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dimanche 14 septembre 2008

Reconversion... Les coulisses

Petit historique : Le point de départ de ça, c'est que je me suis toujours promis de ne jamais travailler pour "Petit Soldat". Le fond du problème dans cette boite, c'est la promotion : pour devenir Chef d'Agence, il faut et il suffit d'être un bon Commercial... et un Chargé de Recrutement qui n'aspire pas à devenir Commercial n'est pas un bon Chargé de Recrutement.

La hiérarchie c'est ça. Et la carotte est celle-là.évolution

Assistante d'Agence, Chargé(e) de Recrutement, Commercial(e), Chef d'Agence, Responsable de Région... quand on rentre, on peut espérer (il FAUT espérer) gravir une ou deux de ses marches.

C'est ce qui tuera cette boite car majeure partie des CR (Chargé de Recrutement) n'a pas vocation à aller vers la fonction noble de la vente puisqu'issue au départ d'une formation RH, avec pour certains même des aspirations sociales ou pire : des sensibilités humanistes. Pour les Commerciaux, ceux qui réussissent sont ceux qui sont prêt à marcher sur la tête des autres avec l'étiquette sur le front et l'éthique dans la poche. Alors forcément, quand on veut manager ses équipes avec une calculette dans chaque main et un téléphone coincé sur l'épaule...

pour aller de l'avant

...je m'éloigne du sujet, avançons !


Donc "Petit Soldat" est devenue "Petit Chef", selon cet immuable principe, et la prise d'effet au 1er Septembre n'a pas tardé à faire les dégats attendus : bien que connaissant parfaitement ma situation de départ imminent, elle n'a pas pu s'empècher de vouloir faire du zèle : avec une formidable maladresse qui l'a immédiatement mise au placard !

Je m'amuse et donc vous raconte :

Pour le contexte, j'avais rendez-vous vendredi 14H, pour négocier mon départ avec Maman Oursin, rendez-vous pris par téléphone jeudi soir via "Petit Chef" (...). : Nous tomberons d'accord sur un licenciement pour faute (abandon de poste), je suis donc actuellement hors la loi, et ce, pendant 4 semaines, à partir du 11 septembre (O'Bama et Mc Cain ont fait ensemble une minute de silence pour moi !!!).

Voici donc pour le contexte, lisez donc à présent ce qui suit :

Mail de "Petit Chef", adressé à moi, copie à Maman Oursin. Envoyé à 12H23, quand j'étais donc sur la route pour aller voir Maman Oursin.

Cxu,

Je reviens vers toi concernant le client X.

Je suis surprise qu'aucune candidature n'avait été envoyé sur le profil XX, pendant les vacances de XXX. La commande date de fin juillet. Le profil n'étant pas si compliqué,

Malheureusement nous avons perdu un poste sur ce dossier pourvu par la concurrence et l'autre profil est en stand bye.

Je comprends la difficulté mais nous devons faire le maximum au niveau du recrutement, XXXX $ sur le mois d'août n'est pas suffisant.

Je compte sur toi pour faire le maximum concernant les commandes de ton équipe. C'est un travail d'équipe.

Bien cordialement

Je ne découvre donc ce charmant mail que lundi matin, une fois la négociation faite avec Maman Oursin, qui (1) ne l'avait pas lu, et (2) de toute façon avait d'autres sujets à traiter avec moi que les affaires du quotidien : il fallait qu'on parle de procédures à suivre et de sous !
J'avais proposé la Ruture Conventionnelle, non : refusée. Maman Oursin préférait Licenciement pour Faute : elle gagne l'indemnité de départ. J'ai contre-proposé un licenciement pour motif personnel (mésentente avec un collègue : par exemple "Petit Chef" ou pour insuffisance de résultats : c'était un peu l'idée du mois d'Août "pianissimo"), mais non, c'était trop long et il fallait des preuves : "C'est toi qui veut partir, moi, de mon côté, je n'ai rien à repprocher à Cxu !". Bref, on restera sur la seule solution qui tienne dans les délais pour que je sois libéré pour la rentrée : l'abandon de poste, comme ça l'indemnité n'est pas dûe.

EuroUn mois sans salaire entre l'abandon effectif de poste et le licenciement officiel, pas d'indemnité de départ, mais en contrepartie, on me paie le reste des frais de formation : l'un dans l'autre, je m'y retrouve, et surtout Maman Oursin ne sort rien de sa poche puisque c'est le budget formation qui sera ponctionné.

Ma réponse à mon retour lundi matin, à "Petit Chef", copie à Maman Oursin :

Merci "Petit Chef", je reconnais bien là tes talents de management et te prédis un bel avenir sur tes nouvelles fonctions. Nous allons pouvoir enfin parler de mésentente cordiale : tu veux me licencier pour insuffisance ? C'est ça ?

Maman Oursin, tu crois qu'il va être encore temps ? J'ai deux beaux motifs ...et des débuts de preuve !!!

Puis message à Maman Oursin seule (pour ne pas que ça ressemble à une menace (ce qui pourrait-être grave))

Ce genre de délicatesse me donne à réfléchir...

En effet ce vendredi, 12H23, j'étais sur la route entre l'agence et ton bureau pour venir te voir. Le matin même nous avons fait une réunion de commande et le sujet a été abordé par oral et ne justifiait pas un avertissement en bonne et dûe forme ...par derrière.

Je fais donc les comptes et deux solutions s'offrent à moi : - soit on fait selon notre accord de vendredi, - soit je lui mets ma main sur la figure (au sens figuré, ou pas).

D'un point de vue comptable, la deuxième solution pourrait me tenter, un licenciement pour faute pourrait ainsi se justifier avec licenciement sur le champs (à 2 jours près...), faute grave ou lourde de toute façon, même si je perds mes CP (15 jours), je gagne un mois de droits aux ASSEDIC... tentant, non ?

Que me conseilles-tu de faire ?

L'effet attendu a été immédiat, Maman Oursin a pris ses dispositions pour "calmer le jeu" : un coup de fil et depuis... "Petit chef" ne sort plus de son bureau et surtout ne passe pas à moins de 5 mètres de moi.

Cette tranquilité, chers collègues, chers Environnés, je vous la dédie, rien qu'à vous !

samedi 30 août 2008

Dénouement

Comme prévu, la rentrée fût riche en évènements, et en cloture de quelques dossiers ...pas tous. Officiellement, ils le sont tous, mais il en est un que je vais rouvrir ...le temps venu.

Mon futur est donc défini sur les 14 mois qui viennent :

cartable

  • - mon départ est négocié, et ma formation financée ; mais pas de rupture conventionnelle : trop nouveau... (ou trop cher),
  • - mon stage est trouvé, je vais bien participer à l'amélioration de la qualité de certains bâteaux que vous verez (ou pas) croiser au large de nos côtes, un peu mieux environnés qu'avant,
  • - mon "parain" au sein du club qualité en est devenu le président : Félicitations !

Je fais bref pour vous tenir au courant, mais une nouvelle aventure ne fait que commencer : je ne clos surtout pas ce blog !

Les vacances de M. Hulot

Le vent tourne, petite éoliennela planète aussi (même si pas toujours rond) et la situation s'arrange : je vais quand même réussir à me recycler...
économie circulaire ...enfin à recycler mes compétences qui s'usent comme celles de n'importe quel salarié qui tourne en rond. (Dans un roulement, les billes s'usent aussi...)

........ . . . R E C O N V E R S I O N . o u . L E . R E C Y C L A G E . D E S . T A L E N T S . . . ........

Il s'est encore passé beaucoup de choses en cette 2ème quinzaine d'Août (période calme : que va donner la rentrée ???).

  1. - découverte de l'ANPE, en tant que patient... euh... demandeur et non plus employeur,
  2. - découverte de "l'homme invisible" des ASSEDIC, aussi nommé "3949",
  3. - entretien chez le "Constructeur de bâteaux", refus du "Constructeur de bâtiments", mise en action du réseau professionnel, invitation à une réunion du "Club Qualité" local avec 53 responsables qualité de différents secteurs, introduit par un des membre du bureau.
  4. - et (à venir) la RUPTURE CONVENTIONNELLE de CDI avec Maman Oursin.

Les points 1. et 2. pour vous dire que je vais négocier mon départ plus tôt que prévu, un an plus tôt, et au lieu de prendre un congès de formation, je vais essayer de financer ma formation avec d'autres organismes (auxquels je cotise aussi, via les impôts par exemples ou les charges sociales déduites de mes salaires). Ainsi, le coût pédagogique pourrait être pris par le Conseil Général du 44 et l'entreprise qui me prendra en stage... et peut-être aussi par mon employeur actuel via le DIF... voir point 4. : sujet à négociation !

Ma rémunération sera tout simplement prise en charge par les ASSEDIC... sous condition d'éligibilité de la formation par l'ANPE. C'est là que le serpent se mord la queue encore dans un mouvement circulaire et immobile ! (Mouvement immobile ?!? Oui, immobile : ANPE-ASSEDIC-ANPE oblige).
L'ANPE ne peut pas me renseigner tant que je ne suis pas "inscrit" aux ASSEDIC ; je ne peux pas m'inscrire tant que je ne suis pas demandeur d'emploi. Je suis donc obligé de quitter mon employeur sans savoir officiellement si je vais avoir de quoi manger pendant un an.

Je viens de réflechir 30 secondes : ...non, je ne peux pas réfreiner deux petites anecdotes que l'on peut sans doute lire sur beaucoup de blogs emplois. Je fais bref donc : ANPE, ouverture à 8H30, défilé à partir de 8H25 de tous les agents qui, l'un après l'autre dans le même rituel, ouvrent la porte, entrent et referment très vite derrière eux à clé, des fois qu'ils soient obligés de travailler 3 minutes plus tôt... (dédicace à Mickaël).

Les ASSEDIC, pas mieux, comme ils sont à deux pâtés de maison de mon boulot, j'y suis passé à 13H15, pas avant cette fois ! Arrivé là, un agent d'accueil qui m'explique qu'il faut un rendez-vous, mais qu'on peut s'inscrire en ligne.
"Et juste pour un renseignement ?
- Le 3949, et une cabine téléphonique dans le hall."
Surréaliste, non ? Vous êtes dans le hall, et vous appelez au téléphone le type qui est dans le bureau juste derrière le mur en placoplâtre... A leur décharge, un site bien fait et des renseignements précis au téléphone : merci Mme. 3949 !!! Et oui, l'homme invisible est marié et ce jour là, je suis tombé sur Madame.

Résultat de tout ça, quand même, il va falloir que je demande à Maman Oursin une RUPTURE CONVENTIONNELLE, ce qui change tout en terme de délais : plus question de partir le vendredi 17 octobre pour commencer le 20. Congès Payés à solder avant de partir, plus de préavis, mais un délai de rétractation, et un autre d'homologation... et dire que mon remplaçant n'est toujours pas recruté...

Texte officiel : Pôle actualités sur www.assedic.fr
A la signature de la convention de rupture, l’employeur et le salarié disposent d'un délai de 15 jours calendaires de rétractation. Une fois ce délai passé, la demande d'homologation et un exemplaire de la convention sont transmis à la Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (DDTEFP) qui dispose d'un délai de 15 jours ouvrables pour se prononcer. L'absence de réponse dans ce délai vaut homologation.

La date de rupture du contrat de travail intervient au plus tôt le lendemain de ladite homologation.




Et pendant ce temps là, M. Hulot ?Vac's M. HULOT
Il est en vacances...

























à côté de St Nazaire.

vendredi 15 août 2008

Chers Environnés, tout se complique

Il y avait dans mon aventure (de reconversion) TROIS étapes majeures à franchir :

1) Etre admis à l'école (le CESI),
2) Obtenir l'autorisation d'absence de mon employeur actuel, et enfin
3) Décrocher le financement de cette formation par l'organisme de type FONGECIF.

Les deux premières ont été franchies, pour la troisième,

Nous regrettons de vous informer que le financement de votre dossier a été refusé par la commission de gestion du CIF.


Je ne baisse pas les bras, ma reconversion va se faire, ça va juste être un peu plus compliqué.

Tracassin L'espoir est toujours vainqueur du tracassin.

Propos recueillis par André Malraux dans Les Chênes qu'on abat (1971) Citations de Charles de Gaulle

Alors, voilà... une nouvelle bataille s'engage : la recherche de financement est lancée, car il ne s'agit bien là que d'argent et sur le fond, le projet reste entier comme ma motivation à sauver la planète...

Pour la planète, c'est une blague. Irréductible Optimiste, par opposition au milieu qui a plutôt des tendances catastrophistes..., je reste motivé à 100% pour mon projet (reconversion et QSE) qui a bien 2 objectifs.

Et c'est là que le "Tracassin des Environnés" illustre bien mes propos : à cause du côté "Tracassin" et du côté "Environnés" ; je m'explique...

Synonymes de tracassin, nous trouvons 2 mots : 'bougeotte' et 'tourment'. (*)

  1. Je vais commencer par 'tourment' car effectivement dans le milieu des écolos en sandales, on bascule très vite de l'Utopie, charmante petite île, à l'alarmisme (dû sans aucun doute à de bonnes intentions mais dépassées par une envie trop forte et parfois désordonnée de vouloir faire bouger les choses).

Effectivement le livre précité, date de 1978, et cet alarmisme était doublé d'une incompréhension certaine, de ceux qui n'étaient pas encore des 'Environnés' (c'est-à-dire conscients de vivre dans un environnement, comme un 'administré' est pour le maire, l'ensemble de ceux qui vivent sous les dispositions de son administration.) Vous et moi, sommes des administrés, sans parfois le vouloir, et des 'environnés', sans parfois le savoir (Cf. la prose de M. JOURDIN).

Aujourd'hui, grace à des signes fortsgrenelle, précédés d'une tendance de fond "durable", l'alarmisme fait un peu de place à l'optimisme et c'est là que j'y trouve ma place : quand les petites graines des 'écolos en sandales' commencent à germer dans la tête des 'décideurs en cravate'.
Voici donc expliqué, mon orientation QSE avec un tout petit historique sur l'environnement : aujourd'hui le sujet est mature, suffisament pour y trouver ma place et pouvoir y mener des actions efficaces et conformes avec mes convictions pragmatiques : mon principe de réalité, m'empèche de me lancer dans une cause perdue à l'avance. Ce qui sauve l'idée QSE et qui a longtemps perdu l'idéologie écologiste, c'est justement ce principe de réalité qui rend indissociable "Respect de l'Environnement", "Equité Sociale" et "Efficacité Economique" : l'efficacité économique étant le prérequis à tout le reste afin d'assurer la pérénité de l'entreprise (sa durabilité).

2. 'Reconversion', 'bougeotte', vous aurez de vous même fait le lien, il s'agit là d'évoluer pour ne pas stagner et finir par périmer. On parle là d'altération de la qualification professionnelle, autrement dit : "Quand le vélo y s'arrête, y tombe !"beau velo neuf...même celui-là. Le changement permet de rester ouvert, et donc de continuer à progresser, en se remettant en question par exemple, et en s'enrichissant de chaque expérience que l'on prend avec plus de recul quand elles sont multiples. La richesse culturelle qu'apporte la mobilité, n'exige pas forcément une expatriation à l'autre bout du monde, il suffit de changer de secteur d'activité, de fonction (même parfois en interne), ou d'environnement de travail... D'environnement justement : la boucle est bouclée dans cet ...environnement circulaire...

(*) source : le CNRTL, CNRTL

dimanche 10 août 2008

Mes rapports avec DD

C'est quand même un gros avantage du secteur, les entreprises communiquent plus volontiers sur leur Développement Durable que sur leur politique RH (par exemple).

Et donc pour nombre d'entreprises et de groupes surtout, le "Rapport Développement Durable" est publié sur internet : ce qui facilite de beaucoup la préparation des entretiens.

Ah oui, je suis en pleine recherche de stage pour février...

Cher lecteur, chers environnés, bonjour.

Je m'y prends tôt ? C'est un peu ce que je me disais en envoyant mes premières candidatures. Mais pour l'instant sur 3 envois, j'ai eu 2 convocations pour entretien, dont un que je viens de passer. Pas mal, non (pour un mois d'Août) ?

3 candidatures : 3 secteurs d'activités, 3 fonctions différentes : pour l'instant je découvre le marché (enfin presque)...

QM2 un poste en qualité dans l'industrie

timbre

un poste en environnement dans les services




annuaire ecoconstruction




un poste en sécurité dans le bâtiment.









Mon premier entretien, "de reconversion" va-t-on dire, s'est plutôt bien passé.
C'est l'entreprise industrielle qui m'a contacté d'abord, fin juillet pour fixer RdV fin Août directement avec le responsable de service (Responsable qualité), mais c'est l'entreprise de BTP que j'ai rencontré en premier.
En effet, j'ai eu, pour des raisons professionnelles, à appeler le DRH et à la fin de notre conversation ; j'ai abordé l'autre sujet en me présentant à nouveau, mais en tant que candidat cette fois :
Mais oui, vous entrez au CESI ? J'allais justement vous appeler !
C'est lui qui est venu me voir pour un entretien, 2 jours plus tard, hasard de calendrier.

On a parlé Sécurité sur les chantiers, mais on est très vite parti sur un poste plus généraliste QSE pour lequel il me pressentait plus naturellement.
On a surtout parlé de leur implication sur le sujet et sur les résultats des actions déjà mises en place, justement en partant des indicateurs issus de leur "Rapport Développement Durable" que j'avais emmené avec moi.

Du coup, on a été très factuel, on est allé à l'essentiel et on a pu échanger sur les projets et sur l'ampleur de ce qu'il reste à faire... : entretien très encourageant, on a discuté entre professionnels, autour de chiffres et d'actions, plutôt qu'autour d'un CV... (On a parlé plus d'avenir que de passé...)

__

Mes rapports avec DD ?
Le Rapport DD : C'est mon ami, trouvé sur internet !

__

On a également parlé de l'image extérieure de l'entreprise, mais l'intérêt était plus clairement pour lui d'améliorer sa communication RH, dans un esprit Qualité.
L'échange a été réel, et même au delà de l'image "extérieure" puisque j'avais, au préalable, rencontré des anciens salariés du groupes... pour me renseigner sur les valeurs affichées et leur réalité sur le terrain. (réalité plutôt conforme, mais avec des travers reconnus et expliqués par le DRH que j'avais en face de moi).

Une seule inquiétude : l'avenir du BTP, qui a déjà vécu des crises, qui a été une valeur refuge ces dernières années, et qui a surtout beaucoup recruté... Un service QSE comptant déjà 8 personnes pour 800 salariés : ENORME !

jeudi 7 août 2008

Lettre de non-démission

Maman Oursin, a quand même essayé une dernière entourloupe à sa manière... Je lui ai fait une belle lettre...

Ma direction se dit contente pour moi et me "félicite" pour mon projet, mais semble bien embétée pour réorganiser l'équipe. Il y a eu, en effet, des dégâts colatéraux.

A déplorer principalement une victime : on l'appelera "B junior", encore en période d'essai chez nous sur une autre fonction plus noble (c'est à dire commerciale : nous, au recrutement, on est à la production...).

Donc, le lendemain de l'annonce (en comité restreint) de mon départ, elle viens vers moi et me dit tout bas : "il faut que je te parle de quelquechose", et elle me laisse comme ça jusqu'au début de l'après-midi.

C'est moi qui reviens vers elle, pour qu'elle m'annonce son envie de postuler à mon remplacement : passer sur mes fonctions pour avoir moins de pression (ses objectifs commerciaux avaient été véritablement ambitieux).viré

L'idée était bonne ; ils ont attendu le dernier jour de sa période d'essai pour la remercier définitivement.

L'histoire se termine bien pour elle puisqu'elle a réussi à mener son projet ailleurs, elle est bien aujourd'hui sur des fonctions recrutement en entreprise, et elle recrute des commerciaux (!).



2ème conséquence plus dramatique cette fois :

Petit Soldat  devient  Petit Chef

il va vraiment être temps que je me sorte de là !!! ; prise d'effet au 1er septembre

Maman Oursin, a quand même essayé une dernière entourloupe à sa manière, en essayant de me faire croire qu'elle ne pouvait pas commencer à rechercher mon remplaçant avant d'être sûre que je ne revienne pas.
Elle m'a donc demandé, comme je vous le disais lors du précédent billet, de lui rédiger rapidement ("je pars dans 20 minutes, alors si tu pouvais me la faire tout de suite..." : histoire que je n'aie pas trop de temps pour réfléchir), une lettre de démission, datée d'Octobre 2009 (moins le préavis).

Je lui ai fait une belle lettre... sur un beau papier à entête de la boite* :

Journal

Madame,

je viens par la présente vous informer qu'à l'issue de mon Congès Individuel de Formation, je chercherai un poste d'Ingénieur Qualité/Sécurité/Environnement, et ce dès le 18 Octobre 2009 (Dix Huit Octobre Deux Mille Neuf) que ce soit au sein du groupe ou en externe.

Vous pouvez en conséquence ouvrir au recrutement le poste de CHARGE DE RECRUTEMENT au sein de l'agence.

Après une première remarque sur ma "belle écriture", elle a lu, et n'a pas dû apprécier ma littérature, puisqu'elle est partie apparemment déçue, au vu de sa tête...
...épineuse.


* astuce pour plus tard (pour vous peut-être) : une vraie lettre de démission ne doit pas être faite sur papier à entête pour bien montrer qu'elle n'à pas été faite sous influence de l'employeur.

dimanche 3 août 2008

DIF ou le droit sans devoir...

Je ne veux pas dire qu'on peut aujourd'hui se former sans avoir à faire ses devoirs le soir... comme au bon vieux temps des bancs de l'école.

Je veux bien parler du DIF (Droit Individuel à la Formation), qui est un DROIT pour le salarié, comme l'indique le titre, mais qui n'est pas tout à fait un DEVOIR pour l'employeur qui peut simplement le refuser.

Il a pour ça 2 motifs qui lui sont offerts par la loi et qu'il peut utiliser :

- soit tous les salariés demandent à bénéficier de leur DIF en même temps,

- soit la période pendant laquelle il est demandé d'effectuer la formation n'est pas compatible avec la période d'activité de l'entreprise.

Face au refus de l’employeur, le salarié ne dispose d’aucun recours sauf celui de réitérer sa demande ultérieurement

C'est ce deuxième motif qui a été invoqué fin juin, lorsque que j'ai demandé à effectuer une formation en Anglais avant mon départ pour le CIF (Congès Individuel de formation) en Octobre, pour augmenter mon employabilité au sortir de mon Mastère. Mon employeur, prévenu 5 mois à l'avance de mon départ ne pourrait pas s'organiser pour continuer sans moi pendant ces 80 heures de formation :
croissance Serais-je à ce point indispensable à la bonne marche d'une entreprise de plusieurs centaines de salariés ?



Bref, pour moi, c'est un motif qui n'est pas recevable au regard des 7 ans passés au service d'une entreprise dans laquelle je me suis réellement investi, d'autant que le recrutement de mon remplaçant était déjà lancé (et aujourd'hui finalisé). Mais au vu des questions posées par "Maman Oursin", je sais bien ce qui les freine à m'accorder ce droit.Euro

Qui paie la formation, budget formation ou compte d'exploitation de l'agence ?

Le nouveau, je pensais le faire commencer à la mi-octobre... il va me falloir payer deux salaires !

Il n'y avait donc pas de doublon prévu... Déjà, qu'elle a essayé de ma faire signer une lettre de démission à prise d'effet au 16 Octobre 2009 ...

Voici pour l'instant, grace au Prince d'Oman qui a bien voulu jouer au médiateur, ce qui m'a été proposé pour ne pas rester sur une situation de blocage : mon DIF va être accepté, mais à condition que je l'effectue à la fin de mon CIF, c'est à dire en octobre 2009, "puisque de toute façon, maintenant, il est trop tard parce que tout le monde est parti en vacances".
Solution qui ne me satisfait pas, puisque je vais avoir un stage à effectuer dès février et que dès lors, l'anglais pourrait faire la différence pour la recherche de stage ; même si une formation de 80 heures ne va pas me rendre bilingue en partant du "haut du panier du niveau pré-intermédiaire" (expression du centre de formation qui a testé mon niveau : cette expression pourrait à elle seule mériter un nouveau billet sur ce blog, mais elle était habillée d'un si charmant accent de je ne sais où... ).

mercredi 2 juillet 2008

Tapis Rouge sous mon projet : même le gouvernement veut m'aider

Le Gouvernement souhaite que les entreprises françaises soient les plus performantes sur les marchés des technologies environnementales

Référence : Actualité rédigée par Net-iris - Thème Commercial & Sociétés - Publié le mercredi 25 juin 2008

Tapis rouge

Conscient que le développement des technologies respectueuses de l'environnement et leur exportation est le moyen de permettre aux entreprises françaises d'être compétitives sur un marché qui n'en est qu'à ses prémices, le secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie et de la consommation, Luc Chatel annonce en partenariat avec Jean-Louis Borloo, le ministre du développement durable, le lancement d'un Comité stratégique des industries vertes. Répondant favorablement à la proposition de la Fédération des industries électriques électroniques et de communication (Fieec), le secrétaire d'Etat entend centrer les efforts sur les marchés du développement durable, l'efficacité énergétique des bâtiments, l'écoconception des produits, la sécurité (du territoire, des réseaux des personnes et des biens), et l'e-santé. Le Comité, dont la date de création n'a pas encore été arrêtée, s'attachera à développer des filières proposant des offres compétitives sur les marchés en question, peut-on lire dans un communiqué du ministère. Notons que le rapport intitulé "La stratégie industrielle pour les marchés du futur" réalisé par la Fédération des industries électriques électroniques et de communication (Fieec) contient une vingtaine de propositions. Il conclut que "les enjeux de société auxquels nous devons faire face (réchauffement climatique, sécurité globale, santé, etc) et la mondialisation, sont des opportunités pour notre économie" puisqu'ils peuvent "générer de la croissance, de l'emploi et du bien-être pour nos concitoyens". Il ajoute que "produire en France et viser le marché mondial, doit se faire avec pragmatisme, en intégrant les contraintes et opportunités de la mondialisation, en sachant construire des usines à l'étranger tout en positionnant celles en France sur les produits à forte valeur ajoutée".

mercredi 11 juin 2008

R(H+Q)SE=RSE : vers l'ISO 26000

Voici ma botte secrète : la formule magique R(H+Q)SE=RSEcertif AFNOR Ma double compétence qui va vers la Responsabilité Sociétale.

Une réunion est organisée par l'AFNOR sur le sujet à 6km de chez moi, et a pour vocation de réunir les entreprises impliquées sur le sujet : j'en serai... (J'ai mon carton !)

http://www.scribd.com/doc/3328861/I...

Réseautage à fond, on rentre enfin dans le concret.

Peut-être même, pourrais-je me mettre à réver de faire mon stage au sein de la Délégation Régionale de l'AFNOR pour participer à la consultation en local (recenser les acteurs locaux qui pourraient se sentir concerner, les rencontrer : faire des entretiens pour savoir ce qu'ils peuvent attendre ou apporter à cette nouvelle norme...)

Il faut que je me renseigne aussi sur le SMI (Système Management Intégré) qui regroupe toutes les normes (ISO 9001, 14001, OHSAS 18000...) : ça me semble aller dans le même sens.

Feuille-planete AFNOR Les promesses de l'AFNOR quand à la participation à la plate forme Régionale :

  • ''Anticiper les évolutions de la société et bénéficier des réflexions internationales sur le sujet RSE,
  • Effectuer une veille sur les bonnes pratiques et l’approche de la RSE,
  • Intégrer un réseau régional d’organismes engagés dans des démarches et réflexions sur la prise en compte du développement durable dans leur stratégie et dans leurs pratiques,
  • Partager et valoriser des bonnes pratiques, prendre en compte très en amont les futures recommandations de la norme ISO 26000,
  • Etre au niveau local un acteur actif du système de normalisation en exprimant un avis sur le futur contenu de l’ISO 26000.''

dimanche 8 juin 2008

Le Prince d'Oman, Maman Oursin, le Petit Soldat et les dinausores...

J'ai une histoire à vous raconter :

Non... , pas encore...

J'ai quelques documents à faire signer d'abord, et des vérifications à faire pour étayer de quelques chiffres peut-être.ékler

Ma réflexion est en chantier pour trouver la cerise à mettre sur le gâteau.

reflexion.jpgPour ceux qui ont suivi, vous l'aurez constaté, j'ai repris mon anonymat.

Histoire de...

dimanche 1 juin 2008

Révelation

Ca y est je peux faire mon "comming out" en avant première sur ce blog, je dévoile demain à mes collègues l'étendue de mes projets.

En effet, j'ai eu l'agréable surprise hier de recevoir ce message que je n'attendais que lundi :

Logo_CESI.jpg''"Suite à la décision du Jury de Sélection de l'Ecole qui s'est réuni le 29/05/08, nous avons le plaisir de vous informer que vous êtes admis à suivre le Mastère Spécialisé en Management de la Qualité, de la Sécurité et de l'Environnement . L’entrée en formation se fera le 20 octobre prochain."''

La surprise a été plus sur la date que sur la décision puisqu'au sortir de l'entretien, le responsable de la formation avait su me rassurer sur mes chances d'intégrer le cercle des "Mastériens".

Ca y est donc, la course est lancée : - demande de Congès Individuel de Formation auprès de mon employeur, - demande de faire valoir de mes Droits à la Formation Individuelle (80h acquises que je vais mettre à profit pour réveiller l'anglais qui sommeille en moi d'un sommeil profond), - recherche d'une entreprise pour le stage de fin de formation... déjà ! (vous allez pouvoir enfin découvrir mon CV et donc mon identité en pièce jointe) - recherche d'un logement sur place (double frais pendant six mois) et donc - recherche de subventions (conseil général, conseil régional, des sponsors peut-être si vous me lisez...)

Bon,il faut que j'y aille, je vous tiens au courant.

samedi 24 mai 2008

Double Compétence RH / QSE vers la gestion sociale durable

Voici livré en substance le contenu de l'entretien préalable à l'étude de ma candidature par la commission d'entrée du CESI de St Nazaire : Mastère de Management QSE.

socio écolo

  • Quels sont d'après vous les points les plus importants acquis durant votre expérience professionnelle ou extra-professionnelle ?

Les fils conducteurs de ma carrière auront été la relation humaine et le sens du service centrés sur la satisfaction client : j’ai formé d’abord (l’élève au centre du dispositif), ceux que j’ai recruté ensuite (le candidat de plus en plus exigent étant à choyer au vu de la pénurie de main d’œuvre sur les compétences pointues). La qualité, je l’applique déjà, en tant qu’utilisateur des procédures mises en place (processus, traçabilité et reporting) au sein d’une entreprise certifiée ISO 9001. J’ai déjà acquis et éprouvé les techniques de la pédagogie, utile en QSE pour sensibiliser et impliquer les différents interlocuteurs en sachant à chaque fois adapter son discours, démontrer leur intérêt dans la démarche qualité, combattre les réticences au changement… Mon expérience plus personnelle (domestique), m’aura appris que l’écologie doit coexister avec l’économie (si elle a un coût, elle risque de rester une belle utopie remise à plus tard ou bonne pour les autres ; si elle réduit la facture, elle sera immédiatement adoptée comme règle de vie). Ce principe de réalité se transposera à l’entreprise par la justification et l’argumentation en terme de retour sur investissement qu’il soit financier ou humain.

  • Quelles sont vos motivations pour vous présenter à ce Mastère Spécialisé ?

Après avoir reçu en entretien de recrutement plusieurs diplômés du CESI, j’ai perçu, au delà des compétences précises, la richesse de la formation qui favorise les échanges entre mastériens, ceux-ci apportant chacun leurs expériences, leurs envies, leurs attentes, ce qui dynamise l’ensemble du groupe par une émulation positive. La bonne réputation du CESI que j’ai pu vérifier à plusieurs reprises, ne me semble donc pas galvaudée et reste un argument de « vente » quand j’ai à présenter un candidat issu de votre établissement. Bien au delà des besoins grandissants en compétences Sécurité / Environnement, le choix du Mastère Management QSE tient à la position transversale des fonctions Qualité, son fonctionnement en mode projet et la nécessité à travailler avec l’ensemble des services de l’entreprise (du BE à la Production, des Achats au Contrôle de Gestion, des RH à la Maintenance), : nécessité à rassembler, à fédérer autour d’un sujet, et à convaincre.




  • Quelles sont vos principales qualités professionnelles qui vous permettront de suivre cette formation ?

Ecoute, curiosité, ouverture d’esprit, esprit d’analyse et de synthèse sont autant de qualités mises au service de l’investigation mise au service du recrutement, comme il est nécessaire d’auditer des processus ou d’évaluer des pratiques avant toute recherche de solution. Pédagogie, diplômatie, conviction permettent sans perdre de vue son objectif de monter des plans d’actions efficaces et concertés ; j’ai toujours eu cette culture à la fois de l’objectif et du sens du service. Bon sens, conscience professionnelle, esprit technique et cartésien, sont autant de points qui appuient ma crédibilité : je ne m’avance que sur ce que maîtrise et il n’y a jamais de promesse, de mauvaise surprise ou de déception.

  • Pensez-vous que cette formation puisse vous faire évoluer, et en quoi ?

Cette formation va m’apporter tous les « outils » qualité, et me permettre de formaliser ma démarche. J’ai envie de mettre en place, de gérer des projets, d’améliorer des processus et de faire vivre cet état d’esprit (ou ce Système Management) Qualité ; il me manque aujourd’hui la méthodologie, le vocabulaire, la connaissance des pièges à éviter (fixer les priorités, éviter la surqualité, évaluer les coûts…). J’entends parler au quotidien d’AMDEC, de SPC, de PDCA, des 5S, des 6s, des arbres des causes, arbres de défaillance… autant d’instruments que je maîtrise pas aujourd’hui, n’ayant comme seul outil que ma conviction.

  • Quel type de financement envisagez-vous ?

Un dossier a déjà été demandé dans le cadre du CIF. Nous évoquerons ensemble d’autres possibilités de financement : - conseil général - conseil régional et j’envisage la recherche d’une entreprise acceptant de me recruter en stage dans un premier temps et participant à la prise en charge du coût pédagogique.

  • Comment voyez-vous votre progression de carrière ?

Je me vois plus facilement entrer dans une équipe Qualité ou QSE déjà formée dans une grande entreprise en tant qu’ingénieur Qualité ou QSE, plutôt qu’intégrer une PME comme Responsable Qualité ou QSE et où il y aurait tout à mettre en place, et rester le seul interlocuteur sur la fonction. Ce sont les opportunités de carrières (et le choix s’affinera au cours de la formation, puisque j’ai encore beaucoup à découvrir sur le domaine), qui m’orienteront vers la Qualité Produit ou Projet, Qualité Client ou Fournisseur, étant pour l’instant plus proche de l’animation d’un système qualité que du contrôle qualité. A terme, je peux imaginer après quelques années en Qualité Fournisseur glisser vers des fonction Achats, ou en restant dans le secteur des services, devenir Auditeur… …ou pourquoi pas en jouant sur la double compétences Qualité / RH, faire de la gestion équitable du capital humain. (Les fonctions HSE ont longtemps été dévolues aux Ressources Humaines via le CHSCT et les sujets d’actualités ne manquent pas quand on parle de TMS, de stress des cadres... On parle par ailleurs de plus en plus de RSE : Responsabilité Sociale des Entreprises qui s'inscrit à 100% dans l'état d'esprit Développement Durable)

En quoi cette formation vous permettra t-elle d’arriver à atteindre votre projet professionnel ?

Cette formation m’est indispensable puisque je suis dans une démarche de reconversion : J’ai une formation technique que je n’ai jamais réellement utilisée sinon par cette « culture technique » qui m’a toujours permis de dialoguer avec tout le monde. Je me vois aujourd’hui comme un généraliste et j’ai besoin de me spécialiser dans la Qualité pour revenir sur une fonction technique en entreprise. Le volet Sécurité / Environnement est le plus qui donne une vision globale des enjeux d’aujourd’hui, il serait abhérent de s’investir en qualité sans aborder ces sujets qui deviennent incontournables. Les entreprises n’y sont pas toutes encore prêtes alors que la qualité est bien présente partout : à nous d’entrer par la porte Qualité avec le bagage Sécurité / Environnement comme Cheval de Troie.



PRESENTATION PERSONNELLE COMPLEMENTAIRE

  • Si vous jugez utile et pertinent de rajouter des éléments personnels à votre dossier de sélection, vous pouvez les consigner ci-après.

J’ai beaucoup recruté de techniciens (animateurs, coordinateurs…) et ingénieurs Qualité (et par raccourci QSE ou HSE) et ce dans tous les secteurs d’activité ; c’est pour moi une des forces de ce métier : les qualiticiens, (comme les comptables ou les informaticiens) ont leur place partout, autant dans l’industrie que dans le BTP ou les services. Tous m’ont décrit leur métier avec la même passion.

Je m’inscrit bien dans cette démarche (historique de la Qualité) d’amélioration continue, de rentabilité et donc de pérennité de l’entreprise, et non dans cette utopie de l’Environnement comme nouvel Eldorado. Je garde une sensibilité Sécurité du fait de mon parcours RH. Maintenant, l’imbrication des trois périmètres QSE est telle que ces trois sujets sont loin d’être épuisés (pris indépendamment et collectivement) et le challenge à relever reste entier.

Illustration :

http://mag2.webpublication.fr/v2/indexPop.jsp?id=NEOPLANETE/magazine2|fr (page 21 : interview de Pierre SIMON Président de la CCI de Paris sur l'environnement et la gestion équitable du capital humain : autres manières d'estimer la pérenité et la rentabilité des PME)

http://radiofrance-podcast.net/podcast/rss_10006.xml

lundi 19 mai 2008

Bilan de Compèt...

Arriver premier à un concours ...de circonstances.

Dégoûté, un peu, par mes Errances et Damnations, je décide de me lancer dans une démarche de Bilan de Compétence. Je contacte l'organisme financeur, qui me donne son accord et me laisse le choix du centre en me conseillant d'en rencontrer plusieurs. Je prends mes rendez-vous, rencontre le premier, très bien (il se trouve que j'avais connu la consultante dans ses précédentes fonctions, elle m'envoyait des candidats dans le cadre d'une cellule de reclassement : c'est celui-là qui sera retenu). Je rencontre le deuxième très nul, ou la veille intervenante m'explique ce qu'elle ne fera pas pour moi, et la troisième entrevue tarde un peu à trouver date et se fixe un mois plus tard.

Pas pressé mais impatient, ma reflexion ne s'arrête pas là en attendant et je continue à murir mon projet tout seul, contacte des professionnels, des centres de formations... tant et si bien que me troisième "consultante psychologue" que je finis enfin par rencontrer me dit : "En fait, d'après tout ce que vous me dites, votre bilan : il est fait ; qu'est-ce que vous attendez de moi ?"

Par curiosité, je décide de le faire quand même, pour valider ma réflexion et obtenir des arguments supplémentaires afin d'avoir un dossier "béton" pour être admis dans l'école que je vise aujourd'hui pour ma reconversion. Je recontacte ainsi ma première interlocutrice pour fixer le calendrier de nos séances de travail, ce qui est fait : début = 26 mai, fin = 28 juillet.

Seulement, l'école me recontacte afin de me proposer une réunion d'information samedi dernier (17 mai), ce que j'accepte avec un enthousiasme qui me pousse à solliciter un entretien individuel au sortir de celle-ci. Ils m'envoient un dossier de candidature, que je remets samedi à l'issue de l'entretien pour passage en commission fin mai : réponse le 2 juin pour une rentrée en octobre, avec déjà un avis favorable du directeur de la formation que j'ai rencontré. Une seule petite amertume : annuler les séances de coatching avec ma charmante et très professionnelle consultante en bilan. Que mes excuses arrivent auprès d'elle.

A cause d'un délai administratif entre la prise de décision et début du bilan imposé par la loi :

Le bilan de compétence n'a pas commencé que la compétition est finie, mon projet est tout tracé, et me voilà reboosté comme jamais : départ pour une nouvelle carrière d'ingénieur...QSE.

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Errances et damnation

Bien faché fin Août, j'avais envoyé un CV à un groupe industriel d'agro-fourniture le 26 Août 2007, voici le message qu'ils me renvoient le 25 Octobre 2007. (Je n'avais déjà pas une bonne opinion d'eux, voilà qui conforte mon avis : 50 jours pour recruter... et ils annoncent la couleur, en partant avec 2 mois de retard exactement sur leur planning déjà long !)

"A compter de la parution d'une annonce (J), notre processus de recrutement se déroule généralement en 4 étapes :
- réception et sélection des candidatures (J+1 à J+21)
- conduite des 1ers entretiens (J+15 à J+35)
- constitution d'une liste finale et conduite des deuxièmes
- entretiens ( J+30 à J+40)
- sélection du candidat final (J+50)

Nous allons maintenant prendre le temps d'étudier avec soin votre candidature et votre expérience professionnelle au regard du poste que nous proposons.

Si vous ne recevez pas de nouvelles de notre part sous 30 Jours, considérez..."

Je n'ai effectivement jamais eu de réponse, mais en février dernier, un cabinet de chasseurs de têtes parisien m'appelle, pour ce poste que je reconnais au bout de quinze secondes. Je leur fait un topo sur leur client qu'ils ne connaissent pas plus que de nom : depuis quand ils recherchent, leur réputation sur la région pour finir par leur souhaiter bon courage et de ne pas continuer à chercher en local, la source étant déjà tarie.

Tout Tracé Mêmes déboires avec un certain distributeur de matériaux qui recherche toujours son Adjoint RH Recrutement : je les ai rencontré en septembre dernier,suite à une cooptation par un de leur salarié, ma candidature a longtemps été "ni retenue, ni écartée"... Après diverses relances, voilà enfin une réponse qui me parvint en décembre :

"Je comptais effectivement vous appeler cette semaine, mais suis en déplacement depuis le début de la semaine. J'ai effectivement finalisé le recrutement (la semaine dernière) sur une des deux candidates que j'avais, et ne vais donc pas donner suite à votre candidature. Je tiens à vous présenter toutes mes excuses pour cette réponse très tardive, due à une décision qui a incontestablement tardé. En vous remerciant pour tout l'intérêt que vous avez porté à xxx, je vous souhaite une bonne continuation."

Deux semaines après cette réponse, une annonce reparaissait sur internet (un site que vous connaissez bien et qui fonctionne par régions) via une agence de recrutement. Je rappelle mon interlocutrice, en janvier donc, qui me sort après un certain temps de reflexion : "Je n'ai plus tout votre dossier en tête mais je n'ai pas ressenti en vous capacité à aller à l'essenciel" Le poste est toujours vacant à ce jour, et j'ai su par une de mes connaissance qu'un de ses collègue avait été reçu pour le même poste avant l'été 2007.

Sans regret, le destin n'a pas voulu me donner ces postes, et il a sans doute été guidé par ma bonne étoile...

dimanche 17 juin 2007

Projet "EqLoSe" ou l'idée d'une reconversion

A force de tourner en rond, il se pourrait que la force centrifuge commence à me donner des ailes et me donner des envies de voir ailleurs… hors de la sphère du recrutement, hors du statut de salarié : me voici donc « porteur de projet » pour créer mon entreprise.

L’idée de départ : une double difficulté 1- le logement étudiant et la pression immobilière et 2- le vieillissement de la population et le désir de maintien à domicile des personnes isolées.

Les points d’appui : Se lancer dans le service aux personnes, en s’appuyant sur mon expérience du service aux entreprises (on peut comparer les cabinets de recrutements à des agences matrimoniales ou immobilières : le principe est de trouver une adéquation entre deux besoins qui peuvent se répondre).

Le concept : EqLoSe, c’est Equilibre Logement-Service : Le/la senior loge l’étudiant(e) en échange d’un service, qui peut-être gradué de la seule présence, au partage des repas, se faire accompagner pour faire les courses, des sorties, faire des activités ensembles…

Le mode de rémunération : pour être viable l’entreprise doit se trouver un mode de facturation : 3 formules de cotisations mensuelles pourraient être proposées.

1) Equilibre : le senior et l’étudiant, paient à part égale, la mise en relation (sélection (recrutement…) des logés et des logeurs), le suivi (garantie du respect des engagements mutuels, médiation en cas de litige…)

2) Logement : le senior propose le logement en n’attendant qu’une présence pour ne pas être seul(e) en semaine : l’étudiant paie la totalité de la cotisation (qui restera bien moins chère qu’un loyer).

3) Service : le senior attend un maximum de services (limités pour ne pas tomber dans le travail dissimulé (pas de tâche ménagère l’objectif principal étant de rompre la solitude, et pour ne pas entraver le bon déroulement des études du logé) et c’est lui qui prend en charge la totalité de la cotisation.

Voici donc les grands principes de l’activité que j’ai pensé créer, mais…

…mais, ce genre d’activité existe déjà : des associations on déjà essayé de recréer ce lien « intergénérationnel », et toute la difficulté réside dans la réticence des personnes isolées à ouvrir leur porte et à faire confiance, au delà même du souci de rentabilité (les associations ne cherchent pas à en tirer de profits), la mise en place du réseau est très longue et difficile.

…et il va falloir que j’en vive rapidement : Il faut que je trouve autre-chose…

travaux.gif Toute bonne idée ou conseil seront bienvenus.travaux.gif

Parce que j'ai tout lu sur <www.apce.com>, mais je me retrouve aujourd'hui

« porteur de projet » ...sans projet.

jeudi 17 mai 2007

Face à face fatal ou l'entretien préventif : la révision des 15000km

Arrivé avec un esprit serein dans le cabinet de recrutement (ça n'aurait peut-être pas été le cas face à l'employeur final de la même manière), j'ai trouvé l'accueil relativement professionnel, quoique... le chargé de recrutement était quelque peu en retard, et la salle d'attente avec vue sur l'hotesse d'accueil-standardiste pouvait manquer de confidentialité puisqu'on pouvait entendre déjà des demies conversations...

Voici donc mon interlocuteur qui arrive une malette à la main et son excuse sous le bras, ...fermons la parenthèse et ouvrons la porte pour entrer... dans le vif du sujet, et dans la salle d'entretien.

Je commence donc par me présenter : une formation qui me destinait à... mais un professeur passionné m'a transmis l'envie de... d'où les six premières années de ma carrière puis une évolution avec une certaine logique de continuité, grace à un fil conducteur, vers le recrutement que j'exerce encore aujourd'hui au sein de... Et pour rompre assez rapidement le monologue, je lui demande s'il connaît l'entreprise au sein de laquel je travaille : pour savoir s'il faut que j'en décrive l'activité et les spécificités ; et là il me répond qu'effectivement il la connaît pour y avoir postulé lui-même avant d'entrer dans ce cabinet.

Et voilà :

En une seule phrase, il a réussi à se décrédibiliser d'un seul coup :

- à vouloir faire le fier (du genre, oui, oui, je connais) au lieu d'être à l'écoute et de me laisser en donner ma vision (c'est important de savoir comment un candidat sur le départ parle de son employeur actuel ; pour savoir pourquoi il souhaite partir par exemple...)
- en m'avouant implicitement qu'il n'a pas été retenu là où moi, j'exerce depuis X ans (et je n'écris pas en chiffres romains)
- en me démontrant qu'il n'est pas en poste depuis longtemps dans ce cabinet, puisque mon entreprise n'avait ouvert que tout récemment une antenne dans cette ville de l'ouest où il travaillait...

J'étais donc face à un petit jeune aux dents longues à qui j'ai donc dit tout ce qu'il voulait entendre puisque je m'étais renseigné (plus que lui) sur son client : l'entreprise qui, pour rappel, cherchait à recruter un Chargé de Recrutement que je suis.

J'ai donc ainsi écourté cette première phase de l'entretien pour mieux l'écouter sur le poste qu'il avait à me proposer: je devrais dire "à me vendre" puisque c'est là qu'il été, pour une deuxième fois, mauvais car mal renseigné.

Pour faire bref, il me vendait l'entreprise comme faisant partie d'un grand groupe, effectivement le groupe Suez avait injecté recemment des fonds pour la sauver de la faillite, mais du coup les salariés ne bénéficiaient pas des avantages du groupe (ce qui ne rendrait pas la tâche facile pour les recrutements à opérer pour eux).
J'avais lu par ailleurs, sur internet, que l'entreprise avec eu un prix pour son sens du service client, mais cette auréole se révélait en fait se mériter au détriment des salariés auxquels on demandait une très grande disponibilité, et donc au volume de recrutement annuel qui était annoncé sur des profils déjà pénuriques, il fallait ajouter un turn over de près de 70% (de l'effectif à renouveler par an) : l'art de l'éternel recommencement...
En bref, j'ai soulevé des questions qu'il ne s'était pas posées sur le "pourquoi" du poste, et le peu de réponses sur l'organisation, la structure et les perspectives de son client n'ont pas été très ENGAGEANTES (pour faire un vilain jeux de mots) : ce qui a eu pour effet de me faire décliner son offre dès mon retour chez moi. En conclusion, pour moi, ce n'était pas d'un Chargé de Recrutement dont ils avaient besoin mais vraiment d'un généraliste RH pour se pencher sur leur politique RH globale, et là, à mon avis l'entreprise encore familiale n'était pas prête à l'entendre.

En conclusion, bel exercice pour moi, qui m'a rassuré dans mon positionnement (par comparaison), la conclusion du test de personnalité a été que je me connaissais très bien, et que j'avais un regard lucide sur mon parcours et une ambition mesurée car réaliste... bien, bien, bien... et maintenant ?isolement

mardi 24 avril 2007

Appelez-moi CXU

Xavier-Charles aurait pu être mon prénom, et CXU mes initiales présentées à l'anglaise : avec le volant à gauche. Non, CXU ne veut simplement rien dire, mais y est rattachée une adresse mail qui, elle, est bien réelle, autant qu'elle puisse l'être : <cxu-788-wkb@tele2.fr>, c'est moi.

Tel est le prix : la complexité du camoufflage pour un chasseur voulant devenir proie.
Position équivoque, inconfortable et si peu enviable que je ne peux même pas mettre mon CVU (Curriculum Vitae Unique) en ligne sur RegionsJob, même avec l'option "Anonyme".

   De l'intérêt de se cacher :

"Vivons heureux, vivons cachés", n'est pas mon addage, surtout en ce printemps estival sur le marché de l'emploi : c'est chaud.
De l'intérêt de se cacher, nous pouvons donc débattre.
Se faire découvrir ainsi Curriculum au Vent par son employeur pourrait susciter chez lui interrogation sur notre désir de partir (écoute et remise en question de son management, de sa politique), et intérêt à nous retenir (propositions, reconnaissance).
Mais en ces temps modernes, il faut avoir le clic prudent, parce que le gentil chef avec sa souris sans fil, n'a pas peur de couper le cordon, et pourrait bien interprêter l'aventure comme une démotivation à la tâche ou une phase de doute, et n'aimant que les gens qui sont à 100% efficaces et sûrs d'eux, ne plus être attiré d'un coup par l'envie de collaborer à notre épanouissement professionnel.

Les JobBoard proposent au salarié de consommer de cet espoir d'ailleurs avec une efficacité accrue (cette surrenchère d'herbe plus verte ne les a pas attendu), du coup la pâture trop étroite est ouverte et 3 cas de figure se présentent (à présupposer que votre employeur requête sur son propre nom pour éviter les fuites) :
1- votre situation en interne est positivement reconsidérée ;
2- votre employeur vous chasse hors du nids, ou bien pour atteindre votre cible qu'est le "3-" il faut juste miser sur la rapidité du concurrent à vous chasser le premier et à vous capter au vol.

Dans le meilleur des cas (qui est la grande majeure partie), votre service RH n'a pas le temps de jouer à ça, et vous pouvez parader toutes plumes dehors, sauf quand vous êtes recruteurs et que ce sont vos collègues qui risquent de vous dire en sourçant : "CXU... : mais c'est toi ça !"

dimanche 22 avril 2007

Miroirs croisés

Recruteur moi-même, en poste actuellement mais en veille, l'objet de ce blog ne va pas être de tourner en rond ou autour du pot, mais bien de souligner la difficulté de certaines situations et la cocassité de certaines positions.reflexion.jpg

1- La première difficulté sera bien de se montrer en toute discretion : de se rendre visible de tous sauf de moi-même... visible par mes pairs, mais pas de mes collaborateurs qui recrutent et sont à l'affût de la moindre candidature intéressante : donc de la mienne !

2- Là, où la situation devient réellement amusante, c'est lorsqu'on arrive à décrocher un entretien : dernier exemple en date : moi, Chargé de Recrutement pour un préstataire en recrutement, candidat à un poste de Chargé de Recrutement pour une entreprise de service, face à un Chargé de Recrutement d'un cabinet de recrutement qui recrute pour son client.

D'après vous, qui juge qui ?

Le recruteur qui va rester professionnel jusqu'au bout ?
Le confrère qui écoute et se projette en se comparant, peut-être même de façon inconsciente d'ailleurs ?
Le petit frère, qui prend des notes pour plus tard ?
Le concurrent qui prend des infos sur l'employeur actuel (méthodes, business...) ?
Le candidat qui se renseigne sur le marché parce qu'il a peut-être lui aussi envie de voir ailleurs ?

En fait, c'est moi qui le juge et qui connait déjà ses questions par coeur surtout quand vient le moment du "test de personnalité"... ce sera le 3è point à aborder lors de notre prochain rendez-vous... pour entretien ...de ce blog.