comme support à l'innovation et en impliquant plusieurs types d'agents économiques (exemples : acteurs publics de l'enseignement et de la recherche, pôles de compétences, etc.)

La compétitivité d'une entreprise repose donc sur sa faculté à maîtriser l'ensemble du cycle de vie du produit. Par conséquent, les industriels n'hésitent plus à collaborer et à s'associer pour lancer de nouveaux produits sur le marché. Ils utilisent alors l' « Ingénierie collaborative » et des logiciels pour gérer l'échange d'informations ou déploient, comme par exemple chez Renault, des "plateaux projets", qui regroupent sur un même lieu l'ensemble des équipes de développement. D'autre part, l'apparition de solutions plus avancées comme les " plateaux virtuels " ou l'ENX (European Network Exchange) permettent d'échanger des données de manière synchrone entre différents partenaires. Cette nouvelle organisation du travail implique notamment des bouleversements dans les relations donneurs d'ordres, sous-traitants.
► www.thesame-innovation.com (Mécatronique et management)

En savoir plus :Thèse RSE

Développement Durable : Qualité, QSE et RSE

Kit de démarrage du (de la) Qualiticien(ne) / Manager des Risques Professionnels et Industriels : ce qu’il faut savoir avant de démarrer

la qualité : dans le choix et le suivi des normes existantes ; (en fixant des indicateurs de pilotage qui n'existent pas encore réellement)
et son extension QSE : Sécurité et environnement ne peuvent pas prendre en charge à eux seuls la responsabilité sociétale de l'entreprise mais y contribuent dans quelques composantes essentielles.

Un vocabulaire commun, une méthodologie commune, des outils communs :
Indicateurs et tableaux de bords, Audits, Amélioration continue, Prévention des risques...

Dans un même but : la PERFORMANCE

La littérature qui prône la mise en place d'un système qualité use des mêmes arguments que ceux aujourd'hui de la RSE.
On disait à propos de la qualité : Les coûts liés à la prévention doivent être considérés comme des investissements, contrairement aux coûts de contrôle qui sont des " dépenses " et aux coûts de réparation qui relèvent du gaspillage. C'est ce qu'on appelle « faire bien du premier coup ». Le système de management mis en place devient donc une source d'amélioration permanente autant qu'un avantage compétitif : un cercle vertueux.

Pour Philip B. Crosby, ancien directeur de la qualité de l'entreprise ITT, le coût de la non-qualité est estimé entre 15 et 20 % du chiffre d'affaires global des entreprises... Crosby est célèbre pour sa formule « la qualité, c'est gratuit » dont il a fait le titre de son ouvrage le plus connu (Quality is Free, 1979). ► http://www.lomag-man.org/qualite/infos-news-qualite/la-qualite-cest-gratuit_wk-hsqefr_290509.pdf

N'en est t'il pas de même pour la RSE ?

La qualité est un prérequis nécessaire à la RSE, en tant que respect du client et volonté de réaliser de bons produits. En retour, il s'avère que la RSE apporte à la qualité un second souffle et que celle-ci en retire de multiples bénéfices en terme d'amélioration.
Une étude réalisée par Ernst & Young décrit la RSE comme « un axe de renouveau, une opportunité de marché, une source de création de valeur et un levier susceptible de faire évoluer les pratiques ».
La RSE a plusieurs effets positifs dont l'amélioration de l'image de l'entreprise, une plus grande attractivité commerciale vis-à-vis de ses clients soucieux d'éthique et de meilleures conditions de travail pour les salariés.

Il est également acquis qu'une démarche RSE améliore l'efficacité dans une entreprise et entraîne par conséquent une réduction des coûts. Un exemple signifiant est la chasse au gaspillage. Engagée pour lutter contre la surconsommation de ressources, elle a un impact économique positif immédiat !
De plus, la mobilisation du personnel et de l'ensemble des partenaires de l'entreprise permet de créer une dynamique de progrès. Donc de mieux répondre aux attentes des clients. Le personnel s'en trouve du même coup davantage motivé... Ils améliorent la qualité des produits et des services, imaginent même de nouvelles façons de travailler.

La responsabilité d'une entreprise envers ses fournisseurs est, d'autre part, au cœur de la notion de RSE. Les conditions sociales et environnementales de production chez les fournisseurs peuvent devenir des critères de choix pour les entreprises qui préfèrent rechercher des partenariats à long terme pour bénéficier de produits ou de services de qualité constante.

Et puis la RSE permet de  mieux prendre en compte les attentes des clients par l'amélioration des procédures qualité, les services d'information clients ou les enquêtes de satisfaction... ► wk-hsqe.fr/actualites : Bénéfices pour la qualité dans une démarche RSE

En résumé, la RSE et la Qualité se nourrissent l'une de l'autre dans une sorte de symbiose, et forment un cercle vertueux. L'une comme l'autre ont pour but de faire partager une culture commune de la performance, de s'approprier les meilleures pratiques, d'intégrer et de dynamiser les démarches de progrès et d'optimiser les processus de l'entreprise. Ainsi, il est évident que la qualité doit collaborer au Développement Durable, voire prendre l'initiative de la RSE. Il n'aura sans doute que peu d'effort à faire pour adhérer à la démarche puisqu'on est bien dans le même état d'esprit.

En savoir plus :Thèse RSE

Développement Durable : Achats et RSE

COMPETENCES ACHATS / APPROVISIONNEMENTS / LOGISTIQUE

Kit de démarrage de l'Acheteur(se) : ce qu’il faut savoir avant de démarrer

les achats : dans la sélection des fournisseurs et sous-traitants ainsi que dans le mode de collaboration avec ceux-ci ; en choisissant des partenaires commerciaux qui respectent des standards sociaux, écologiques et économiques dans leurs filières d'approvisionnement ; en instaurant et en entretenant avec ses fournisseurs, sous-traitants et consommateurs des relations de qualité qui soient mutuellement bénéfiques ; en affinant ses critères de décision et en ayant une attitude éthique dans une mise en concurrence équitable.

Depuis une bonne quinzaine d’années la fonction Achats a acquis une valeur stratégique au sein des entreprises (globalisation, externalisation ont contribué à augmenter son poids au sein des sociétés).

Depuis qu’en 2001 la loi sur les Nouvelles Régulations Economiques a été votée, les grands groupes cotés en bourse sont dans l’obligation de publier annuellement leur rapport de développement durable. Cela permet de voir plus clair dans leurs démarches d’achats responsables.

S’il ne fallait donner qu’un chiffre pour témoigner du poids des achats dans la compétitivité de l’entreprise, ça sera le chiffre suivant : aujourd’hui en Europe, le montant total des achats réalisés par les entreprises représente en moyenne 65 % de leurs chiffres d’affaires allant de 10 % dans les services jusqu’à 90 % dans la grande distribution.
Dans ce dernier cas, les acheteurs peuvent exercer une grande influence et auraient d’autant plus de légitimité occuper à la fonction DD.

Une étude menée par HEC en partenariat avec Ariba et EcoVadis montre qu’en 2007, le développement durable occupe la troisième marche du podium des préoccupations des Directeurs achats. Plus de 80% de décideurs achats se disent concernés. Ce taux très élevé semble indiquer que les entreprises françaises ont dépassé le stade « pourquoi développement durable ».
Actuellement le problème à l’ordre du jour n’est plus pourquoi mais « comment le mettre en place ». La majorité des décideurs achats déplorent le manque d’outils et d’indicateurs de performance.
► article paru le 4 janvier 2008 sur le site des Echos

Il existe deux grands axes d’intégration de la RSE dans la fonction achats : par produit et par fournisseur.

  • L’approche produit vise à sélectionner les produits plus respectueux de l’environnement et des lois sociales.
  • L’approche fournisseur vise à sélectionner les nouveaux fournisseurs en fonction des critères de la RSE et d’entraîner d’anciens fournisseurs dans une démarche plus responsable.

Dans la situation économique où le résultat des négociations est souvent connu à l’avance à cause d’un rapport de forces disproportionné, mettre en place une démarche des achats responsables, c’est également revoir sa stratégie de relations avec ses fournisseurs nationaux en instaurant des relations win-win où les deux parties trouvent leur compte. Fin annoncée d’une technique des enchères inversées qui a été mise en place et qui consistait à choisir le fournisseur qui propose le prix le moins bas. Cette politique fragilise le tissu des PME qui ne sont plus capables de répondre aux exigences des grands groupes.

Avoir un Responsable DD dédié aux achats s’avère être un véritable atout : amélioration globale des produits et service et sécurisation de la chaîne d’approvisionnement, cette volonté est souvent initiée par la Direction de la Qualité, selon l’ORSE.

Remarque :

Près de 90% des directeurs achats considèrent les achats durables comme une problématique "critique" ou "importante" de leur organisation, contre 80% l'an dernier. Tel est le principal résultat du 4e baromètre des achats durables réalisé par HEC et EcoVadis*.
(*Etude réalisée auprès de 95 entreprises européennes, entre septembre et décembre 2008)

La protection de l’image, le respect des nouvelles réglementations environnementales et la réduction des coûts sont les 3 principales motivations invoquées en faveur d'une stratégie d'achats durables. 35% des entreprises ont ainsi l'intention d'augmenter les budgets consacrés aux achats durables. 75% des directions achats déclarent intégrer la RSE dans les processus d’appel d’offres, le poids de ce critère étant compris entre 3 et 25%, avec une moyenne à 10%.
Les principaux freins à la mise en oeuvre d'une politique d'achats durables restent le contradiction entre objectifs de court et moyen termes d'une part, et le manque d’indicateurs pertinents d'autre part. Mais seules 11% des entreprises entendent réduire leurs budgets consacrés aux achats durables.
► www.decision-achats.fr

L’absence d’expertise en interne et le manque d’implication des dirigeants, explique pourquoi, en 2007, seulement un décideur achats sur dix a atteint ses objectifs en termes d’achats responsables. ►www.emploi-environnement.com

En savoir plus :Thèse RSE

dimanche 11 octobre 2009

Développement Durable : Marketing et RSE

COMPETENCES MARKETING / COMMERCIALES / COMMUNICATION / RELATIONS PUBLIQUES

Kit de démarrage du(de la) Commercial(e) : ce qu’il faut savoir avant de démarrer

le marketing et les relations publiques : en communiquant l’engagement de l’entreprise vers l’extérieur. De l'opportunité marketing à la volonté stratégique : c'est parfois parti de l'opportunisme... c'en est parfois resté là !

Le marketing nous a tellement manipulé qu'on est en droit de se demander quelle confiance on peut lui accorder, il lui faut donc redoubler d'efforts pour nous convaincre. Et pourtant il a un vrai rôle à jouer, puisque c'est à lui de gérer les relations et les conflits avec les parties prenantes :

Au préalable, les parties prenantes devront être recensées et classées (par le marketing ou non), et devront être identifiées :

  • leurs sphères d'influence autour de l'organisme,
  • leur hiérarchisation,
  • leurs zones d'intérêts communs et leurs zones de conflit ;

ceci pour que le marketing puisse concrètement :

  • Mettre en place une structure de concertation pour favoriser la libre expression des parties prenantes (craintes, objections, intérêts), et adopter une écoute constructive,
  • Créer un climat de confiance avec les parties prenantes, et pourquoi pas organiser des rencontres “multi stakeholder",
  • Ne pas hésiter pour un échange plus impliquant pour les parties prenantes à prendre et faire prendre des engagements réciproques dans un esprit gagnant / gagnant,
  • Dans un contexte de doute ou de conflit, assurer la médiation afin d'éviter la rupture de communication.

Une fois la confiance établie, ce sera toujours au marketing de savoir gérer et faire fructifier une bonne relation avec ses parties prenantes grâce à :

  • une vision claire de l'influence des parties prenantes sur l'organisme,
  • une approche complète, allant des grands principes jusqu'à la mise en oeuvre opérationnelle,
  • une collaboration avec les parties prenantes (internes et externes) : pourquoi et avec lesquelles ?

L'enjeu est d'importance puisque les bénéfices attendus peuvent être nombreux, cela pourrait même concerner le marketing RH afin de rendre attractive l'entreprise sur le marché de l'emploi, et l'action du marketing peut aller bien au delà que juste de la communication.

Au marketing d'inventer de nouveaux modes de consommation : faire passer le client de possesseur (acte d'achat unique) à usager (abonnement à un service). Michelin vend à certaines sociétés de transport des kilomètres d'usages, plutôt que des trains de pneus. Ainsi, les pneus sont rechapés entretenus et utilisés au mieux. Delta dore, fabricant de systèmes domotiques (de gestion électroniques de bâtiments et en particulier de chauffage) propose des contrats de maintenance et projette de vendre 'des économies d'énergie' en prenant un pourcentage des économies réalisées par la régulation posée et entretenue gratuitement par ailleurs.

Mais le doute est installé :
Pour le grand public, le marketing est la partie visible de l'iceberg qu'est l'entreprise, et surtout la partie visible de l'engagement supposé de l'entreprise en matière de Développement Durable, pour ce qui nous concerne.

Tout est dans le mot supposé :

Le positionnement des entreprises dans le champ de la responsabilité sociale est-il sincère ?
Le Développement Durable est-il un outil parmi d’autres au service des techniques du marketing ?
La RSE annoncée est-elle simplement destinée à nous rassurer ?

Attention effet boomerang !

Les prix Pinocchio du développement durable, organisés par les Amis de la Terre - France , ont pour but d'illustrer et de dénoncer les impacts négatifs de certaines entreprises françaises, en totale contradiction avec le concept de développement durable qu'elles utilisent abondamment.

Afin de dénoncer publiquement ce décalage entre les "beaux discours" d'un côté, et la réalité des actes des entreprises de l'autre, les Amis de la Terre décerneront trois prix Pinocchio , en référence naturellement à la fameuse marionnette en bois et à sa très personnelle conception de la vérité :

  • Un prix Pinocchio "Droits humains", remis à l'entreprise ayant perpétré les violations les plus graves des droits humains (y compris les droits sociaux, salariaux et sociétaux) parmi les nominés ;
  • Un prix Pinocchio "Environnement", remis à l'entreprise ayant généré les impacts environnementaux les plus lourds parmi les nominés ;
  • Un prix Pinocchio "Greenwashing", remis à l'entreprise ayant mené la campagne de communication la plus abusive et trompeuse au regard de ses activités réelles parmi les nominés.

Total nous propose des pubs avec des éoliennes sur fond de champs de blé ou de colza ondoyant sous le vent. Des associations pour la protection de l'environnement en donnent une image moins flatteuse.

Lexus promet de continuer à se déplacer sans avoir d'impact sur la planète, alors que la marque ne fait que répondre aux limites d'émissions fixées par l'Europe.

Sur France Inter, une émission du matin consacrée aux consommateurs indique qu'en trois ans, les publicités usant d'arguments écologiques ont étés multipliés par cinq, et ajoute que si la pratique a été une tentation forte au début, aujourd'hui seule une campagne sur dix tient du Greenwashing (promesses vertes non tenues).

Reste l'argumentaire qui joue sur la confusion comme celui par exemple de Blédina qui assure que tous ses produits sont élaborés à partir d'ingrédients issus à 100% de l'« agriculture maîtrisée » (qui ne veut rien dire mais qui évoque l' « agriculture raisonnée » qui elle est décrite dans le décret n° 2002-631 du 25 avril 20 02.).

Remarque :

Les activités de communication à travers la réalisation et la diffusion de publications, de manifestations contribuent de manière significative à divers impacts environnementaux :

  • consommation de ressources naturelles (énergie, papiers, emballages...),
  • utilisation de produits dangereux (encres, solvants...),
  • production de déchets,
  • pollutions liées aux transports...

Aussi, au même titre que le secteur industriel doit réduire les émissions polluantes liées à ses process, ou que le secteur agricole doit mieux maîtriser ses effluents, le secteur tertiaire (services, administrations…) a la responsabilité de limiter les impacts environnementaux liés à ses activités, et notamment ceux liés aux activités de communication.

Vous pouvez réduire vos impacts tout en continuant de communiquer efficacement et rendre les manifestations événementielles éco-responsables ?

En savoir plus :Thèse RSE

Développement Durable : RH et RSE

Kit de démarrage du(de la) professionnel(le) des RH : ce qu’il faut savoir avant de démarrer

La fonction RH peut ainsi être bénéficiaire de l’approche DD (Il n’est plus à démontrer que l’amélioration des conditions de travail et son effet sur la motivation des collaborateurs permet une meilleure adhésion à l’entreprise), elle a aussi un rôle important à jouer en tant qu'acteur :

les ressources humaines (RH) : sur le plan du recrutement, de la gestion et du développement des ressources humaines ; la GPEC vers une forme de Gestion RH Durable ?.
Nous sommes là dans les aspects sociaux du développement durable : qui, mieux que les RH, peut affirmer les valeurs sociales de l'entreprise ? En effet, pour cela, les RH ont des atouts qui sont pour la plupart des attributions historiques RH qu’il n’y aura que peu à modifier :

Gérer les compétences, l'emploi et la formation dans une logique de développement durable

  • Promotion de la diversité, rémunération, lutte contre le harcèlement moral, contre le stress
  • Attirer et motiver les collaborateurs grâce au développement durable
  • Faire du capital humain un avantage concurrentiel durable de l'entreprise

Mettre en oeuvre un dialogue social efficace au sein de l'entreprise

  • Culture d'entreprise, styles de management et politique RH
  • Mettre en place le label égalité, le label diversité

Identifier des projets locaux pour l'ancrage territorial

  • Rôle de l'entreprise face au handicap
  • Dialogue avec les parties prenantes locales

Voir globalement des instruments d'engagements et de reconnaissance d'une politique socialement responsable.

  • Renforcement de l'attractivité de l'entreprise, rétention des talents.
  • Meilleure gestion des relations avec les parties prenantes internes et externes.

La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, avant l’heure de la RSE, va déjà dans ce sens : La G.P.E.C. est un dispositif qui permet une gestion anticipative et préventive des ressources humaines et qui vise à détecter et à résoudre en amont les contraintes relatives à l’évolution des métiers, donc des emplois et des compétences nécessaires :

  • En fonction de l’environnement de l’entreprise et de ses choix stratégiques,
  • Adaptée aux spécificités de l’entreprise et proportionnée à ses ressources,
  • Comportant un volet collectif avec une analyse prospective des métiers, ainsi qu’un volet individuel pour permettre à chaque salarié d’anticiper son parcours professionnel.

On déborde bien du champs social, pour aller vers une responsabilité sociétale (sortant du périmètre des salariés de l'entreprise uniquement dans les préoccupations RH, et considérant l'individu comme une partie prenante dans les décisions qui le concernent). En effet, les 5 grandes étapes pour la mise en oeuvre d’une G.P.E.C. sont

  • L’évolution démographique de la population actuelle
  • L’évolution des qualifications
  • La projection à 5 ans des ressources disponibles
  • L’évaluation des besoins
  • La comparaison entre les besoins et les ressources

De la finalité d’une G.P.E.C., émane une pluralité d’outils permettant une meilleure cohérence d’ensemble dans l’entreprise et un moyen d’améliorer la visibilité des managers et collaborateurs sur l’avenir. Cela passe notamment par la mise en place d’entretiens annuels, de fiches de fonction, d’un plan de formation, de l'application du D.I.F. (droit individuel à la formation), de la mobilité géographique et fonctionnelle… Le premier axe de travail vise à cartographier les compétences et les besoins ; le second concerne l’analyse des projets individuels, compétences et souhaits des collaborateurs, suivie de la mise en évidence des convergences possibles.

La G.P.E.C. semble bien être dans l'esprit du Développement Durable et s'intègre parfaitement dans une Entreprise Responsable soucieuse d'équilibrer le bassin d'emploi dans lequel elle s'abreuve, et sur le bien-être de ses salariés sur lesquels elle s'appuie.

Tous les DRH sont, en général, d’accord sur le fait qu’il est nécessaire de traiter les questions de ressources humaines de façon anticipative et préventive, comme une démarche stratégique de direction. Ils souhaitent aussi en faire un thème de dialogue social. Dans le même temps, ces derniers craignent que les analyses et les prévisions d’emploi soient prises, tant par les salariés que leurs représentants, pour des engagements. De ce fait, son dispositif devrait être compris, accepté et relayé par l’ensemble des salariés, et aussi par l’ensemble de la ligne managériale pour permettre à l’entreprise d’aller vers un véritable ''management des compétences. On peut d’ailleurs imaginer que l’entretien annuel dit d’évaluation'', évolue vers des entretiens d’aspiration, ayant de plus en plus un rôle majeur dans le processus de gestion de carrières et de fidélisation par la formation.

Les salariés comprennent bien leur intérêt et savent qu'ils doivent veiller à leur employabilité, tant du point de vue de l’état de santé au travail que des compétences développées et transférables. Enfin, dans la continuité de la G.P.E.C. en tant qu'élément du Développement Durable, il est nécessaire de faire du recrutement un projet pour l’entreprise, avec quelques pré-requis : implication des différents profils (ressources humaines, managers, commerciaux, salariés et bien sûr, le dirigeant), planification par étape, pilotage en Comité de Direction… pour aboutir à de véritables innovations. Ce n’est qu’en ayant des idées neuves, en défrichant des territoires nouveaux, en s’associant entre elles (pour les P.M.E. et T.P.E. notamment) que les entreprises resteront concurrentielles et compétitives sur le marché de l’emploi, comme sur le marché économique. En somme, la performance RH s’inscrit et se mesure parfaitement dans de cadre du développement d’une politique des ressources humaines durable.

Au-delà de la G.P.E.C., un seul exemple : Encore trop peu d’entreprises ont décidé que l’entretien des locaux se ferait pendant les heures de bureaux. Pourtant, outre des bénéfices pour le personnel de ménage (horaires de travail plus compatibles avec une vie de famille ou avec les modes de garde traditionnel), il résulte de cette initiative que cela ne gêne en rien les employés de bureau et que ceux-ci sont plus respectueux des lieux et des personnes qui entretiennent leur lieu de travail. Parfois, cela ne tient à pas grand-chose. Cet exemple prouve que c’est à la portée de tous, c’est juste une question de volonté et une capacité à remettre en question les habitudes. Et même si RH et RSE sont dissociés, il devront de toute façon collaborer :

En effet, les professionnels de la RSE ont certainement beaucoup à partager avec les professionnels des RH, et peuvent les aider dans la mise en place et le suivi d’indicateurs : le 'label diversité' (lancé en septembre 2008) est l’exemple parfait d’un outil de pilotage RH. Les Risques Psycho-Sociaux, le stress au travail, les Troubles Musculo-Squelettiques sont autant d’autres exemples : de sujets autant RH que RSE.

Groupama RH Chez Groupama, le marketing RH s’empare du durable et promets une carrière évolutive : un ‘‘engagement durable’’ de la part de l’employeur.

Remarque :

Les aspirations des salariés sont multiples :

  • plus d’intérêt dans le travail, ce qui peut se traduire par l’ambiance, la confiance accordée au salarié, la reconnaissance et l’adhésion aux défis proposés par les managers,
  • plus de responsabilité et de capacité d’initiative, revirement fondamental succédant à une longue période où autorité et obéissance dominaient,
  • moins de stress inutile, et
  • un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Ces aspirations rejoignent d’ailleurs les enjeux de l’entreprise qui veut plus d’innovation, plus de proximité, plus de réactivité, plus de flexibilité pour mieux répondre aux exigences des marchés.

En savoir plus :Thèse RSE

Développement Durable : Management et RSE

Kit de démarrage du(de la) manager : ce qu’il faut savoir avant de démarrer

le management : en prenant en considération la RSE dans la stratégie de l’entreprise ;

De toute évidence, on commence par l'engagement de la Direction, sans lequel aucune impulsion ne pourra être donnée (au-delà de l’exemplarité). C'est le postulat de base, sans lequel aucun moyen ne sera alloué au projet (dégager du temps, faire les investissements nécessaires...). Mais il ne faut négliger aucun étage de la hiérarchie, ils sont tous les relais indispensables, de mise en application, de sensibilisation et de remontée de l'information : retour d'expérience, difficultés rencontrées.

Notion de gouvernance :

De l'Artisan qui voyait tout et était proche de ses salariés, les connaissant tous par leur prénoms (management paternaliste), on est passé à une industrie avec une structure plus complexe, parfois multisite, et donc dématérialisée, voire déshumanisée (vision comptable, vision d'actionnaire, voire vision purement financière d'un LBO (Leverage Buy Out) : les nouvelles techniques d'acquisition à effet de levier, c'est à dire avec comme seul objectif la revente après avoir restructuré l'entreprise).

Mutation stratégique et organisationnelle :

Les générations entrées sur le marché du travail à partir des années 1990 (nés avec les NTIC, révélateurs ou accélérateurs de cette mutation), ont relativisé la « valeur travail » en tant que composante de l’identité sociale, et remis en cause les modèles « verticaux » de contrôle et de subordination hiérarchique. Et ce, au profit de relations sociales de groupes, de logiques de contribution et d’échange plus horizontales qui impactent directement leurs attentes en terme de management.

Les TIC, en particulier les outils de réseaux, soutiennent l’émergence de logiques communautaires associées au déploiement dans les entreprises du management par projet. L’introduction de ces technologies à tous les niveaux des processus de travail laisse une grande part à l’autoformation, à l’auto organisation, aux logiques implicites, en même temps qu’elle encourage les ajustements mutuels, les échanges d’expériences, l’émergence de compétences nouvelles.

L’écoute (levier de la RSE) permet de passer du risque d’un management incompris (déconstruction des chaînes de responsabilités contournées par les messageries), à l’opportunité de profiter de ces nouveaux talents avec une nouvelle organisation.

Pour Vigeo : « Les risques de responsabilité sociale incombent à la fonction dirigeante » Les risques liés à la responsabilité sociale ne sont ni transférables, ni "assurables". S'ils sont bien maîtrisés, ils peuvent cependant devenir source de performances. « Les déclarations d'intention ne suffisent pas »

Sans douter de la pertinence et de la sincérité des chartes éthiques ou codes de conduite, ceux-ci ne renseignent pas toujours sur la matérialité des engagements. Ils sont certes utiles à l'entreprise (ou l’organisation) pour définir ses valeurs spécifiques.

Mais, contrairement à l'approche managériale de la responsabilité sociale, ils ne garantissent pas que l'entreprise maîtrise ses impacts sociaux, sociétaux, environnementaux ou de gouvernance.

Concrètement, un premier pas peut simplement être la mise en place d’un document reprenant les valeurs de l’entreprise (charte, code...).

L'analyse de la situation en réfléchissant aux forces et faiblesses de l’entreprise ainsi qu'aux opportunités et menaces externes à l’entreprise (analyse dite "SWOT" pour Strengths, Weaknesses, Opportunities, and Threats ) est la première étape pour entrer dans une démarche RSE.

Mécénat, sponsoring de manifestations sportives, culturelles et autres sur le plan local ou national, soutien d’actions bénévoles des salariés, par exemple dans des associations... ne peuvent qu'être du ressort de la Direction, dans sa volonté d'aller au delà des obligations légales.

Facteur de réduction des coûts, d'innovation, de motivation et de consensus en interne, le développement durable sert aussi à anticiper toutes sortes de risques et devient chaque jour un atout concurrentiel pour le business et le recrutement.

Remarque :
Selon la Sofres, si 38% des salariés français doutaient de la sincérité de leurs dirigeants en 2001, ils étaient 54% un an après. L’une des explications avancées réside dans les grands scandales (Enron, WorldCom) et les licenciements massifs parfois boursiers du début des années 2000.

En savoir plus :Thèse RSE

jeudi 8 octobre 2009

Qualité, QSE, RSE une thèse pour une nouvelle fonction

Voici la thèse que j'ai rédigée dans le cadre d'un Mastère Spécialisé QSE.

Elle traite de RSE (Responsabilité sociétale des Entreprises), donc de Développement Durable, et en tant que thèse professionnelle, elle se doit d'apporter des solutions.

En effet, parlant de DD autant que de RSE, on parle beaucoup du "pourquoi en faire", on parle d'urgence à partir d'un constat plus ou moins catastrophiste, mais trop peu parlent du "Comment faire".

Voici la raison d'être, voici la promesse, sans prétention : ma contribution à mon échelle.

L'approche par la fonction à plusieurs avantages :

  1. ça permet aux entreprises de parler concret
  2. ça permet d'être accéssible aux salariés qui se sentiront concernés
  3. chacun pourra donc y trouver ses repères
  4. fixer une définition de poste RSE et la placer dans l'organigramme, c'est donner le poids qu'on souhaite consacrer au sujet et au contenu qu'on veut lui donner.

Cette thèse se veut donc être un guide dans sa troisième partie, et propose un kit de démarrage dans la quatrième... de quoi donner quelques pistes pour amorcer l'envie et se rassurer sur la faisabilité de mettre en place quelques actions de départ et ne pas garder son éthique dans sa poche, cachée sous le mouchoir du je n'ose pas, ou du complexe à mon niveau, ça ne servira à rien.

Thèse sur la fonction RSE

Bonne lecture !

Enquête de sens

Après un long moment de silence, me revoilà.
Pendant ce temps là, mon projet a avancé, et moi avec.

pour aller de l'avant

Petit à petit, ma reconversion s'est faite et me voilà prêt à attaquer ma nouvelle vie (professionnelle).

Qualité, QSE, RSE, voici maintenant des termes qui prennent tout leur sens : et qui donnent du sens.

En cette période de criseS : crise des nerfs, crise d'identité : écoNOMique et logiquement écoLOGIQUE, crise du respect, et crise de responsabilité... ma carrière va pouvoir se recentrer sur des valeurs dont les actualités ne font pas l'apologie, préférant le spectre du spéctaculaire et du dramatique.

Voici donc le retour de ce blog qui devrait rapidement se transformer en JOURNAL DES BONNES NOUVELLES. Journal

samedi 27 décembre 2008

Qui sera Monsieur "DD" dans votre entreprise ?

Idéalement, la réponse sera "moi" : ce Monsieur "Développement Durable", dans quelques mois, c'est moi !DD
Voici donc choisi le sujet de ma thèse (ci-dessous en gras), et pour la partie "mise en application", je vais prendre l'exemple de l'entreprise dans laquelle je vais faire mon stage... le but étant bien-sûr de les convaincre de me garder à la fin.

Hier Qualité, aujourd'hui QSE, demain RSE : Comment organiser la fonction "Développement Durable" autour de ce nouveau périmètre que sera la Responsabilité Sociétale de l'Entreprise de l'ISO 26000 ?

Définissons d'abord ce qu'est la RSE :

L'ISO 26000 définit avec détails ses attentes envers les entreprises.

Voici les 7 chapitres de l'ISO 26000 sur la RSE : (publication prévue en 2010) qui définissent :

  • les 7 principes de la RS,
  • les 7 questions centrales,
  • les 7 actions et attentes associées

Chap 1 : Domaine d'application
Chap 2 : Termes et définitions
Chap 3 : Comprendre la responsabilité sociétale
RSE 26000

Beaucoup plus simplement, la RSE est la déclinaison du Développement Durable à la gestion des entreprises.
durable

Le but d'un stage réussi : se rendre indispensable en mettant un nouvel outils en place ou une nouvelle organisation, ou bien convaincre de notre efficacité, faire ses preuves. Le sujet de mon stage ne se pretant pas à la création d'une nouvelle façon de travailler, je vais simplement faire mes preuves et ce sera ma thèse qui démontrera la nécessité de créer un poste supplémentaire... fait pour moi !

Le Mastère Spécialisé est une formation post-ingénieur à orientation professionnelle ayant pour but :
Soit une SPECIALISATION
Soit une DOUBLE COMPETENCE
et de dispenser un SAVOIR UNIQUE dans une fonction ou un secteur précis pour lesquels les entreprises affichent un réel besoin.

Dans mon cas, il s'agit bien d'une double compétence (Management QSE : Qualité, Sécurité et Environnement) qui vient s'ajouter à mon expérience RH.

Dans les trois sphères du Développement Durable, en voilà déjà deux, pour le développement économique, mon expérience professionnelle dans une entreprise à forte orientation "business" m'aura fortement sensibilisé à cette dimension. ...et je me berce à penser que j'ai la maturité qu'un jeune diplômé n'aura pas forcément et qui me rend lucide quant à l'importance de la contrainte économique d'une entreprise :
par essence une entreprise nait pour sa rentabilité et vit par sa rentabilité économique.
Cette réalité n'est pas celle que l'on apprend à l'école quand on a suivi une filière technique. (culture technique bien nécessaire par ailleurs...)


Pour finir ma propre publicité quoi de mieux que la présentation faite par le site même de la formation qui la promeut :

Les Mastères Spécialisés bénéficient des liens étroits des Ecoles et le monde de l'entreprise, liens qui garantissent à la fois rigueur et technique, compétence en management et adéquation aux besoins des entreprises en cadres et dirigeants.

Le PROGRAMME comprend :
a) un ensemble d'enseignements incluant des enseignements théoriques, des travaux pratiques et des travaux de groupe ;
b) un travail personnel d'étude ou de recherche préparé dans le cadre d'une mission en entreprise et débouchant sur la soutenance d'une thèse professionnelle.

Que rajouter, à part peut-être ma polyvalence : j'ai enseigné en lycée d'enseignement général, en lycée technique et en lycée professionnel, des disciplines scientifiques et techniques, de la communication, des cours théoriques et pratiques, sur des cursus en mécanique et en électronique. J'ai une expérience du public et du privé, de la production et du service : service à la personne et service aux entreprises, dans un grand groupe et dans une petite agence (polyvalent sur des fonctions administratives, commerciales en plus de ma fonction principale de recrutement). J'ai travaillé en ville, à la campagne, dans le centre de la France dans l'Ouest, m'adaptant à chaque situation à chaque fois...
et tout ça : en 2 expériences de six ans chacunes.

dimanche 26 octobre 2008

Evolution de l'Ethique et de l'Environnement

J'avais parlé de 2 intervenants lors de cette conférence ; voici donc l'allocution de l'avocat professeur de Droit de l'Environnement, face à nous :

Pour reprendre l'intitulé étonnant et ambitieux de la conférence "DD Projet de Civilisation / Ethique universelle pour la paix et la sécurité", il commence par faire le lien (et l'évolution) de la Défense vers le Développement Durable (via la mission humanitaire des armées et le problème des réfugiés climatiques qui viendra bien à se poser), la Citoyenneté vers l'Ethique et l'Intelligence Economique vers l'Environnement puisque la valeur d'une entreprise ne se juge plus uniquement par sa cotation en bourse, et la concurrence ressemble de plus en plus à une bataille "verte". bagarre verte

En faisant un parallèle ensuite avec les normes juridiques et les normes techniques qui peuvent amener à des obligations et des sanctions, il définit les normes éthiques ; plutôt comportementales aux Etats Unis, plutôt morales ici en France, avec la différence :

"La morale commande, l'éthique recommande".

Après ce préembule, l'exposé s'organise ainsi :

1) ETAT DES LIEUX / HISTORIQUE :

Le Droit de l'Environnement explose en quantité et en qualité depuis les années 1975-1976 (0 directive en 1969, 230 directives aujourd'hui)

Il est adossé à la Constitution de 1958 et par voie de conséquence le Droit de l'Environnement est un Droit de l'Homme, ce qui a une importance fondamentale puisqu'il permet du jouer sur la nuance et l'évocation du Droit à l'Environnement.

En prennant l'exemple du litige de riverains à une ligne THT (très haute tension), ce "droit à vivre dans un environnement sein" renverse la charge de la preuve, puisqu'il n'appartient plus aux riverain de prouver la nuisance, mais à l'exploitant de la THT de démontrer n'innocuité du courant fort.
Aujourd'hui les rapports DD sont obligatoires pour les grandes entreprises, mais toutes ont également leur Charte Ethique (sauf la politique et la finance...).

papier.bmp

La norme protège et encadre, mais trop de droit, trop de règles implique un besoin croissant d'ethique qui ressemble à un "droit mou". Il faut que les deux marchent ensemble : le droit doit laisser de la place à l'éthique, par exemple le mode de réparation doit pouvoir être une conduite éthique.



En effet, le Droit à l'Environnement a 3 limites :

  1. - la responsabilité environnementale donne encore trop souvent lieu à une réparation par l'argent, ce qui ne tiend en aucun cas compte de l'irréversibilité des dommages causés.
  2. - à propos des dommages écologiques, justement : Qui a le droit de réclamer les réparations (la commune, l'état, la sécurité sociale s'il y a des conséquences sanitaires...) ?
  3. - la matière juridique est encore inadaptée : quel tribunal est compétent pour dresser un procès contre la couche d'Ozone ?

Tout l'enjeu part de l'analyse des risques, passe par la transparence de l'information pour aboutir à l'éthique et à sa gouvernance.

2) L'AVENIR / L'UTILITE

  • De l'avenir et de l'utilité des tribunaux : les règles d'éthiques (chartes) entrent dans le droit.
  • De l'avenir et de l'utilité des normes : les normes ISO sont prises dans les entreprise dès leur installation et dans leurs installations (plus uniquement dans leur production).
  • De l'avenir et de l'utilité du droit de l'Environnement : ce droit devient Droit du Développement Durable et intègre donc avec l'Environnement, l'Economie et le Social.
  • Les règles de droit / de procédures n'intègrent pas les valeurs, l'Ethique si. Le DD est porteur de valeurs (forte valeur sociale). La société civile veut du bio, du durable ; la politique ne l'écoute pas assez. Ces valeurs universelles n'ont pas d'effectivité (pas de juridiction inter-étatique par exemple, mais pour la première fois, l'Europe a décidé ensemble face à la crise : c'est bon signe !).

EnR

L'avenir est au bilan éco-avantage : voir tout ce qui rassemble plutôt que tout ce qui divise.





samedi 18 octobre 2008

DD Projet de Civilisation / Ethique universelle pour la paix et la sécurité

Voici le titre ambitieux d'une conférence à laquelle j'ai assisté.

Droit
Deux intervenants : une avocate ancienne Ministre de l'Environnement, et un avocat professeur de Droit de l'Environnement ; le point de vue économico-politico-juridique me donne un angle de vision supplémentaire du sujet Développement Durable.


Bien sûr, l'actualité fait commencer la conférence sur l'évocation de la crise économique comme n'étant qu'un symptôme de la crise de système qui s'amorce, et cette crise peut, pour être salutaire, être l'occasion d'un changement majeur vers un nouveau modèle de "La société du Développement Durable".

En effet, nous vivons en ce moment cinq révolutions simultanées, qui peuvent être vues comme cinq défis :

  1. - la population : 6,5 Mds d'Hommes aujourd'hui sur la planète ; 8 à 9 Mds en 2050,
  2. - le climat : les rapports sont de plus en plus pessimistes et nous somme au delà du scénario le plus noir émis par le GIEC, (la Chine pollue plus aujourd'hui que les USA et ce n'était pas dans les hypothèses de départ, l'effet du méthane a été complètement ignoré sur l'effet de serre...),
  3. - les ressources : eau, energie, espace cultivable vont s'imposer à nous très rapidement comme étant les richesses les plus sensibles, même si très provisoirement les prix du pétrole baisse puisque la spéculation s'est fixée sur autrechose,
  4. - la biodiversité : nous parlons là de la 6è extinction des espèces, seulement la nature n'a jamais eu à gérer une mutation aussi rapide et surtout que n'ait pas été générée par elle-même. Ce ne sera pas sans poser de graves problèmes économiques puisque les services rendus par la nature peuvent être estimés comme étant équivalent à 2 à 4 fois le PNB mondial. Nous ne savons par exemple pas polléniser artificiellement les cultures et des éleveurs de melon ont dû louer des abeilles aux apiculteurs qui en manquent eux-même pour la production de miel.
  5. - l'impact des produits chimiques du XXè siècle : des maladies nouvelles sont apparues, une baisse de fécondité dans les pays industrialisés (-50% depuis 1945 : 15% des couples sont stériles en Europe), et une féminisation des espèces vivant dans les rivières.


Voici le tableau brossé pour montrer la difficulté du défi qui se présente à nous, sa compléxité tiend aux interactions entre ces cinq domaines, chacun ayant des conséquences sur tous les autres.


Il faut bien se rendre compte que cette crise est celle de l'inversion des raretés :
Hier prévallait l'accumulation du capital et du travail, qui étaient des valeurs de reconnaissance (jusqu'au "Travailler plus pour gagner plus", la relance tant espérée de la consommation pour relancer l'activité... ), la nature, la terre de leurs côtés ne vallant quasiment rien. Aujourd'hui, le phénomène récurrent de chômage et le manque de richesses naturelles nous poussent à une utilisation aussi sobre que possible de l'énergie, l'eau, l'air... et à raisonner en terme de services plus que de produits : Pour un service rendu, recherchons le produit économe, qui dure dans le temps, non toxique.

Il n'y a pas que la production qui soit concernée : il y a 35 ans il fallait "adapter la ville à la voiture", la croissance c'est faite sur l'automobile et l'immobilier. Aujourd'hui avec les problèmes liés au pétrole, nous sommes dans cette société de transition qui a besoin du végétal et donc de l'espace cultivable ; le végétal pour la nourriture, l'énergie et la chimie de demain avec par exemple les bioplastiques.

C'est une de nos richesse : en France nous avons 110 habitant par km² , la densité est de 200 habitants au Km² en Angleterre près de 300 en Allemagne.

immédiatetéLe rapport au temps va changer.

La crise financière et la crise écologique sont liées à l'immédiateté (oubli du passé, pas de préoccupation de l'avenir) et à l'impatience (on veut tout, tout de suite quitte à faire des emprunts déraisonnés ou inventer des ordinateurs qui vont plus vite, faire la course à la nouveauté, rendre obsolète en moins de six mois une machine qui coute plus de 1000 Euros...).
La crise financière, par exemple, est liée à un taux de rentabilité calculé trimestriellement et par des prises de risque sur du court terme.

"Nous ne croyons pas se que nous voyons"

L'enjeu ne rend pas réaliste le danger, nous nous persuadons que ce n'est pas possible, comme celui qui craint moins le fin du monde qu'une égratignure à son doigt. Pourtant la crise économique est profonde, nous avons besoin de créer des infrastructure pour sortir du pétrole. Et c'est bien là notre chance : l'issue de la crise par le haut :

  • - par la réductions des dépenses (bâtiments aux normes HQE...),
  • - l'efficacité énergétique (nouveaux moyens de production),
  • - les énergies renouveables,

nous tenons la solution "gagnant, gagnant, gagnant" grace à l' OPPORTUNITE DE L'INNOVATION.

MobilitéL'énergie renouveable est une solution de décentralisation énergétique (pas de délocalisation possible) et la nouvelle mobilité (covoiturage à l'échelle industrielle, le "mult-immédiat" qui peut remplacer l'avion par la télé-conférence) sont des atouts qui peuvent jouer en notre faveur.

Nous avons la capacité d'une relance économique sur ce sujet du développement durable.

L'humanisme des terriens doit dépasser l'égoïsme des traders.

Voici la teneur de la première intervention : qu'en pensez-vous ?

samedi 30 août 2008

Dénouement

Comme prévu, la rentrée fût riche en évènements, et en cloture de quelques dossiers.

Mon futur est donc défini sur les 14 mois qui viennent :

cartable

  • - mon départ est négocié, et ma formation financée ; mais pas de rupture conventionnelle : trop nouveau... (ou trop cher),
  • - mon stage est trouvé, je vais bien participer à l'amélioration de la qualité de certains bâteaux que vous verez (ou pas) croiser au large de nos côtes, un peu mieux environnés qu'avant,
  • - mon "parain" au sein du club qualité en est devenu le président : Félicitations !

Je fais bref pour vous tenir au courant, mais une nouvelle aventure ne fait que commencer : je ne clos surtout pas ce blog !

Les vacances de M. Hulot

Le vent tourne, petite éoliennela planète aussi (même si pas toujours rond) et la situation s'arrange : je vais quand même réussir à me recycler...
économie circulaire ...enfin à recycler mes compétences qui s'usent comme celles de n'importe quel salarié qui tourne en rond. (Dans un roulement, les billes s'usent aussi...)

........ . . . R E C O N V E R S I O N . o u . L E . R E C Y C L A G E . D E S . T A L E N T S . . . ........

Il s'est encore passé beaucoup de choses en cette 2ème quinzaine d'Août (période calme : que va donner la rentrée ???).

  1. - découverte de l'ANPE, en tant que patient... euh... demandeur et non plus employeur,
  2. - découverte de "l'homme invisible" des ASSEDIC, aussi nommé "3949",
  3. - entretien chez le "Constructeur de bâteaux", refus du "Constructeur de bâtiments", mise en action du réseau professionnel, invitation à une réunion du "Club Qualité" local avec 53 responsables qualité de différents secteurs, introduit par un des membre du bureau.
  4. - et (à venir) la RUPTURE CONVENTIONNELLE de CDI.

Les points 1. et 2. pour vous dire que je vais négocier mon départ plus tôt que prévu, un an plus tôt, et au lieu de prendre un congès de formation, je vais essayer de financer ma formation avec d'autres organismes (auxquels je cotise aussi, via les impôts par exemples ou les charges sociales déduites de mes salaires). Ainsi, le coût pédagogique pourrait être pris par le Conseil Général du 44 et l'entreprise qui me prendra en stage... et peut-être aussi par mon employeur actuel via le DIF... voir point 4. : sujet à négociation !

Ma rémunération sera tout simplement prise en charge par les ASSEDIC... sous condition d'éligibilité de la formation par l'ANPE. C'est là que le serpent se mord la queue encore dans un mouvement circulaire et immobile ! (Mouvement immobile ?!? Oui, immobile : ANPE-ASSEDIC-ANPE oblige).
L'ANPE ne peut pas me renseigner tant que je ne suis pas "inscrit" aux ASSEDIC ; je ne peux pas m'inscrire tant que je ne suis pas demandeur d'emploi. Je suis donc obligé de quitter mon employeur sans savoir officiellement si je vais avoir de quoi manger pendant un an.

Je viens de réflechir 30 secondes : ...non, je ne peux pas réfreiner deux petites anecdotes que l'on peut sans doute lire sur beaucoup de blogs emplois. Je fais bref donc : ANPE, ouverture à 8H30, défilé à partir de 8H25 de tous les agents qui, l'un après l'autre dans le même rituel, ouvrent la porte, entrent et referment très vite derrière eux à clé, des fois qu'ils soient obligés de travailler 3 minutes plus tôt... (dédicace à Mickaël).

Les ASSEDIC, pas mieux, comme ils sont à deux pâtés de maison de mon boulot, j'y suis passé à 13H15, pas avant cette fois ! Arrivé là, un agent d'accueil qui m'explique qu'il faut un rendez-vous, mais qu'on peut s'inscrire en ligne.
"Et juste pour un renseignement ?
- Le 3949, et une cabine téléphonique dans le hall."
Surréaliste, non ? Vous êtes dans le hall, et vous appelez au téléphone le type qui est dans le bureau juste derrière le mur en placoplâtre... A leur décharge, un site bien fait et des renseignements précis au téléphone : merci Mme. 3949 !!! Et oui, l'homme invisible est marié et ce jour là, je suis tombé sur Madame.

Résultat de tout ça, quand même, il va falloir que je demande une RUPTURE CONVENTIONNELLE, ce qui change tout en terme de délais : plus question de partir le vendredi 17 octobre pour commencer le 20. Congès Payés à solder avant de partir, plus de préavis, mais un délai de rétractation, et un autre d'homologation... et dire que mon remplaçant n'est toujours pas recruté...

Texte officiel : Pôle actualités sur www.assedic.fr
A la signature de la convention de rupture, l’employeur et le salarié disposent d'un délai de 15 jours calendaires de rétractation. Une fois ce délai passé, la demande d'homologation et un exemplaire de la convention sont transmis à la Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (DDTEFP) qui dispose d'un délai de 15 jours ouvrables pour se prononcer. L'absence de réponse dans ce délai vaut homologation.

La date de rupture du contrat de travail intervient au plus tôt le lendemain de ladite homologation.




Et pendant ce temps là, M. Hulot ?Vac's M. HULOT
Il est en vacances...

























à côté de St Nazaire.

vendredi 15 août 2008

Chers Environnés, tout se complique

Il y avait dans mon aventure (de reconversion) TROIS étapes majeures à franchir :

1) Etre admis à l'école (le CESI),
2) Obtenir l'autorisation d'absence de mon employeur actuel, et enfin
3) Décrocher le financement de cette formation par l'organisme de type FONGECIF.

Les deux premières ont été franchies, pour la troisième,

Nous regrettons de vous informer que le financement de votre dossier a été refusé par la commission de gestion du CIF.


Je ne baisse pas les bras, ma reconversion va se faire, ça va juste être un peu plus compliqué.

Tracassin L'espoir est toujours vainqueur du tracassin.

Propos recueillis par André Malraux dans Les Chênes qu'on abat (1971) Citations de Charles de Gaulle

Alors, voilà... une nouvelle bataille s'engage : la recherche de financement est lancée, car il ne s'agit bien là que d'argent et sur le fond, le projet reste entier comme ma motivation à sauver la planète...

Pour la planète, c'est une blague. Irréductible Optimiste, par opposition au milieu qui a plutôt des tendances catastrophistes..., je reste motivé à 100% pour mon projet (reconversion et QSE) qui a bien 2 objectifs.

Et c'est là que le "Tracassin des Environnés" illustre bien mes propos : à cause du côté "Tracassin" et du côté "Environnés" ; je m'explique...

Synonymes de tracassin, nous trouvons 2 mots : 'bougeotte' et 'tourment'. (*)

  1. Je vais commencer par 'tourment' car effectivement dans le milieu des écolos en sandales, on bascule très vite de l'Utopie, charmante petite île, à l'alarmisme (dû sans aucun doute à de bonnes intentions mais dépassées par une envie trop forte et parfois désordonnée de vouloir faire bouger les choses).

Effectivement le livre précité, date de 1978, et cet alarmisme était doublé d'une incompréhension certaine, de ceux qui n'étaient pas encore des 'Environnés' (c'est-à-dire conscients de vivre dans un environnement, comme un 'administré' est pour le maire, l'ensemble de ceux qui vivent sous les dispositions de son administration.) Vous et moi, sommes des administrés, sans parfois le vouloir, et des 'environnés', sans parfois le savoir (Cf. la prose de M. JOURDIN).

Aujourd'hui, grace à des signes fortsgrenelle, précédés d'une tendance de fond "durable", l'alarmisme fait un peu de place à l'optimisme et c'est là que j'y trouve ma place : quand les petites graines des 'écolos en sandales' commencent à germer dans la tête des 'décideurs en cravate'.
Voici donc expliqué, mon orientation QSE avec un tout petit historique sur l'environnement : aujourd'hui le sujet est mature, suffisament pour y trouver ma place et pouvoir y mener des actions efficaces et conformes avec mes convictions pragmatiques : mon principe de réalité, m'empèche de me lancer dans une cause perdue à l'avance. Ce qui sauve l'idée QSE et qui a longtemps perdu l'idéologie écologiste, c'est justement ce principe de réalité qui rend indissociable "Respect de l'Environnement", "Equité Sociale" et "Efficacité Economique" : l'efficacité économique étant le prérequis à tout le reste afin d'assurer la pérénité de l'entreprise (sa durabilité).

2. 'Reconversion', 'bougeotte', vous aurez de vous même fait le lien, il s'agit là d'évoluer pour ne pas stagner et finir par périmer. On parle là d'altération de la qualification professionnelle, autrement dit : "Quand le vélo y s'arrête, y tombe !"beau velo neuf...même celui-là. Le changement permet de rester ouvert, et donc de continuer à progresser, en se remettant en question par exemple, et en s'enrichissant de chaque expérience que l'on prend avec plus de recul quand elles sont multiples. La richesse culturelle qu'apporte la mobilité, n'exige pas forcément une expatriation à l'autre bout du monde, il suffit de changer de secteur d'activité, de fonction (même parfois en interne), ou d'environnement de travail... D'environnement justement : la boucle est bouclée dans cet ...environnement circulaire...

(*) source : le CNRTL, CNRTL

dimanche 10 août 2008

Mes rapports avec DD

C'est quand même un gros avantage du secteur, les entreprises communiquent plus volontiers sur leur Développement Durable que sur leur politique RH (par exemple).

Et donc pour nombre d'entreprises et de groupes surtout, le "Rapport Développement Durable" est publié sur internet : ce qui facilite de beaucoup la préparation des entretiens.

Ah oui, je suis en pleine recherche de stage pour février...

Cher lecteur, chers environnés, bonjour.

Je m'y prends tôt ? C'est un peu ce que je me disais en envoyant mes premières candidatures. Mais pour l'instant sur 3 envois, j'ai eu 2 convocations pour entretien, dont un que je viens de passer. Pas mal, non (pour un mois d'Août) ?

3 candidatures : 3 secteurs d'activités, 3 fonctions différentes : pour l'instant je découvre le marché (enfin presque)...

QM2 un poste en qualité dans l'industrie

timbre

un poste en environnement dans les services




annuaire ecoconstruction




un poste en sécurité dans le bâtiment.









Mon premier entretien, "de reconversion" va-t-on dire, s'est plutôt bien passé.
C'est l'entreprise industrielle qui m'a contacté d'abord, fin juillet pour fixer RdV fin Août directement avec le responsable de service (Responsable qualité), mais c'est l'entreprise de BTP que j'ai rencontré en premier.
En effet, j'ai eu, pour des raisons professionnelles, à appeler le DRH et à la fin de notre conversation ; j'ai abordé l'autre sujet en me présentant à nouveau, mais en tant que candidat cette fois :
Mais oui, vous entrez au CESI ? J'allais justement vous appeler !
C'est lui qui est venu me voir pour un entretien, 2 jours plus tard, hasard de calendrier.

On a parlé Sécurité sur les chantiers, mais on est très vite parti sur un poste plus généraliste QSE pour lequel il me pressentait plus naturellement.
On a surtout parlé de leur implication sur le sujet et sur les résultats des actions déjà mises en place, justement en partant des indicateurs issus de leur "Rapport Développement Durable" que j'avais emmené avec moi.

Du coup, on a été très factuel, on est allé à l'essentiel et on a pu échanger sur les projets et sur l'ampleur de ce qu'il reste à faire... : entretien très encourageant, on a discuté entre professionnels, autour de chiffres et d'actions, plutôt qu'autour d'un CV... (On a parlé plus d'avenir que de passé...)

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Mes rapports avec DD ?
Le Rapport DD : C'est mon ami, trouvé sur internet !

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On a également parlé de l'image extérieure de l'entreprise, mais l'intérêt était plus clairement pour lui d'améliorer sa communication RH, dans un esprit Qualité.
L'échange a été réel, et même au delà de l'image "extérieure" puisque j'avais, au préalable, rencontré des anciens salariés du groupes... pour me renseigner sur les valeurs affichées et leur réalité sur le terrain. (réalité plutôt conforme, mais avec des travers reconnus et expliqués par le DRH que j'avais en face de moi).

Une seule inquiétude : l'avenir du BTP, qui a déjà vécu des crises, qui a été une valeur refuge ces dernières années, et qui a surtout beaucoup recruté... Un service QSE comptant déjà 8 personnes pour 800 salariés : ENORME !

mercredi 2 juillet 2008

Tapis Rouge sous mon projet : même le gouvernement veut m'aider

Le Gouvernement souhaite que les entreprises françaises soient les plus performantes sur les marchés des technologies environnementales

Référence : Actualité rédigée par Net-iris - Thème Commercial & Sociétés - Publié le mercredi 25 juin 2008

Tapis rouge

Conscient que le développement des technologies respectueuses de l'environnement et leur exportation est le moyen de permettre aux entreprises françaises d'être compétitives sur un marché qui n'en est qu'à ses prémices, le secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie et de la consommation, Luc Chatel annonce en partenariat avec Jean-Louis Borloo, le ministre du développement durable, le lancement d'un Comité stratégique des industries vertes. Répondant favorablement à la proposition de la Fédération des industries électriques électroniques et de communication (Fieec), le secrétaire d'Etat entend centrer les efforts sur les marchés du développement durable, l'efficacité énergétique des bâtiments, l'écoconception des produits, la sécurité (du territoire, des réseaux des personnes et des biens), et l'e-santé. Le Comité, dont la date de création n'a pas encore été arrêtée, s'attachera à développer des filières proposant des offres compétitives sur les marchés en question, peut-on lire dans un communiqué du ministère. Notons que le rapport intitulé "La stratégie industrielle pour les marchés du futur" réalisé par la Fédération des industries électriques électroniques et de communication (Fieec) contient une vingtaine de propositions. Il conclut que "les enjeux de société auxquels nous devons faire face (réchauffement climatique, sécurité globale, santé, etc) et la mondialisation, sont des opportunités pour notre économie" puisqu'ils peuvent "générer de la croissance, de l'emploi et du bien-être pour nos concitoyens". Il ajoute que "produire en France et viser le marché mondial, doit se faire avec pragmatisme, en intégrant les contraintes et opportunités de la mondialisation, en sachant construire des usines à l'étranger tout en positionnant celles en France sur les produits à forte valeur ajoutée".

mercredi 11 juin 2008

R(H+Q)SE=RSE : vers l'ISO 26000

Voici ma botte secrète : la formule magique R(H+Q)SE=RSEcertif AFNOR Ma double compétence qui va vers la Responsabilité Sociétale.

Une réunion est organisée par l'AFNOR sur le sujet à 6km de chez moi, et a pour vocation de réunir les entreprises impliquées sur le sujet : j'en serai... (J'ai mon carton !)

http://www.scribd.com/doc/3328861/I...

Réseautage à fond, on rentre enfin dans le concret.

Peut-être même, pourrais-je me mettre à réver de faire mon stage au sein de la Délégation Régionale de l'AFNOR pour participer à la consultation en local (recenser les acteurs locaux qui pourraient se sentir concerner, les rencontrer : faire des entretiens pour savoir ce qu'ils peuvent attendre ou apporter à cette nouvelle norme...)

Il faut que je me renseigne aussi sur le SMI (Système Management Intégré) qui regroupe toutes les normes (ISO 9001, 14001, OHSAS 18000...) : ça me semble aller dans le même sens.

Feuille-planete AFNOR Les promesses de l'AFNOR quand à la participation à la plate forme Régionale :

  • ''Anticiper les évolutions de la société et bénéficier des réflexions internationales sur le sujet RSE,
  • Effectuer une veille sur les bonnes pratiques et l’approche de la RSE,
  • Intégrer un réseau régional d’organismes engagés dans des démarches et réflexions sur la prise en compte du développement durable dans leur stratégie et dans leurs pratiques,
  • Partager et valoriser des bonnes pratiques, prendre en compte très en amont les futures recommandations de la norme ISO 26000,
  • Etre au niveau local un acteur actif du système de normalisation en exprimant un avis sur le futur contenu de l’ISO 26000.''

dimanche 1 juin 2008

Révelation

Ca y est je peux faire mon "comming out" en avant première sur ce blog, je dévoile demain à mes collègues l'étendue de mes projets.

En effet, j'ai eu l'agréable surprise hier de recevoir ce message que je n'attendais que lundi :

Logo_CESI.jpg''"Suite à la décision du Jury de Sélection de l'Ecole qui s'est réuni le 29/05/08, nous avons le plaisir de vous informer que vous êtes admis à suivre le Mastère Spécialisé en Management de la Qualité, de la Sécurité et de l'Environnement . L’entrée en formation se fera le 20 octobre prochain."''

La surprise a été plus sur la date que sur la décision puisqu'au sortir de l'entretien, le responsable de la formation avait su me rassurer sur mes chances d'intégrer le cercle des "Mastériens".

Ca y est donc, la course est lancée : - demande de Congès Individuel de Formation auprès de mon employeur, - demande de faire valoir de mes Droits à la Formation Individuelle (80h acquises que je vais mettre à profit pour réveiller l'anglais qui sommeille en moi d'un sommeil profond), - recherche d'une entreprise pour le stage de fin de formation... déjà ! (vous allez pouvoir enfin découvrir mon CV et donc mon identité en pièce jointe) - recherche d'un logement sur place (double frais pendant six mois) et donc - recherche de subventions (conseil général, conseil régional, des sponsors peut-être si vous me lisez...)

Bon,il faut que j'y aille, je vous tiens au courant.

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